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|  | Double Nelson + Strings Of Consciousness - 04 mai 2006 - Cabaret Aleatoire - Marseille  Ce soir (ou plutot devrais je dire cette semaine) il y a beaucoup de choses a voir / ecouter. En particulier les Tambours du Bronx au Moulin que j'avais bien envie de voir mais aussi une soiree plus .../...
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Ce soir (ou plutot devrais je dire cette semaine) il y a beaucoup de choses a voir / ecouter. En particulier les Tambours du Bronx au Moulin que j’avais bien envie de voir mais aussi une soiree plus rock au Cabaret Aleatoire avec Double Nelson ainsi qu’un noufveau groupe marseillais du nom de Strings Of Consciousness. Apres m’etre rendu au premier je pedale comme un fou dans l’espoir de voir au moins la fin de Strings Of Consciousness.

J’accroche mon velo a la grille, je cours, me jete au pied de la scene (sans difficulte car il n’y a pas grand monde) et reprends mon souffle. Sur scene ils sont 4 : Nicolas Dick (de Kill the Thrill) a la guitare, Philippe Petit (boss des labels Pandemonium et Bip Hop mais aussi DJ a ses heures perdues) aux platines et machines, Hervé Vincenti a la guitare et Perceval Bellone que j’ai pris de loin pour Akosh au saxo et aux bols tibétains (arrive trop atrd pour le voir s’en servir)

Le Strings Of Consciousness quartet est en fait une version réduite d'ensemble plus gros qui doit se produire en ouverture du Mimi, le 27 Juillet prochain sur les iles du Frioul. Vous l’aurez compris c’est donc quelque chose d’assez experimental pour ne pas dire intello., ou il ne faut pas forcement chercher de symapthiques petites melodies faciles a retenir et/ou chanter, mais plutot des ambiances lourdes et torturees qui dans ce decor industriel et legerement desertiques collent assez bien.

Le parcours de ces musiciens dont les noms sont tres souvent associes au GRIM (Groupe de Recherche et d'Improvisation Musicales) ou a l’AMI (Aide au Musiques Innovatrices) et que l’on a pu voir collaborer avec Foern-Set, Luc Ferrari, Erik M, Jim O'Rourke/David GrubbsDeviationists, Ear_Thrillerz (qui evoqueront surement des choses a certains lecteurs) force le respect ; mais pour le grand public (dont je fais partie lorsqu’on arrive dans ces styles musicaux) c’est parfois un peu difficile d’acces.

La encore je ne me souviens plus tres bien de la musique (personne ne s’etant deovue pour faire la chronique je m’y colle pres d’un mois apres). Je pourrais me risquer a ecrire le terme de “post rock”; mais un post rock un peu plus (free)jazz que celui que j’ai l’habitude d’ecouter. Le melange saxo, guitares, platines

Sur scene en dehors de Philippe qui s’excite sur ses platines, boutons, touches du haut de son perchoir, avec ce sourire qui le caracterise, les mouvements des musiciens se limitent a quelques genuflexions lentes ou des rotations (tout aussi lentes) de 180 degres pour se retrouver dos courbe au public, comme ecrases par le poid de leur musique. A noter qu’ils jouent aussi tres fort (amusant de voir dans le public un membre de Kill The Thrill - groupe pour lequel le port de bouchons est auss obligatoire – se boucher les oreilles loin de la scene)

Je n’ai donc pas vu le set entier de ce nouveau groupe mais cela m’a deja donne une bonne idee de l’etat d’esprit dans lequel il fallait venir pour assister a leurs prochains concerts : curieux, ouvert, et attentif
Ensuite venait le tour des Double Nelson venus de Nancy pour fêter 20 années de musique sans conceession. D’ailleurs je les avais decouvert a l’epoque ou il avait sorti leur album Indoor chez Pandemoium justement.

Le concert qui avait suivi opur feter cette sortie (au Balthazar) m’avait completement emballe. A l’epoque (la courte periode ou Double Nelson etait un trio d’ailleurs) c’etait un des concerts les plus etranges qu’il m’avait ete donne de voir.

Depuis je les ai revu a plusieurs reprises et dans differents lieux : a la MJC Mirabeau (avec Kill The Thrill), a la Mahcine a Coudre bien sur ; et meme si je n’ai jamais ete aussi impressionne que la toute premiere fois c’est toujours avec un melange de fascination, d’amusement et de respect que je les regarde et ecoute a chaque fois.

Ce soir je suis plus fatigue qu’a l’accoutumee mais je reste tout de meme. Ils ont comme a chaque fois decoree le lieu de leurs peintures, tenture, et couverture de survie (pour la scene). Leur set sera une nouvele fois sauvage (mais avec le sourire), brutale, hache, sature … ils maltraireront tour a tour la batterie, leurs basses, guitare …

Lui machouillera son micro pour en faitre sortir des sons ou paroles d’outre tombe incomprehensibles et inquietantes, elle secouera sa chevelure tout en “chantant” de temps en temps.

Impressionnant de voir qu'ils ont toujours la meme energie et gnack ... ce soir je me suis epuise bien avant eux et suis rentre me couche fatigue mais avec le sourire ...

Site de Double Nelson : http://doublenelson.com
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|  | Double Nelson - 05 fevrier 2004 - Machine a Coudre - marseille  Comme la dernière fois c'est la Machine a Coudre qui a eu la primeur de mes visites a mon retour a Marseille ... après un sympathique repas aux Dos Hermanas me voila dans une rue Jean Roque en plein .../...
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Comme la dernière fois c’est la Machine a Coudre qui a eu la primeur de mes visites a mon retour a Marseille … après un sympathique repas aux Dos Hermanas me voila dans une rue Jean Roque en plein travaux puis devant la porte légendaire de la Machine a Coudre …

Machine a Coudre qui encore ce soir nous propose la fleur du rock expérimental. Petite digression suite a le bout de causette avec Philippe qui en a un peu marre de l’étiquette « temple du rock marseillais » … c’est vrai il suffit qu’un journaleux écrive ça pour que tous les autres le reprennent en chœur par la suite … c’est vrai que beaucoup de groupes rock commencent ici et que certaines assos comme Ratakans ou le Dépanneur programment beaucoup ici, mais n’oublions pas la chanson française – celle qui ne passe pas a la radio ni dans les Festivals – les concerts flamencos, reggae, électronique – les soirées Bip Hop qui parcourent maintenant le monde n’ont-elles pas commencé ici ? - tsigane, jungle etc … bref l’underground dans sa globalité. Je referme la parenthèse.

Me revoilà donc très vite dans le bain avec ce soir une Machine bien pleine … étonnant je craignais le contraire sachant que les Double Nelson avaient déjà joué la veille dans le cadre beaucoup plus huppe de l’Espace Montevideo. Je me frayes donc un passage au milieu du public jusqu’au pied de la scène et ne manque pas de tomber sur le Pinguin …

La scène a été redécorée par les soins des Double Nelson. Un peu moins travaillée que lorsque je les avais vu pour la première fois en 1999 au Balthazar ou ils avaient reconstitué une grotte préhistorique. Ce soir ils avaient juste mis des espèces de couvertures de survie argentées mais qui faisaient quand même de l’effet donnant l’impression qu’ils étaient dans un espèce de vaisseau.

Première surprise, la Machine a Coudre n’est pas enfumée comme je le craignais … ayant un peu perdu l’habitude des lieux ou le tabac est autorisé … deuxième constatation le son n’est pas atrocement fort … juste ce qu’il fallait (je n’ai même pas mis mes bouchons !).

Sur scène les Double Nelson sont deux (comme la dernière fois a la MJC Mirabeau ). Ils passent l’un et l’autre de la batterie à la basse voire à la guitare …jouant parfois de la basse tous les deux. Lui joue aussi de son espèce de tambour au sol.

Lui est toujours aussi impressionnant (surtout torse nu) et je lui ai trouvé cette fois ci une petite ressemblance physique avec Higelin (et avec mon dentiste mais ca ...). Elle m’a fait penser a un mélange entre Catherine Ringer et de Wild cat Lou, respectivement chanteuses des Rita Mitsouko et Dirteez. Sur scène ils ont l’air non seulement de s’amuser mais surtout d’être vraiment complice ... aucune routine visible ...

Leur musique est toujours aussi trippante lorsque l’o rentre dans leur monde sombre et cauchemardesque ... bien rock chaque morceau part d’un sample crasseux sur lesquels ils se démènent avec leurs instruments ou micros. Très peut de chant finalement (toujours aussi sympa le coup du casque avec micro dans la bouche) et des morceaux qui finissent parfois de façon un peu abrupt. On préférerais peut être des moreaux plus long plutôt qu’une succession de petits morceaux comme ça ...

Une grosse demi heure après que je sois arrivé ils se sont arrêtés et nous ont invité a les rejoindre au bar ou a regarde les court métrages (« cons » pour reprendre leu description) de leur confection pendant la pause ... un peu fatigué je me suis éclipsée ....
Site de la Machine a Coudre : http://www.lamachineacoudre.com/
Site de Double Nelson : http://www.laplaie-java.net/~doublenelson/index.htm
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|  | The Young Gods + Double Nelson + Mr Orange - 12 octobre 2002 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand  Cette soirée co-organisée par Hp 905, l'association crée en 1986 avec le festival Saint-Amant-Rock-Ça-Vibre (Mano Negra, Arno, The Young Gods, Bashung, Les Thugs, Les Wampas) et Jarring Effects (High .../...
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Cette soirée co-organisée par Hp 905, l’association crée en 1986 avec le festival Saint-Amant-Rock-Ça-Vibre (Mano Negra, Arno, The Young Gods, Bashung, Les Thugs, Les Wampas) et Jarring Effects (High Tone, Interlope, Mr Orange…) a été un succès populaire ! Un nombreux public a assisté aux concerts dans la grande et la petite salle de la Coopérative de Mai et a pu prendre contact avec diverses associations (Ligue des droits de l’homme, Comité pour la régularisation des sans papiers) sous un mini chapiteau.
C’est Mr Orange qui a la lourde tâche de démarrer la soirée dans la petite salle de la Coopé, peu après 19 heures. Armé d’un Bontempi, d’une Groove Box et de deux synthés ayant fait la guerre du son, il a enchanté le public présent à cet horaire propice aux apéritifs prolongés !
Ses morceaux sont très courts et ont souvent un démarrage difficile : avant de lancer définitivement un titre, Mr Orange doit régler le rythme, s’accorder, rebrancher son Bontempi, demander une lumière adéquate… Un peu stressé, il s’inquiète des craquements émis par son matériel, demande si le son est assez fort, explique ses chansons ; tout ceci est réellement lo-fi et bricolo, c’est un bonheur d’assister à un concert qui semble improvisé et loin des machines trop huilées. Sous de faux airs de Mathias de Dionysos pour la coupe de cheveux et l’accent, se cache un redoutable songwriter rappelant aussi Jacques Dutronc, Plastic Bertrand, Beck ou les Beastie Boys, excusez du peu !
Les textes sont hilarants et ne manquent pas de provoquer de nombreux fous rires ! Qu’il est agréable de ricaner en écoutant des textes naïvo-débilo-crétino-bizarro-juvéniles en appréciant les orchestrations minimales et drôles et les chorégraphies assez surréalistes ! On a l’impression que ce monsieur est dans sa chambre et s’amuse tout seul, loin de la pression de la scène et du jugement des spectateurs ; cette liberté qu’il s’autorise est particulièrement rafraîchissante !
Comme à Esfacy cet été, Double Nelson a donné un show bien déjanté et expérimental ! Son énorme, morceaux hallucinés, poses sexuelles ou théâtrales, échanges d’instrument et trouvailles sonores : ils nous ont fait la totale ! Le public s’est littéralement laissé emporté dans ce tourbillon savamment orchestré par deux musiciens aimant créer des ambiances orageuses, ténébreuses et tribales. En surfant sur cette vague sonique, on se retrouve loin de tous les territoires sonores connus sur une plage balayée par des vents mauvais…
Les instruments (guitares, basses, batterie, sampler, cymbales fracassées, percussions venant d’un autre monde ) sont détournés de leur utilisation originelle pour obtenir des sons particulièrement originaux ! les voix des deux protagonistes du groupe viennent renforcer le côté expérimental par des hurlements ou des chuchotements. Le rock indus tribal délivré par les deux têtes chercheuses de Double Nelson est donc à apprécier sans modération sur scène !
Le venue des Young Gods à Clermont-Ferrand constituait pour beaucoup l’événement de cette soirée ! Leur entrée en matière est donc saluée, comme il se doit, par des applaudissements et par un comportement digne des meilleures raves ; le nombreux public présent dans la grande salle est immédiatement envoyé en apesanteur par la musique électro de Lucidogen le premier titre de leur dernier album Second nature.
Franz Treichler gratifie le public de vocaux torturés et bizarroïdes - en un mot trippants - il est bien aidé par son comparse depuis 1987, Alain Monod, qui réussit à créer des ambiances surprenantes et variées avec ses claviers de l’espace, et par Bernard Trontin, un batteur parfait et inventif caché derrière un kit de batterie énorme et mystérieux… Les chorégraphies et l’attitude inquiétantes de Franz ajoutent encore au pouvoir d’évocation de la musique du groupe ! Aidé par des lumières fascinantes, les Young Gods projettent le public dans la stratosphère ! Entre les morceaux, Franz est très souriant et fait part de sa joie d’être là à l’occasion de cette soirée HP 905/Jarring effects…
Après avoir débuté avec des ambiances électro voire ambient ou expérimentales (solo de guitare surprenant de Franz, break planants d’Alain… ), le set se durcit sur la fin pour devenir une grande messe rock indus. Alain ressort alors des riffs de guitare titanesques de ses machines infernales : le pogo se déclenche immédiatement dans les premiers rangs !
Les Young Gods sont venus, on les a vus (et entendus) et ils ont vaincu les dernières (minuscules) réticences du public : leurs concerts sont incroyablement puissants et fascinants !
A lire sur ConcertAndCo.com, une interview des Young Gods au grand complet…
(Photos prises à Annecy en 2001 par Marc Porral.)
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|  | High Tone + Orange Blossom + Double Nelson + Sawt El Shark + Salmonella Dub (Les Sensations d’Esfacy 2002) - 19 juillet 2002 - 2 chapiteaux à Esfacy.  Sous un chapiteau bien convivial, Orange Blossom déclare ouvertes Les Sensations d'Esfacy 2002, un festival à taille humaine ayant lieu en Haute Loire, à une heure de Clermont-Ferrand. Malgré .../...
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Sous un chapiteau bien convivial, Orange Blossom déclare ouvertes Les Sensations d’Esfacy 2002, un festival à taille humaine ayant lieu en Haute Loire, à une heure de Clermont-Ferrand. Malgré l’horaire (21 heures), le groupe au complet a fait très forte impression dans sa nouvelle formation. Un véritable tourbillon dans lequel l’électronique, les percussions, le violon hystérique et les voix enregistrées et chantées en direct se percutent pour donner Orange Blossom. Tout est emporté par cet ouragan en forme de melting pot sonore ! Un peu chamboulé, on retient la voix de la nouvelle chanteuse, totalement fascinante, l’énergique violon et les percussions conduisant à la transe…
Juste après, sous le petit chapiteau, Saw El Shark apporte une touche encore un peu plus exotique avec sa musique traditionnelle acoustique en provenance de Syrie. Un joueur de luth accompagne sobrement une chanteuse : ce groupe n’a besoin d’aucun artifice pour se produire sur scène. Une découverte à revoir dans un lieu plus intime et calme…
L’électro-dub d’High Tone a encore cassé la baraque ! Sous un chapiteau archi comble, le public est parti dans un long trip grâce au groupe lyonnais. Le mélange des instruments acoustiques et de l’électronique est particulièrement propice au décollage vers les étoiles ! Certains ne sont d’ailleurs redescendus que longtemps, longtemps après … D’autres ont suivi la musique hypnotique faite de longues montées vers un jubilaloire déluge de beats puis de redescentes sinueuses sur les chemins du dub. Comme les éclairages et les vidéos projetées sont très réussis : le public ressort légèrement groggy et en sueur du chapiteau !
Les Néo-Zélandais de Salmonella Dub ont un peu pâti du concert, énorme, d’High Tone : leur dub/reggae festif a paru bien convenu et déjà entendu après le passage des français… Malgré des efforts évidents pour faire bouger les gens et la louable intention de varier les styles, beaucoup sont restés sceptiques devant leur prestation.
Double Nelson a fini de vider le chapiteau en essayant de reproduire pendant la totalité de son show le bruit d’un avion ayant des réacteurs encrassés pendant son décollage. Arrivés sur une scène aux allures spatiales avec des parures en aluminium en fond de scène et des lumières vertes, nos deux spationautes soniques ont exploré tous les confins de l’univers du bruit avec leurs basses, leur guitare, leur batterie et leurs bandes carrèment barrées ! Le premier réflexe est de reculer devant le volume sonore et l’absence de la plus infime trace de mélodie puis on se rapproche, comme emporté par l’œil du cyclone ! La souriante bassiste produit des sons jamais entendus : il lui suffit d’effleurer son instrument pour déclencher un ouragan noisy où se mêlent le son d’une tronçonneuse regardant une perceuse décoller à bord de la fusée Ariane… Aie aie aie ! !

Le résultat évoque Suicide : une sorte de rockabilly concassé à l’aide de boucles. On pense parfois à Tom Waits ou au Jon Spencer Blues Explosion au détour d’un riff de basse, de guitare ou d’une intonation du hurleur en second. Le "chant" du guitariste/batteur/bassiste est particulièrement perturbé : ce petit agité chante à l’aide d’un micro H.F. placé sur un casque bricolé à la maison. Il ressemble donc à un spationaute russe jouant de la batterie dans la station Mir : les voisins ne risquent pas de se plaindre ! Quand il empoigne une basse ou une guitare pour supporter sa partenaire qui émet des miaulements dans le micro, une forte tension sexuelle émane de la scène… Ces deux corps chevauchant leurs instruments bougent en rythme l’un derrière l’autre, la fusion des corps et des instruments n’est pas très loin !
La musique noise rock expérimentale, les éclairages futuristes et le jeu de scène déjanté réussissent à faire entrer en ébullition le cerveau des aficionados qui se ruent devant la scène comme des zombies. Les autres partent en se bouchant les oreilles ou restent cois, comme pétrifiés par tant de bruit blanc. Le concert se finit en apothéose par un morceau où le guitariste tape frénétiquement son instrument pour faire le rythme. Puis nos deux chercheurs à l’université du bruit descendent de scène en fendant le foule : ils regagnent sans doute leur vaisseau spatial garé en double file à Esfacy, le temps d’un concert puissamment scotchant.
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|  | Kill The Thrill + Double Nelson - 10 mars 2001 - MJC Mirabeau - Marseille  Vendredi soir même si nous devions partir assez tôt le lendemain (5h) nous sommes allés au concert à la MJC Mirabeau pour fêter la sortie du 203 barriers le nouvel album de Kill The Thrill, groupe .../...
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| Vendredi soir même si nous devions partir assez tôt le lendemain (5h) nous sommes allés au concert à la MJC Mirabeau pour fêter la sortie du 203 barriers le nouvel album de Kill The Thrill, groupe mythique qui n'avait pas sorti de disque depuis quelques années. Ayant déjà séché le concert de la veille Gasolheads and co, on ne pouvait rater décemment celui ci aussi. En première partie les Double Nelson qui nous avaient fortement impressionnés il y a déjà un moment au Balthazar. Ils avaient d'ailleurs décoré toute la salle de la MJC Mirabeau avec d'immenses draps peints de leurs monstres qui ornent en général leurs pochettes (sortes de shadoks cauchemardesques). Annoncé à 21h le concert à commencé à 22h et visiblement tout le monde s'y attendait puisqu'ils sont tous arrivés à 22h (dernière fois que je me dépêche). Sur scène ils étaient un de moins que la dernière fois, soit 2 : elle et celui avec les favoris. Les murs de la scène étaient couverts d'espèces de couvertures de survie argentée. Leur musique est toujours aussi surprenante, que ce soit guitare - batterie, basse - batterie, ou basse - basse. Lui a toujours son micro dans la bouche pour pousser ses mugissements et grognements. Elle "chante" la plupart du temps. Ca m'a fait un peu penser à Sonic Youth. Globalement j'ai quand même trouvé ça un peu long (et le son un peu fort). Je ne sais pas si c'est l'effet de surprise en moins ou le fait qu'ils n'étaient plus que deux (plutôt ça à mon avis) mais j'ai un peu moins apprécié. C'est tout de même un groupe expérimental unique à découvrir ... Après une pause raisonnable ce fut le tour de Kill the Thrill c'est à dire : Nick au chant + guitare et Marylin à la basse rejoints par Fred (ex Tarif Réduit) à la guitare lui aussi. Ce qui m'a vraiment impressionné dès le départ c'est le jeu de lumière absolument impeccable (bien que simple) qui colle parfaitement à la musique (vraiment dégouté de ne pas avoir eu l'appareil photo adéquat). Dans un espèce de brouillard bleu diffus (un peu comme dans les fonds marins) on devinait Marylin et Fred. Nicolas surgissait au milieu immense éclairé par en dessous, droit comme tout avec sa guitare ... On aurait dit une sorte de messie ... C'est incroyable cette métamorphose qui s'opère lorsqu'il est sur scène. Il a vraiment l'air tendu et torturé, voire tordu de douleur. Je ne sais pas de quoi ils parlent dans leurs morceaux, car il faut bien le reconnaître on ne comprend pas grand chose. En tout cas l'émotion, elle, est bien réelle et passe au public. Sur les bandes derrière eux la batterie mais aussi parfois des guitares !?! Le résultat est très prenant. Au niveau de la voix au début il m'a fait penser à Bertrand Cantat version Here it comes slowly, mais rien à voir au niveau musical. Groupe vraiment à part qui depuis 12 ans "file son chemin imperturbable, absolument infidèle aux lois marketing" n'a pas fini de nous secouer et de nous plaire. Ils ont une puissance digne des grands groupes de métal ou de rock. A la fin (et au début) Nick a remercié le public d'être venu aussi nombreux. Il avait l'air vraiment ému et intimidé ce qui était assez touchant. Même si on a eu un peu de mal le lendemain, je ne regrette pas d'être aller à la MJC qui a décidément une programmation risquée (car en marge) et de qualité et qui souffre de son éloignement géographique ... Réagir à cette critique |
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