On dit souvent que les changement viennent des US avant arriver içi et bien voilà que la foudre jamaïcaine reprend ses droit. Partis du feu sacré rastafarien, le Ragga répand son flow sur le monde de plus en plus branché, à tel point qu’on oublie parfois qu’il s’agit d’un combat politique pour la reconnaissance d’une histoire et de peuples et pas seulement de se remplir les poches en faisant trémousser des girls sur des beats styleeeee. Mais bon tout n’est pas à la porté de tout le monde, ou peut être plus tard.
Ce feu sacré qui se répand dans les cœurs arrive aux Antilles. Ce feu réveille les histoires enfouis qui divisent ce peuples. YANIS OUDOUA l’avais bien précisé en montant sur scène il y quelques années quand il fit son 1er concert en France : « ce que je vais dire ne plaira pas à tous mes frères ». Il n’y a qu’une histoire qui reste écrite, celle du vainqueur, mais le courage des résistances ne se perds pas. Et bien qu’aux Antilles le Capitale fait aussi danser les investisseurs, à Petite Anse (guadeloupe) c’est les Sound Syteme des Rastafariens qui faient trembler les villas. Le mouvement rasta fait dire que la culture est pluriel et que chacun peut choisir son chemin culturel et spirituel, que chacun peut suivre l’histoire qui résonne encore en lui.
Dance hall preview, c’est un peu de ça, une culture afro antillaise valoriser, brut et arrivant en force en métropole sur la déferlante Ragga. Le créole résonne de nouveau et nul jeune n’a plus honte et il ne restera que peu de temps à l’ombre du grand frère anglais.
Dance hall préview, sa clach, c’est sec et net, sa frappe et sa cisaille. Le sélecta Straîka tient les hard core versions aux bout des doigts et de l’autre mains prend le micro pour ce faire découvrir plutot love et culture. Yanis OUDOUA c’est le flow mystic et mélodique de celui qui voie loin et qui donne la vibe du Sound, Matinda à les échos de la Jamaïque dans sa voie lourde et posé, ces yeux derrière ses lunettes noires cache la vision de Red X de Tosh. Little espion envoi Sa Locomotive Verbale, fort et clair, qui m’aime me suive, les autres brûlerons sur place dans la fournaise de ses mots, car pas de mie teinte, c’est jeune et énergique. Mister Curtis à le talent, la voie des barry white des montagnes bleus de jamaîque, mais l’assurance de ce Ragga créole tout jeune qui cherche sa spécificité, car il ne sera l’ombre de personne et qui dit que très bientôt il ne chantera pas bien fort sa propre histoire sur le flow de la créole reggae music.