Comme on pouvait s’y attendre cette dernière journée fut la plus réussie et aussi la plus crevante !
Ca commence tranquille avec
The Film qui jouent dans un chapiteau bien trop grand pour leurs style et ambitions : au Café Julien l’an dernier ce fut explosif, ici c’est juste correct, malgré une énergie indéniable.
Certains morceaux passent bien, comme
« Top of the hopes » et leur single
« Can you touch me ? », les riffs et les louches de saxo sont là, le peu de gens présents apprécient.
Sous le petit chapiteau, on va voir quelques morceaux de
Psykick Lyrikah, le groupe de rap Rennais estampillé intello. Les ambiances saupoudrées de bons scratches distillées par le dj sont intéressantes, par contre le mc a un flow très monotone pour ne pas dire ennuyeux. On décroche assez vite.
Le set de
Château Flight n’est guère plus passionnant, l’invité vaguement prestigieux
Burgalat est aux abonnés absents, le claviériste moog et le flûtiste sont un peu là pour faire joli alors que les dj balancent une house pas désagréable mais anodine, genre musique papier peint qui passe sur certaines radios, du coup comme on a le choix ben on zappe.
Whomadewho est le bon plan sur la scène d’a coté, ces Danois font danser avec des morceaux punk funk aussi simples qu’irrésistibles. Les samples sont utilisés à bon escient, les lignes de basse ultra efficaces, le guitariste à moustache assure. Deux reprises pimentent le tout,
« Flat beat » de
Mr Oizo et
« Satisfaction » de
Benny Benassi dans une version rock qui déchaînent un public déjà enthousiasmé. Leur album sorti chez Gomma vaut également le détour, ne le ratez pas.
Les Chiliens de
Panico jouent une musique assez similaire mais leur chanteur en fait un peu trop dans le genre « j’ai pris des drôles de trucs backstage », on y croit moyen. Quelques morceaux pas mal cependant comme
«Lupita » ou le brut de décoffrage
« Que pasa wei » et pour les males aux premiers rangs, une bassiste fort charmante, c’est déjà ça.
Pas pu suivre le dj set de
Riton, le peu que j’ai entendu était d’obédience électro pop avec un
« Funky town » aussi inattendu qu’apprécié par une foule compacte.
L’évènement pour les amateurs de rock indé résidait en la venue de
dEUS et ceux-ci n’ont pas déçu, malgré un dernier album très inférieur à ses prédécesseurs. Sur scène c’est une autre histoire, le groupe de Tom Barman alterne moments de tension et décharges électriques efficaces. Les vieux fans se régalent avec les classiques
« Instant street »,
« Fell off the floor man » et au rappel le rageur
« Suds and soda ». Set néanmoins assez court festival oblige.
C’est avec d’autres belges que nous terminons sur les rotules, les
2 Many Dj’s qui n’avaient bizarrement jamais foulé le sol Marseillais malgré leur succès planétaire. Prenant à contre-pied l’option tout guitares de la soirée ils livrent un mix beaucoup plus électro que leur tournée de 2003, avec quelques clins d’œil rock (« Sergent Pepper », « Song 2 », « Les cactus »…) dynamités par des beats qui tapent fort, très fort.
On reconnaît Laurent Garnier, Mu, Technotronic ( !), Vitalic, Miss Kittin, Tiga et son addictif « You gonna want me » habilement enchaîné avec la nite version de leur « E-Talking » sorti sous l’identité Soulwax mais le reste est plus pointu. Inutile de préciser que le triomphe est au rendez vous alors que les frêres Dewaele laissent à
Agoria et
Jack de Marseille le soin d’achever les clubbers les plus avertis.
Photos Pirlouiiiit