Vous avez remarqué, comme c'est dur d'écrire, quand on meurt d'envie de danser? Et bien, depuis des heures, ce disque tourne en boucle, et moi avec, et pas moyen d'écrire un seul mot là dessus !
Damned!
Si il existe une ultime BO de film bis, entre poursuite infernale des .../...

Vous avez remarqué, comme c'est dur d'écrire, quand on meurt d'envie de danser? Et bien, depuis des heures, ce disque tourne en boucle, et moi avec, et pas moyen d'écrire un seul mot là dessus !
Damned!
Si il existe une ultime BO de film bis, entre poursuite infernale des morts vivants lancés sur une autoroute un samedi soir, et une soirée dans une boîte de strip-tease entre échappés des enfers - imaginez, par exemple, en clip par là dessus,
Une Nuit en Enfer de
Tarantino - si cet idéal existe, c'est bien celle ci, jouée par les petits enfants de
Link Wray et des
Cramps.
Alors, la chose en elle même, c'est 6 titres qui explosent, groovys, la fuzz coincée à fond la caisse, et on ne croirait jamais, jamais, qu'il n'y a pas de basse là dedans, tant le son est grave, sépulcral, héritage ou suite du
Gravest Hits des
Cramps. Bref, la musique idéale entre l'humour horror comics
"Tales From The Crypt" et un show de strip-tease burlesque.
Le premier titre,
Coldheart Canyon, se paye même le luxe d'avoir des faux airs de
T Rex, heu, juste dans le beat, dans le groove, hein, sans le côté variété pop léchée. Un
T Rex zombie se la jouant psychobilly. On entend crisser les cordes des guitares tout au long de la galette, comme si c'était joué avec des tessons de bouteille, et des miaulements de plaisir, de défi, sexuel et indispensable, comme une infraction aux bonnes moeurs, lourd comme un battement de coeur en assystolie. Un son sale, juste comme il faut. Ecoutez un peu le titre
"David Lynch" , je vous promet qu'il vous hantera longtemps ! Bref, un chef d'oeuvre sexy et séminal de
Dirty Hellbilly.
C'est un titre en concert qui clôture le disque. Un bonus. Leur premier concert. Avec ce titre éponyme
"Pass the Fuckin'.." crois je comprendre? On y entend tout du long une voix inquiétante de chat étranglé, ou de goule en manque de sang, en doublure du chanteur, qui réclame cette putain de bouteille. Le tout premier disque, en auto-production, des
Devilish Piranhas. Ne le ratez pas!