Peace, love and death metal... Telle est l'étrange devise des Eagles of Death Metal, le combo de rock ‘n roll glam de Jesse Hugues (au chant et à la guitare) et Josh Homme (le leader des Queens of The Stone Age, à la batterie, à la basse et au chant), deux gais lurons qui ne .../...
Peace, love and death metal… Telle est l’étrange devise des
Eagles of Death Metal, le combo de rock ‘n roll glam de
Jesse Hugues (au chant et à la guitare) et
Josh Homme (le leader des
Queens of The Stone Age, à la batterie, à la basse et au chant), deux gais lurons qui ne pensent qu’à atteindre le nirvana en faisant du sexe… et du rock insatiablement sexuel, décidément ! Si les paroles des morceaux ne parlent que de faire des galipettes partout, tout le temps et avec quasiment n’importe qui - ça a au moins le mérite d’être clair -, les musiques sont un brillant melting pot d’influences musicales à des années lumière du death metal… Le rock 'n roll olé olé de
Little Richard, le boogie furieusement basique de
T. Rex, le psychobilly outrageux des
Cramps, la country folk blues authentique de
Johnny Cash, le punk rock précurseur des
Stooges et des
Sonics, le heavy rock d’
AC/DC, la funk music ultra humide de
James Brown,
Rick James et
Prince se bousculent au portillon pour être honorés au cours de titres tous plus accrocheurs et percutants les uns que les autres. C’est une véritable orgie sonique débridée où les sons de guitare ultra craquants, les voix de fausset façon loups garou assoiffés de sexe et les rythmiques donnant des envies lubriques forniquent en toute liberté. Logiquement, si l’on est normalement constitué, il est difficile de garder son sang froid en écoutant un tel disque. La meilleure façon de l’appréhender semble être de le mettre à fort volume pour accompagner une partie de jambes en l’air sans tabous. Après, l’esprit libre, décontracté, en fumant une clope, on peut scander à loisir
« Peace, love and Eagles of Death Metal… », une manière de remercier ce duo hédoniste pour ses invitations répétées au rapprochement entre les êtres humains… L’album
Death by sexy permet de toucher du doigt le nirvana, pourquoi s’en priver ? Oui, hein, pourquoi ?
A lire également, des
chroniques de concerts des
Eagles Of Death Metal et des
Queens of The Stone Age aux Eurockéennes de Belfort 2005, ainsi qu'un compte rendu du concert d'
EODM au
festival Rock en Seine 2009. .
Sites Internet :
www.eaglesofdeathmetal.net,
www.myspace.com/eaglesofdeathmetal.
2006 (Downtown Records)