Blazing War Machine, Destinity - 5 janvier 2007 - Le Poste à Galène, Marseille
Photos par Philippe
Une petite envie de me faire du mal m'a poussé ce soir-là vers le Poste à Galène, où j'avais pourtant déjà subi un Brain Dead Festival hautement domageable à mes oreilles. Bonne nouvelle à l'arrivée : j'ai raté les guests dont j'ignorais de toute façon la programmation. La salle est aux 2/3 pleine, pas si mal pour de la .../...
Une petite envie de me faire du mal m'a poussé ce soir-là vers le Poste à Galène, où j'avais pourtant déjà subi un Brain Dead Festival hautement domageable à mes oreilles. Bonne nouvelle à l'arrivée : j'ai raté les guests dont j'ignorais de toute façon la programmation. La salle est aux 2/3 pleine, pas si mal pour de la musique "pointue" dans ce genre.
Il faut dire que le groupe principal vient de Lyon et semble avoir amené pas mal de potes dans ses bagages. De mon côté je ne croise pas grand-monde de connu : ma serveuse préférée semble s'être fait la malle et même les 3 folles honteuses de Massilia's burning n'ont pas fait le déplacement... sans doute retenus au Dôme pour une soirée Abba Maniacs ?!
Blazing War Machine : power black (avec membres de Dagoba)
Le groupe débarque à 6, à grand renforts de fumigènes. Ils sont sapés de noir-à-clous, sauf le chanteur qui semble s'être roulé dans la boue et a une tête tout droit sortie d'un film de zombies de Romero, grâce à un habile maquillage. L'effet est classe mais le serait encore plus si tout le groupe avait la même dégaine, je trouve, car ça détonne un peu trop avec les cheveux superbement peignés des guitaristes ! Ce premier groupe devait être entre Rammstein et Cradle of Filth... Manifestement ce sera plutôt Cradle (moi j'étais venu pour Rammstein, dommage).
Effectivement le synthé omniprésent donne un côté gothique déterré. Pour le reste c'est violent, batterie à double pédale et guitares sous-accordées, la base quoi... La voix est uniquement grave et du coup, plutôt monocorde (alors que j'ai un faible pour les miaulements du chanteur de Cradle, à qui j'ai un jour demandé un autographe, je tiens à le dire ici pour ceux qui me prendraient pour un ignare du genre). Mais enfin c'est courant dans cette musique, la voix est puissante et chante même parfois en français, en fait j'aime assez ce qu'ils font sans pouvoir dire pourquoi.
B.W.M. a un côté un peu grand-guignol, c'est-à-dire que ça se prend pas trop au sérieux malgré l'aspect satanique du truc. Difficile de garder l'air méchant quand tes amis t'appellent du public (Fifouuuu,fifouuuu !) et que tu les remercies d'être venus ! Quelques passages déclencheront de joyeux pogos, puis le concert se finit un peu en queue de poisson, après à peine 30 minutes et sur un slow kistch qui fait regretter que ça n'ait pas duré un peu plus longtemps.
Pendant la pause je remarque un détail sociologique amusant : il y a plusieurs couples de (jolies) filles se tenant tendrement la main. Je me dis que la Nature est décidément cruelle avec le black-métalleux, qui évolue déjà dans un monde très masculin et n'a en plus pas toujours un physique très facile : les plus jolies créatures qu'il fréquente ... ne s'intéressent pas à lui.
Destinity : Thrashened Extreme Music
Autant le dire tout de suite, j'ai vérifié, ce mot un peu grandiloquent n'existe pas. Pas plus que ce style musical que j'ai recopié tel quel (mais qui les définit plutôt bien !) Ici aussi on commence par bien enfumer toute la salle avant d'arriver, on pose bien de dos pour montrer ses cheveux, et roulez jeunesse. L'un des guitaristes ressemble étrangement à Dave Mustaine, le chanteur non maquillé a l'air de s'être battu avec quelqu'un (et d'avoir perdu). Mais enfin il a de beaux tatouages... et une grosse voix, forcément.
C'est un peu le groupe précédent, sans synthé et sans le côté guignol ; des purs et durs du death-qui-tache. Musicalement mon oreille n'est pas assez exercée pour réellement différencier les morceaux, j'avoue. Heureusement le chanteur est sympathique et s'adresse souvent au public - ses copains ont aussi le droit de brailler dans le micro. Musicalement, ça headbangue à qui mieux-mieux, et les guitaristes tricotent de très techniques soli, qu'on entend pas toujours assez hélas.
Pour finir le chanteur slamme dans le public, ce qui est courageux vu qu'il est un peu clairsemé. Heureusement qu'il ne pèse pas trop lourd, je pense que le chanteur de Sonny Red, par exemple, aurait fini par terre... Et le concert s'achève sur un passage en grind, un éclairage vert et une pose curieusement christique de la bande. En fait au contraire des précédents, j'aime pas trop ce qu'ils font (sans pouvoir trop dire pourquoi non plus).
Je gagne la sortie avec Pirlouiiiit qui m'a rejoint en cours de concert, sur l'air de Welcome to the Jungle qui n'a décidément pas pris une ride ... Pour conclure je dirais donc que c'était "bien" parce que techniquement au point. Pour le reste je ne peux pas dire que cette soirée restera dans mes annales. Mais enfin ma capacité en "méchanceté musicale" s'arrête juste avant le death metal, je ne suis là que par curiosité...
Un point positif tout de même : pas d'acouphènes, donc un son bien réglé ! C'est assez rare dans ce style de musique pour être signalé !