Attention, fait rarissime! En effet, pour la premiere fois dans l'histoire du Parc des Princes, les spectateurs -venus en nombre- ont fait le déplacement pour acclamer... des Anglais. Oui, des Grands Britons, mais pas des footballeurs. Mieux que cela. Des légendes du heavy: Iron Maiden de passage dans l'hexagone pour la seconde fois en 6 mois.
Mais avant eux, deux groupes ont fait monter la température. Ou plutôt monter les enchères dans la lourdeur du son. Ont entamé les hostilités le gentilet quintette Within Temptation mené par une charmante vocaliste brune qui en a fait grimpé aux barrières plus d'un. Le groupe distille une musique pas déplaisante, sorte de Evanescence à lourde distorsion, très influencée par une imagerie "heroic fantasy" légère. Rien à signaler si ce n'est leur plaisir communicatif à investir les lieux et à ouvrir le bal.
Suivent une heure après Dream Theatre qui, eux, n'avaient pas joué à Paris depuis l'hiver 2004. Le Théâtre du Rêve baisse son rideau sur le thème (d'ouverture) du film de Stanley Kubrick, "Orange Mécanique". La guitare du fabuleux John Petrucci entame le premier morceau de leur nouvel album ("Octavarium"), "The Root of all Evil". Bon cru et bon choix. Suivent "Fatal Tragedy", "Panick attack"... soit un enchevetrement bien agencé du passé et du présent de la formation. Le public a apprécié, outre les numéros de gymnastique digitale de Big John, la maestria du bassiste. Dans un autre registre, le maillot du PSG arboré par le batteur n'est pas non plus passé inaperçu. Tout est pour le mieux dans le meilleur des monde.
Ou presque. Parce qu'Iron Maiden se fait attendre avant le foutre le feu, mais une braise comme Metallica n'y était pas parvenu à en générer une l'année dernière. Pas un spectateurs ne repondait pas présent à chacun des morceaux. Maiden avait choisi de n'interpréter que des morceaux présents dans leurs quatre premiers albums (exit, donc, "Alexander the Great", "Be quick or be dead" ou encore "Fear of the Dark") Soit dit en passant, nous étions prévenus. Alors place à "The Trooper", "The number of the Beast", "The Prowler", "Running Free" (merci au public qui a cartonné vocalement sur cette dernière!!!), "Run to the hills" ... soit une set-list pas originale puisque volontairement limitée. Mais quelle flambée. Dickinson allume les mèches, s'engouffre dans toutes les brèches et balance de meutrières flèches au public. Le tout dans un français approximatif mais louable entre chaque morceau. L'acccompagne le reste du line-up COMPLET du groupe, donc McBrain aux fûts, Harris à la basse et Adrian/Janick/Dave à la bataille de guitares. Grosse querelle de six-cordistes tous aussi bons en rythmique qu'en lead. A noter, d'ailleurs, quelques problèmes de sons en début de partie qui ont été réglés par une augmentation des volumes de la voix et de la batterie. Rien de bien grave qui n'a pas altéré la qualité de ce show très bien rôdé. Un rappel, trois morceaux et puis s'en vont. Maiden promet un album live en aôut, un autre studio en 2006 et une prochaine visite d'ici peu.
666, définitivement le numéro de la Vierge de Fer.