Ce soir le Dock des Sud accueille la 6e édition du festival
Métis Ta Zik. C’est la première fois que je viens à ce festival et y a des chances que j’y revienne…Car l’ambiance est plutôt sympathique, les organisateurs et bénévoles sont visiblement en majorité de jeunes étudiants et il en va de même du public.
Du coup, une certaine fraîcheur se dégage de l’ensemble et on n’a jamais l’impression d’être dans une machine à fric…L’entrée (en pré vente) était d’ailleurs à 13 euros et comme tous les ans, l’ensemble des bénéfices sera reversé à une asso caritative : cette année Handicap International.
Quand j’arrive, vers 22h00, le festival a déjà débuté depuis plus de 2h, et les spectateurs ont eu droit à un tremplin, aux locaux klezmer de Kabbalah, et au reggae de Seyni et Yeliba. Pas grave, je viens surtout pour la tête d’affiche : les londoniens de
Dub Pistols.
Leur concert démarre avec un peu de retard, et ce détail aura finalement un peu d’importance pour la suite de la soirée…Les Dub Pistols font une entrée fracassante sur la scène…enfin, surtout leur bassiste qui s’emmêle les pieds dans son jack et part dans une bien belle chute. Ca m’a bien fait marrer et ses potes zicos aussi.
Les Dub Pistols étaient à l’origine un duo de producteur de big beat…finalement les deux compères ont monté ce groupe de potes et leur musique est partie dans tous les sens. Car le punk du nom est à comprendre comme « il n’y a pas de frontières, pas de règlements». Du coup j’adore. On navigue d’un morceau à l’autre entre dub, rock, techno, ska, hiphop…Et à chaque fois c’est efficace.
Je suis certain qu’il doit bien se trouver des gens pour dire que leur nom est pompier et leurs compos roublardes. Mais ce serait faire injure à leur évidente culture musicale et à leur précision quasi scientifique quand il s’agit de trouver un truc qui va enflammer le dancefloor. Il faut dire, qu’un des 2 leaders (le plus âgé de la troupe, dont le look ferait envie à notre président de la rep) a un sérieux passé de nightclubber…
Leur set est allé crescendo et on a atteint l’extase musicale à partir de leur tube
Peaches, qu’ils ont enchaîné avec une tuerie électro à la Prodigy, puis avec une version (live pas de sample) rappée de
Highway to Hell et ils nous ont achevé avec l’excellente reprise des
Specials :
Gangsters…La parenté entre les deux groupes est d’ailleurs assez évidente et ça ne m’a pas étonné de constater que Terry Hall (chanteur des Specials) œuvre sur le dernier album des Dub Pistols.
Bref, vraiment un très bon moment qu’auraient sans doute apprécier les nostalgiques de
Fatboyslim et autres
Chemical brothers.
Ensuite, la soirée continue hélas à prendre encore un peu de retard. Non pas que je sois à cheval sur les horaires quand je vais à un festival (je ne le suis même pas quand je vais au boulot ou à un rdv amoureux…) mais ça a été réellement un peu long. Il est vrai que c’est en grande partie dû à de sérieux problèmes de son pour les suivants de
Sayag Jazz Machine. Enfin, tout est rentré dans l’ordre et ils ont pu commencer leur set.
Ces 5 parisiens (dont un homme de l’ombre qui gère des vidéos très trippantes) sont vétus de blouses blanches et nous préviennent qu’ils vont s’attaquer à notre subconscient…Bon je ne sais pas si je suis devenu moins ou plus fou suite à ce concert, mais une chose est certaine on a fait un beau voyage !
Sayag Jazz Machine propose un croisement drumnbass/jazz qui additionné à une dose de vidéos hypnotiques et de jeux de lumières psychédéliques donne au final
une mixture que n’aurait pas renié un certain Hoffman…Bon, malgré l’énorme et bruyantissime extracteur de fumée qui officie pendant les changements de plateau, je soupçonne les restants d’épices colombiennes dans l’air d’avoir leur part dans ce décollage quasi mystique. Un très bon moment donc.
Tout irait pour le mieux, mais voilà, il est presque 3h30 et
Highlight Tribe (que j’avais envie de voir) était sensé terminé son set à 2h30, mais n’a toujours pas entamé son set. Alors je sais je fais mon papi, et d’ailleurs la plupart des jeunes spectateurs devaient s’en foutre, surtout ceux qui gisaient sur les côtés complètement stone.
Bon alors, je fais cette proposition : l’année prochaine programmez les groupes sur deux scènes (ya de quoi faire au dock, bon ça fera un supplément de dépenses niveau matos…) de manière à enchaîner plus rapidement les sets, car ce n’est pas tant l’horaire tardif qui m’a gêné mais l’attente a fini par vraiment m’endormir. Tant pis, donc pour PHM, Elisa do Brasil et Dj Netik qui étaient programmés ensuite…Malgré cette petite déception, une très bonne soirée merci.