Repérés depuis 2008 et avec déjà 15 chroniques à ce jour, le moins qu'on puisse dire est que les Dissonant Nation ont fini leur puberté en la transpirant sur toutes les scènes de la région.... Très vite, leur buzz avait alors enflé au point d'éveiller la méfiance. Mais le fait .../...

Repérés depuis 2008 et avec déjà
15 chroniques à ce jour, le moins qu'on puisse dire est que les
Dissonant Nation ont fini leur puberté en la transpirant sur toutes les scènes de la région.... Très vite, leur buzz avait alors enflé au point d'éveiller la méfiance. Mais le fait est que dès notre
premier contact, on avait été bluffé par leur attitude parfaite, malgré une énergie de chiens fous pas encore complètement maîtrisée...
Un million de concerts plus tard, ils y peut-être ont laissé un premier batteur et pas mal de cheveux, mais leur entreprise préméditée de conquête du monde se poursuit selon le
masterplan original, avec ce très plaisant EP de 4 titres. Dont le chanteur a jeté un, et un seul (!) exemplaire dans un public de filles hystériques - mais aussi de garçons survoltés - lors de la dernière Fiesta des Suds, à la fin d'un
concert ébouriffant, passant juste à côté d'une baston générale !
Sauvages ? Ils le sont en effet, et se foutent de savoir que leurs riffs sont usés jusqu'au manche, que leurs paroles en anglais ou en français sont faites de pur entertainment scandé, sans la moindre vocation poétique. Car leur vraie force est là : dans des titres dont le premier refrain est si marquant qu'on peut déjà le chanter au deuxième (
We Play We Are : tube historique, imparable), défendus sur scène avec une classe et une verve admirables. Et avec quand même un peu de musicalité, dans des ponts et des soli qui maintiennent l'intérêt et la tension tout au long de leurs concerts (voir ici, la surprenante
Sexy Suicide, qui ne sonne pas particulièrement midinette/FM...). Catchy mais pas putassiers, ils arrivent à point pour reprendre le flambeau que les pourtant prometteurs
Second Sex semblent avoir abandonné et, espérons-le, rabattre prochainement le caquet des tâcherons du Boulevard Brune et d'ailleurs, qui bourrent les oreilles adulescentes de merde pré-formatée...
Evidemment, 4 chansons avec
Dissonant Nation sont trop vite passées (vivement un album avec tous les excellents autre titres découverts sur scène !), évidemment sans l'image il manque un petit quelque chose... Mais puisque l'on vous répète que ce trio est fait pour faire hurler et sauter les premiers rangs d'une salle bondée et suintante, tout en bottant le cul des gens assis au fond ! Considérez donc cet EP comme une simple bande-annonce, faites nous confiance et courez vous faire récurer les cages à miel à leur rugueux contact
en live le plus vite possible, tant qu'il y a encore dans
Le club une place pour vous...
(Wagram, 2011)