A peine 200 fans dans une salle qui du coup s'est retrouvée comble(récent effet de mode...) Le groupe se fait attendre (45 minutes) mais leur arrivée déclenche une hystérie collective.
La composition du groupe est hyper travaillée : une chinoise aux allures de Lucy Liu qui ne décroche pas le moindre sourire derrière sa batterie. Une midinette endiablée aux mimiques buccoliques communicatives au clavier. Un bassiste indéniablement photogénique chevauchant son instrument tel le ferait un dompteur de chevaux. Et puis le leader de la "band" el dante : personnage extraordinaire, survolté, tout droit sorti d'une bande dessinée à la voix sur aigue... en costume mandarine et ceinturon couleur or... Ce mélange de fausse désinvolture sous ses accoutrements neo glam rock post révulutionnaire castriste lui confère un attachement du public quasi immédiat...
Une heure (bien courte il est vrai) de pop rock sur-vitaminée, chaleureuse, enjouée, pleine de bonheur finalement dans un contexte musical ambiant empreint de lassitude, de colère, de mélancolie...
El presindente : à écouter le matin devant un bol de corn flakes !