"Pas Cette Fois..."
Une pathétique tentative de plus, que ce "nouvel" "effort" d'Émilie Simon. Quelles que soient les raisons invoquées en amont – BO, illumination de cortex musical à base de voix divine ou naturelle, nouvelles possibilités technologiques étendues, espèces en .../...
« Pas Cette Fois… »
Une pathétique tentative de plus, que ce « nouvel » « effort » d’
Émilie Simon. Quelles que soient les raisons invoquées en amont – BO, illumination de cortex musical à base de voix divine ou naturelle, nouvelles possibilités technologiques étendues, espèces en danger de disparition, ou deuil intime jeté en pâture à l’adresse des medias et critiques (en guise de Brise-Glace installé à la proue du vaisseau « promo », destiné à amadouer les esprits malins ou retors)
Emilie Simon ne fait jamais que « taper » allégrement et « creuser » à chaque fois un peu plus (loin) dans le capital génétique de l'immense KATE BUSH !!!
À ce titre, SA façon de chanter
Something More, par exemple, est ahurissante de plagiat complet, non assumé, pas plus admis, ou revendiqué ! Pour tout dire, les droits de ce single devraient même être divisés en deux parts (très) inégales…
Sorti il y a deux années, et quelques,
The Bone Machine(09) était déjà fort inquiétant – sans même avoir à remonter ENCORE plus loin ! Pas le temps, ni l’envie… – et se baladait déjà en liberté et sans vergogne aucune, au sein des paysages risqués, défrichés, innovateurs, éthérés et poétiques de
The Sensual World(89),
Hounds of Love(85), ou
The Dreaming(82) ; bénéficiant au passage (au centuple) de la méconnaissance globale d’un public jeune, regardant toujours devant, et de la fallacieuse étiquette « Electro » qui lui était apposée dessus, « façon » macaron ! (Histoire d’annoncer que c’est forcément « nouveau », donc, et « inventif »…).
Outre
Something More, donc, composé à partir d’un pool de chansons issues de
Lionheart(78) et nombreuses autres
Faces B, pondues çà et là par LA
Bush –
The Empty Bullring,
December Will Be Magic Again,
Ran Tan Waltz ou
Home For XMas – l’ensemble des chansons de ce risible
Frankie Knight, est né du terreau fertile des autres –
Tori Amos,
Bjôrk,
Laurie Anderson,
Stina Nordenstam… – des fragrances ou fulgurances passées ET présentes, de la petite protégée de
David Gilmour.
Pour faire court, mais, précis :
Holy Pool of Memory, c’est carrément
Émilie relisant le grand grimoire (livre de recettes ?) de la
Tori (Amos) des débuts, recyclant « Dame »
Kate ! Côté franche rigolade,
Bel Amour reprend même les tics vocaux de Kate chantant (mal) dans la langue de Molière (
Un Baiser D’Enfant, ou
Ne T’Enfuies Pas). Troublante, non, que cette diction Anglo-Saxonne malaisée, empesée en Français, lorsque l’on est native de
Montpellier…
Tandis, que,
Sous les Étoiles partage allégrement son patrimoine, entre
Warm and Soothing et
Lord of The Reedy River,
Walkin With You, elle, revisite les
Chiens de l’Amour, en un parfait et très gênant MIMÉTISME de ton et son, frisant parfois l’absolu… NÉANT !!!
En définitive, il y a ceux (celles) qui créent, qui osent, qui apportent, qui prennent des risques, qui font avancer les choses, qui ne se reposent pas sur les lauriers tressés (ou pas !) par le public et la critique, pour continuer en permanence à « chercher »… Et celles qui dupliquent, décalent un tantinet, puis transforment de foulée ! (Pour le seul plaisir de leur petit ego, de leur carrière indexée sur notoriété imméritée et compte en banque épais, ô combien assumé !).
Pour ne pas voir cela, il faut juste ne pas avoir de mémoire, d’oreille, de rétroviseur propre, ou de connaissances musicales un rien précises, point.
Histoire de vous « laver » le dedans de l’être : revenez vite vers
Never For Ever(80),
Lionheart(78),
The Dreaming(82),
Hounds Of Love(85),
The Sensual World(89), ou le sublime (et récent)
50 Words For Snow(sorti en décembre dernier !).
Revenez, ventre à terre, vers le TALENT, le RÉEL, le VRAI, l’INVENTIVITÉ, la CRÉATIVITÉ, la VIE. Le sel de la vie, est à ce prix. Le BIO et l'ÉTHIQUE, « ça » existe aussi, en musique…