Le 25 Septembre 1997 un petit bonhomme portant les initiales de Bardot et possédant une oreille défricheuse particulièrement affûtée, organisait au tapas dans le vieux Nice (un pub pour fan d’alcool fort), un concert avec Dionysos petit groupe montant, jouant dans un joyeux désordre organisé une musique lorgnant vers Beck. Près de 10 ans plus tard et un sacré bout de chemin parcouru, ils sont de retour dans la capitale de la Côte d’azur, dans un TLV archi comble rempli d’un parterre de fans reprenant toutes les paroles en chœur. Il faut dire qu’entre temps nos amis de la Drôme ont sorti 3 albums impeccables et sont surtout devenus le meilleur groupe de scène du monde. Comment décrire cet orgasme sonore ? Ca saute dans tous les sens, ça dérape, ça se relève, ça retombe, tout ça dans une ambiance bon enfant, une bonne humeur et une communication constantes. Si on prête un peu plus l’oreille aux textes on se rend conte que ça lorgne vers Tim Burton, et tous ces êtres qui restent a jamais dans l’enfance car privés de celle-ci dans leurs plus jeunes années. Dionysos réussit le grand écart sans avoir la crampe entre orgie sonore et textes à deux lectures. Quel plaisir ! J’envie profondément ce qui ne les ont encore jamais vu sur scène, ils vont vivre un véritable dépucellage musical