Le groupe indie rock belge Deus se forme en 1991 à Anvers. C'est un des tout premiers groupes de rock belges à avoir connu une certaine popularité au niveau international Deus est notamment réputé pour ses prestations scéniques fortes en rock'n roll.
dEUS + Placebo - 26 Juillet 2006 - Voix du Gaou - Six Fours arrivé en retard.
Juste pour le dernier morceau de ce que je croyais être la 1ère partie.
Groupe inconnu à mes oreilles et à ma vue. Jeune groupe. Pas possible que ce soit dEUS me dis-je in .../...
Juste pour le dernier morceau de ce que je croyais être la 1ère partie.
Groupe inconnu à mes oreilles et à ma vue. Jeune groupe. Pas possible que ce soit dEUS me dis-je in petto !
donc je suis navré de d’avouer ma grande incompétence en tant que pseudo journaliste de bas étage mais je ne saurais vous révéler le nom de ce groupe dont je n’ai pas même pas me faire une idée de la qualité.
Ce que je peux dire en revanche c’est que je suis super bien situé : juste derrière la sono, plein axe et éloigné de l’agglutinât de gens devant la scène.
Les gradins restent encore clairsemés mais le moment venu l’agglutinât aura pris en haut aussi.
A l’arrivée des belges de dEUS, j’ai cru que ma position stratégique se révélait être un leurre. on va encore m’accuser d’être un vrai vieux mais, ma parole, qu’est-ce qu’ils jouent fort ( je sais je sais pour ceux qui ont lu la chronique de Jamiroquai au Gaou, ma réputation de vieux est finie ). Mais sérieux ça arrachait sa race !
dEUS, je connais mal. Si ce n’est un de leur tout 1er album Ideal Crash très très bien foutu car avait réussi le pari audacieux de brouiller les cartes entre lyrico-punko-pop !
Je sais aussi que c’est un des rares groupes belges – Belgique dont on peut saluer au passage la vivacité de sa scène musicale – qui ait percé. Mais pour moi en tout cas, ça le fera pas ce soir là. Tom Barman et sa bande anversoise ne m’ont pas touché. Je les ai trouvé + bruyant qu’explosif, + cacophoniques que puissants et même les morceaux plus calmes sonnaient – je sens que je vais me faire des amis – artificiels. Je n’ai été sensible ni aux mélodies ni à la puissance de leurs chansons.
Ce soir là, sur la scène, j’ai bien cru voir un dIEU avec un « d » minuscule.
Cette fois-ci c’est sûr la 1ère partie de soirée est terminée avec le départ de dEUS. Va bientôt venir l’heure tant attendu du public, l’arrivée de Placebo. Les roadies s’affairent et c’est une immense tenture qui va se déplier au fond de la scène tel d’un rideau de théâtre. Sauf qu’à la place du rouge traditionnel, c’est un rideau avec deux crânes…deux crânes ? A la vérité, en y regardant avec un peu plus d’attention, ce sont deux photos de visages – saisis en plein mouvement à la façon des pochettes de leurs deux dernières d’album .
Bon maintenant que le décor est planté, et que le public du groupe – de plus en plus nombreux et de plus en plus jeune - bouillonne d’impatience, nos 3 placéboistes se ramènent enfin, dans une mise en scène classique : c’est le batteur qui ouvre la marche. Il sera suivant du géant Stefen Osdal et enfin l’androgyne Molko – la star -fermera la marche. Et c’est parti.
Je dois vous concéder en toute franchise ne plus me souvenir s’ils ont ouvert le bal par pure morning ou un de leurs tout nouveaux titres. Anecdotique me direz-vous ? Oui bien sûr, mais en attendant une chose est sûre, à l’écoute des qqles derniers titres de leur album Meds joués sur scène, je ne me sens carrément pas emballé. Déjà lorsque j’avais écouté à la radio les 2 derniers singles a song to say goodbye< et infrared j’avais été très déçu par ces titres…« standards », assez fades. Sur scène c’est la même chose. Je me disais bien pourtant- optimiste comme je suis – que traversé par la performance scénique, ces morceaux auraient une autre gueule, une autre allure. Mais non ni ces deux singles ni les autres morceaux de leur dernier opus n’ a tellement trouvé créance à mes oreilles. A mon sens trop quelconque pour marquer – et ce même si une de leur chanson a des faux airs de Cypherchild de Marilyn Manson
En revanche, les autres morceaux tiennent toujours autant la route et la prestation du groupe, sans être à tomber, les met suffisamment bien en valeur.
C’est caricatural pensez-vous ? Les nouveaux morceaux nuls et les anciens au firmament ! ma foi, peut-être mais c’est surtout un ressenti perso ! je ne les accuse pas pour autant de s’être fait tourner la tête par les succès rencontré et de vouloir le préserver par des ficelles, des recettes reconnues pour leur efficacité : on prend les mêmes titres et on recommence, on essaie de toucher le plus grand nombre quitte à perdre son âme, son essence. Ce serait un procès d’intention facile même s’ils ont tout cela prétant merveilleusement le flanc aux attaques en sortant 3 éditions d’un même album à savoir sleeping with ghosts ( pour rappel une 1er sortie internationale de l’album, puis à peine 1 poignée de mois + tard , sortie du même album mais adjoint cette fois-ci d’un – très bon - album de reprises et enfin qqles mois encore + tard, dernière sortie – seule modif’ la chanson protect me revue par la meilleure romancière que réalisatrice Virginie Despentes. Avouez que ça fait gros quand même ! on pourra les dédouaner en arguant que c’est une histoire d’agents, de producteurs et de maisons de disques. Pitêtre pitêtre comme dirait Homère ). Et qu’on ne me rétorque pas non plus le procès d’intention parce qu’à partir du moment où ils ont du succès, ils ne trouvent plus grâce à mes yeux. Je trouve ça plaisant qu’un groupe que j’apprécie hautement trouve un large spectre de public. Peu m’importe le chiffres de vente, seuls comptent l’authenticité, l’originalité, la créativité.
Pour en revenir à la scène, aucune communication avec le public à part 2-3 « merci beaucoup » sans accent. Pourtant nos lascars qui parlent un excellent français ( pour avoir fait leurs études au Luxembourg…tiens le Luxembourg, c’est pas un pays de blanchiment de flouze et autre paradis fiscal pour capitalistes à gros cigares, ça ? décidément y a des signes avant coureurs qui ne trompent que les candides….Oh la la ça va je rigole quoi!!! ) avaient de quoi tailler la bavette. Mais bon ça ne me dérange pas outre mesure. Aaaah ça c’est sûr que c’est pas M sur scène mais bon en concert je viens surtout chercher de l’énergie et de la musique plutôt qu’un groupe à la faconde aussi sympathique puisse-t-elle être. Sur scène, j’attends d’un groupe qu’il me rejoue leurs titres les + affirmés et aussi les + timides, j’attends d’un groupe qu’il revisite tous ses morceaux pour m’en offrir une nouvelle mouture, en un mot comme en cent je cherche de la créativité et pas de l’exécution. Sans avoir été à la pointe de mes attentes, ils n’ont quand même pas été jusqu’à l’inverse. Et je dois même dire que j’étais bien emballé par l’agressivité des grosses guitares et le rythme de leur meilleurs titres, par leur rock torturé et mélancolique - qui reste leur marque de fabrique.
Sur scène, ils se sont enjoints les services de deux gus qui font tour à tour guitare et clavier. Osdal ne touchera d’ailleurs que très peu de fois à sa basse.
Mais s’il n’avait été du 1er rappel, s’ils en étaient resté là, j’aurai conclu ma chronique en qualifiant le concert de « bon concert sans plus. Honnête avec la chaleur et la pointe de génie en moins ». Mais la pointe de génie, ils sont pas beaucoup les « artistes » qui peuvent se vanter de l’avoir….même épisodiquement. Certains c’est vrai ont du talent. Mais du génie….
sauf qu’il s’est passé un truc hors du commun ce soir là, juste un truc, mais c’est pour ça qu’on va aux concerts, c’est pour ça qu’on écoute de la musique ou qu’on lit des livres, qu’on s’intéresse à l’art sous toutes ses formes, c’est pour ça qu’on vit, qu’on vibre, on veut entendre on veut lire ce qui n ‘a pas encore été écrit ou entendu. CE qui nous intéresse dans la vie c’est la création, nous cherchons ce qui n’a jamais été lu, entendu et que nous ne verrons jamais, nous vivons dans cet écrat là. Ce soir là, lors du 1er morceau du 1er rappel, le génie a pointé le bout de son nez. Et ça ne laisse pas indifférent, ça transforme l’air ambiant, ça transforme la lumière, l’atmosphère, les sons perçus etc. ça transforme la perception du monde.
Running up that hill la reprise du morceau de Kate Bush sera joué avec une maestria dont j’ai rarement été le témoin en tant que spectateur. Jamais Molko n’a chanté si bien, si juste, avec tant d’émotion dans sa voix : étranglée, chétive, puis avec plus de coffre, hurlant des mots acides comme porteurs d’espoir et douloureux.
. Le morceau débute par une rythmique scandée, presque mécanique, anxieuse, s’invitent alors les guitares clinquantes, acérées en finesse lui conférant plus de majesté, plus de fièvre. C’est du Baudelaire, du Lautréamont, du Rimbaud…
la voix de Molko se transforme en un cri déchirant derrière une puissance de feu musical, la fureur blanche des guitares nous plongeant presque en transe avant que des sons aiguës, planant puis se traînant, presque rampant, mais poignant, comme des sons de baleine mais en moins standards finissent la complainte redevenant de plus en sage, comme si la musique mourait doucement, le morceau s’éteint alors comme il avait commencé tout en douceur. Cette chanson qui parle des efforts d’un couple pour sauver leur histoire passe entre les mains de Placebo de la rage à la douceur, du sombre au tragique, elle se fait langoureuse, étrange, nous traverse, nous transperce, nous enveloppe d'une chaleur suave et sensuelle et nous transporte hors du temps.
En un seul morceau, Placebo a touché à l’art. Ce n’est pas pour la beauté des mots que j’écris tout cela mais parce qu’ils décrivent le plus justement ce qu’il s’est passé. La fin du concert sera plus anecdotique, le groupe découvert par Bowie et Iggy Pop ne retrouvant pas cette grâce par la suite. Réagir à cette critique
Le Phoenix n'est pas ma salle de concert préférée (loin de la!) mais cette soirée au Phoenix était simplement exceptionnelle !
Ce sont les Hushpuppies qui ouvrent la soiréé, et ils obtiennent un succès bien mérité! Les hushpuppies nous servent les meilleurs titres de leur album :"single" "Pale blue eyes" et bien sur la géniale "you're gonna say yeah", on a aussi reconnu une des chansons de leur démos "H.P.U.P.P.I". Bref un set court et énergique, avec un son correct (pas habittuel au phoenix), avant de partir le chanteur rappelle le nom du groupe pour ceux qui ne connaissaient pas et remercie le public enthousiaste, seul bemol : leur prestation trop courte.
Pas le temps de faire sécher la sueur dont je suis recouvert que Phillipe Katerine arrive. Je ne connaissais pas ce Katerine que tout le monde adoooooore et je suis maintenant un peu méfiant vis a vis des comiques rockeurs (voir Didier super), mais katerine est largement au dessus du nordiste : il joue avec son groupe une espèce de pop décalée, chante plus ou moins des paroles débiles ou drole (au choix): "j'emmerde" "j'adore" (celle ou il coupe le son!) "poulet n°...." et " Marine Lepen" à mourir de rire....
Un bon quart d'heure plus tard arrivent les très attendus Arctic Monkeys, leur album est un des meilleurs de l'année 2005, assureront ils devant plus de 5OOO personnes ? Oui et Non !
Oui! Ils sont très rodés à l'exercice et livrent un set carré avec toutes les bombes que l'on connait deja par coeur:"Scummy" "dancing shoes" "fake tales of san francisco" "I bet you look good on the Dance floor" plus une nouvelle chanson dont je n'ai pas retenu le titre. Leur bassiste est impassible et delivre ses lignes efficaces sans fioriture.
Non! Le son est un peu propret et nos rockeurs enchainent les chansons avec un professionalisme et un calme presques offensants vu le chaos qui règne dans la fosse, quand le chanteur se prend une basket dans la tête il ne bronche pas et continue... essayez ça avec un sid vicious ou un Doherty vous aurez mal!
Malgré tout un bon concert, on aurait aussi aimé entendre "red lights indicate door are secured".
Voila ensuite DEUS, je ne connais pas trop, ils jouent une pop plutot bien foutue mais trop molle à mon gout (ça n'engage que moi), pas vraiment d'avis sur leur set puisque je l'ai mis a profit pour aller boire un coup...
Enfin voila Dionysos....
Comme chaque fois Mathias malzieu frontman déjanté et sa bande offrent un grand spectacle, ils méritent amplement le haut de l'affiche !
Après leur arrivée sur "l'etrange noël de Monsieur Jack" ils jouent principalement le dernier album (d'ailleurs bien meilleur en live), on retrouve "Giant jack" "cold child" "mister chat" "l'homme qui pondait des oeufs". Le tout suivi par un rappel mémorable d'une bonne demi heure. Mathias a toujours cette energie communicative, il traverse toujours la salle en slam, grimpe sur les piliers de la salle, arrive à faire taire un phoenix entier pour un pogo silencieux, revient chanter a capella après le départ du reste du groupe!
Merci Dionysos ! Merci !
Beaucoup plus excitant que les venues respectives d’Indochine, Cali et Louise Attaque sous le chapiteau de 5500 places du Phénix, le plateau réunissant les excellents Hushpuppies, le doux dingue Philippe Katerine, les survoltés Artic Monkeys, les impeccables dEUS et les déchaînés Dionysos a tenu toutes ses promesses. Avec une foule en délire dès le premier groupe, la soirée s’est déroulée dans une ambiance de feu, qui a presque fait oublier l’acoustique fort discutable du lieu…
Hushpuppies :
Malgré un son ignoble, les Hushpuppies ont provoqué les premiers émois de la soirée… Tous les titres du groupe venant de Perpignan - et désormais basé à Paris - ont reçu un accueil digne d’une tête d’affiche : cris de joie, chant repris en chœur, applaudissements sans fin. Même si tout cela est parfaitement mérité, si l’on considère la qualité des morceaux du premier album et de la prestation du combo français, cela fait vraiment chaud au cœur de constater que le public sait être réceptif à la musique d’un groupe qu’il ne connaît pas forcément… Les membres des Hushpuppies mesurent d’ailleurs parfaitement la chance qu’ils ont de triompher sous un chapiteau bondé : ils en remettent une couche, en appuyant encore sur l’accélérateur sonique pour interpréter leurs tubes punk pop mods. Pris dans l’euphorie, le chanteur chevelu signale qu’ils étaient déjà passés à Bourges, il y a deux ans sur la scène Pression Live (devant un public assis, plus attentif à son kebab qu’au spectacle) et qu’aujourd’hui, ce n’est pas exactement la même chose ! La suite de la tournée marathon des Hushpuppies devrait leur permettre de connaitre d'autres instants de bonheur, et de gagner encore plus de fans…
Katerine :
Toujours dans une atmosphère d’immense fête, Katerine et les ex Little Rabbits (désormais sans Federico Pellegrini, on a bien fait de profiter de sa présence sur scène à Rennes) a propulsé le Phénix au huitième ciel avec ses titres aussi improbables que percutants. Avant même que la première note ne soit jouée, la seule vue de Philippe Katerine - avec une fleur dans les cheveux et un pantalon vert caca d’oie - en train de prendre une pose christique suffit à entraîner une hola dans les rangs du public. Après, c’est le délire pendant toute la durée du concert, l’assistance répond au quart de tour à toutes les facéties du monsieur. 100% V.I.P. et surtout Louxor j’adoooooooore, remportent un succès archi mérité. Sur Louxor j’adore, on frôle même l’hystérie quand le Nantais coupe le son : le chapiteau est à deux doigts de s’effondrer et d’être réduit en cendre (comme Katerine l’avait demandé juste avant). Bien sûr, le groupe en rajoute en restant figé plus longtemps qu’à l’accoutumée. Avant de repartir dans un funk rock effréné. Après cette séance de communion, Katerine hurle fort à propos « Je vous emmerde ! ». Pour casser l’ambiance ? Non ! C’est sa manière à lui d’annoncer un de ses titres phare, vous savez celui où il se plait à dire qu’il est une merde et qu’il emmerde la Terre entière. Merci, ça fait plaisir ! L'ignoble Marine Le Pen a droit, elle aussi, à l'emmerdement de Katerine (et de toute la salle) lors de l'interprétation du titre Le 20.04.2005... Et encore une fois, ça fait du bien ! Pour résumer, le show 2006 de Philippe Katerine est Borderline comme il faut. Avec ses morceaux délirants, sa présence hilarante et son groupe de rock farfelu idéal pour cette tournée, cet être humain joliment barré est paré pour affronter tous les publics.
Artic Monkeys :
Les quatre adolescents d’Artic Monkeys, malgré leur jeunesse, sont eux aussi aptes à se débrouiller devant les plus grandes foules sans rencontrer le moindre problème. Avec leur savoir-faire scénique très anglais (je joue vite, fort et bien, sans en rajouter) et leurs morceaux en forme de tubes imparables, les singes de l’arctique ont prouvé qu’ils étaient un bon groupe de scène, en plus d’être des faiseurs de hits. Sans être génial, leur set a entraîné des soubresauts incontrôlés de joie dans le public, ravi de voir en vrai les petits prodiges dont la presse lui parle tant. Si leur physique n’est pas (encore ?) particulièrement sexy, les quatre musiciens maîtrisent parfaitement leurs instruments, c’est bien là l’essentiel. Le bassiste rondouillard est une véritable machine à groover, mais quand il appuie sur sa pédale de distorsion, il déclenche de véritables cataclysmes soniques. Le batteur cogne, lui, avec un bel enthousiasme sur ses fûts, pendant que le guitariste enchaîne les riffs comme un damé… Le guitariste chanteur, en plus d’interpréter les morceaux avec une voix superbe (entre Bobby Gillespie, Liam Gallagher, Paul Weller et Pete Doherty) possède un sacré savoir-faire pour jouer de la six cordes. Il a également un bel aplomb : le sinistre débile qui lui a balancé une chaussure en pleine figure au milieu d’un morceau n’a pas réussi à le faire mal jouer ou partir de scène : tout juste, a-t-il mis 2 ou 3 secondes pour reprendre ses esprits et enchaîner, en grand professionnel âgé de 19 ans… Ce que l’on retiendra de ce set très prometteur, c’est la joie incroyable ressentie par tout le public sur chacun des morceaux (sous influences Clash, The Jam, Libertines… ) du groupe et particulièrement sur les sensationnels I bet you look good on the dance Floor et Fake tales of San Francisco. Si ces petits gars doués réussisent à rester aussi simples qu’ils le sont actuellement et à se lâcher plus sur scène, ils devraient aller très loin.
dEUS :
Sans déclencher autant d’hystérie que les groupes précédents, dEUS a une fois de plus fait montre de sa classe inestimable, comme il l’avait fait en septembre à la Coopérative de Mai. En alternant les titres atmosphériques truffés d’expérimentations réjouissantes et les tubes aussi tortueux que percutants dont Tom Barman a le secret, dEUS a réussi à combler ses « vieux » fans, tout en gagnant de nouveaux adeptes. Une performance rendue possible grâce à la voix impeccable de Tom Barman (le Tom Waits belge), aux talents des musiciens pour alterner finesse mélodique et gifles soniques, sans oublier la pertinence intacte des morceaux extraits de chaque album des dieux d’outre Quiévrain. Aucun doute là-dessus : Instant street est toujours un véritable trip, Suds and soda rend toujours complètement fou, et les nouveaux morceaux n’ont pas à pâtir de la comparaison malgré leurs atours moins tubesques… Il semble bien que dEUS ait encore de belles pages à écrire dans une histoire pourtant déjà riche en moments forts.
Dionysos :
Et pour conclure en beauté une soirée très réussie, Dionysos a délivré un set de feu, semblable à ceux qu’il propose habituellement, certes, mais toujours aussi vrillant. On a beau voir le groupe de Valence de nombreuses fois sur scène, il réussit à rendre heureux et à provoquer des cris de joie à chacune de ses prestations. Un exploit renouvelé donc… Le groupe au grand complet se fait fort d’être à la hauteur de sa popularité (énorme !) en donnant tout ce qu’il a dans les tripes à chaque apparition : personne n’épargne sa peine, Mathias Malzieu en tête, dans son rôle de Nick Cave/Jon spencer/Johnny Cash volant… Avec ses titres de punk rock blues folk chanson hip hop et le talent de chaque musicien, Dionysos arrive à rendre presque intime un chapiteau dans lequel 5500 personnes se sont entassées, pour leur plus grande joie. Même perdu au milieu de la foule, on ressent des émotions identiques à celles éprouvées dans une salle de taille normale. Et puis le leader maximo n’oublie pas de venir rendre une visite à son public en nageant à une vitesse hallucinante au dessus des têtes, c’est désormais une tradition… Le père de Mathias, tranquillement installé sur son canapé devant la retransmission du concert sur France 4 (et qui aura droit à une petite dédicace), peut être fier de son fiston !
dEUS - 05 octobre 2005 - La Cartonnerie à REIMS Ce fut un vrai plaisir de retrouver dEUS (même s'il ne reste que 2 membres du groupe originel) sur scène après 6 années d'abscence.
J'ai vraiment trouvé leur prestation convaincante. Il faut dire que .../...
Ce fut un vrai plaisir de retrouver dEUS (même s'il ne reste que 2 membres du groupe originel) sur scène après 6 années d'abscence.
J'ai vraiment trouvé leur prestation convaincante. Il faut dire que leurs dernières compositions s'y prêtent bien.
Seul hic de cette soirée, le son. J'ai regretté que le son soit si souvent saturé, parfois à la limite du supportable. La musique de dEUS n'a pas besoin de ça, il n'était parfois pas possible d'en saisir les subtilités. La gestion du son ne mettait pas non plus à l'honneur le chant de Tom Barman qui était fréquemment incompréhensible.
Est-ce que tout cela a été voulu ou non par le groupe ? En tout cas, je pense que le spectacle proposé par dEUS (vraiment très bon) a été un peu gâché par le son. Réagir à cette critique
dEUS - 1er octobre 2005 - La Laiterie, Strasbourg réouverture de la salle de la Laiterie avec le festival Ososphère à Strasbourg :
Marianne Faithfull, Killing Joke, Vitalic, The Hacker, Soldout, Telepopmusik, Tarwater, Felix Da Housecat, Young Gods, .../...
réouverture de la salle de la Laiterie avec le festival Ososphère à Strasbourg :
Marianne Faithfull, Killing Joke, Vitalic, The Hacker, Soldout, Telepopmusik, Tarwater, Felix Da Housecat, Young Gods, Mass Hysteria, Zenzile, Rubin Steiner, Dj Tom Barman (le chanteur de dEUS!), Steeple Remove, Chateau Flight etc etc
et bien sur, dEUS apres presque 10 ans (avec l'EXCELLENT "The Ideal Crash")
Laiterie, le 1er Ocotobre, 20h30
arrivée du groupe, gros frisson
en clair, c'était parfait
ils ont joué beaucoup de chansons du dernier album, certe plus simple mais non moins efficace (Pocket Revolution) mais les grosses claques comme j'aime à dire seront surtout pour l'incroyable "Instant Street" et son finish du tonnerre!
Egalement "For the Roses" qui monte sans cesse jusqu'à la folie totale. Tom Barman nous a même gratifié d'une chanson de son projet parallèle Magnus ainsi qu'une dédicace au chanteur de Morphine.
1h40 de musique variant les passages calmes ("nothing really ends", "the magic hour"...) et les morceaux plus rock
seul regret, l'absence de "Suds and Suda" que j'attendais pour cloturer le concert ou encore "Sister Dew" ou "Little Arithmetics"...
voici à peu près la setlist du concert :
cold sun
start stop nature
instant street
fell on a floor
what we talk about
real sugar (dedicace au chanteur de morphine)
un titre je ne sais plus quoi
worst case scenario ( version tres differente et tellement mieux )
if you...
turnpike
for the roses
nothing really ends
bad timing
magical hour
sun ra (dans une version très rock)
dEUS nous revient enfin et pour notre plus grand plaisir
vive la Belgique! Réagir à cette critique