Une voix pétillante parfois traversée par des accents délicieusement désuets, des textes bien troussés, et, enfin, un talent certain pour composer au piano de belles chansons (en français et en anglais).
Emily Loizeau - 31 janvier 2007 - Poste à galène - Marseille
En arrivant au Poste à Galène, je découvre avec un peu de surprise que la salle est bien pleine pour accueillir Emily Loizeau (un soir en milieu de semaine et surtout un soir de match OM-OL). Son .../...
En arrivant au Poste à Galène, je découvre avec un peu de surprise que la salle est bien pleine pour accueillir Emily Loizeau (un soir en milieu de semaine et surtout un soir de match OM-OL). Son premier album très réussi et très original a vraisemblablement attiré pas mal de gens. Juste avant le concert, elle a aussi eu la bonne idée de prévoir une rencontre dédicace dans le nouveau café disquaire Lollilop qui vient de s'ouvrir à Marseille.
Ce soir Emily Loizeau n'est pas venue seule puisqu'elle débarque finalement toute timide sur scène avec deux excellents artistes : un violoncelliste et un batteur (Cyril Avèque qui viendra aussi l'accompagner au chant ou à la guitare – ndP : Cyril qu’on a déjà vu a Marseille notamment avec Sebastien Martel, les General Electrics ou les Vercoquin).
Elle a l'air très heureuse d'être là et débute le concert en faisant tourner un 33 tour sur une platine au centre de la scène qui fera le fond sonore de l'excellent l'autre bout du monde avec une très belle intro au violoncelle. Très vite on s'aperçoit qu' Emily Loizeau a réalisé une vraie mise en scène de ses chansons avec notamment le jeu avec cette platine au centre qui tourne et qui est filmée sur un écran au fond de la scène.
Elle est très nature, souriante et a une vraie complicité avec le public comme par exemple sur Je ne sais pas choisir repris en chœur par le public. Je dois dire que je redécouvre les chansons de l'album avec un plus grand plaisir encore, on retrouve son ambiance avec des chansons calmes et mélancoliques ou le temps reste suspendu comme I'm alive ou Sur la route (chanson très émouvante) et des chansons plus rigolotes comme Boby cheri ou Je suis jalouse.
Tout est millimétré et on ne s'ennuie jamais tant les trois artistes sont à l'aise. Elle nous a fait par exemple une chanson concept shower en proposant à quelqu'un du public de venir faire une chorégraphie. Il y aura aussi une sorte d'intermède où le temps d'accorder son piano différemment, elle fera l'animation du public en lui demandant de faire des bruits d'animaux.
Elle enchaînera alors le morceau Voilà pourquoi, sorte de comptine pour enfant. On a souvent l'impression qu'elle pourrait jouer des heures au piano sans nous lasser comme sur son morceau instrumental Zool.
A la fin du concert, les trois artistes reviendront finalement pour un rappel très sympa où après nous avoir fait asseoir jambes croisés, ils viendront se joindre à nous : Cyril Avèque à la guitare, le violoncelliste et Emily Loizeau a capella pour chanter Leaving you et Jasseeron, une chanson à l'humour noir où elle reçoit comme cadeau de son fiancé une concession dans un cimetière (voir video ci dessous).
Un vrai régal au final, on se surprend à réécouter la semaine suivante l'album. On entendra certainement parler davantage d'Emily Loizeau qui est venu nous donner un instant de magie à Marseille…
Emily Loizeau - 20 janvier 2007 - Les Arcs - Queven Parfaite harmonie entre l'ambiance du disque et celle du concert : un peu de rêve, de tristesse (pas trop), de narcissisme et d'amour. Alimenté par une complicité avec son public (elle joue avec), .../...
Parfaite harmonie entre l'ambiance du disque et celle du concert : un peu de rêve, de tristesse (pas trop), de narcissisme et d'amour. Alimenté par une complicité avec son public (elle joue avec), Emily est conquérante. Bref un délice.
Première partie impeccable avec Florent Mona : un "De Palmas" avec des paroles tendres et poétiques. Un brin de drolerie (mais pas trop). Réagir à cette critique
>> Réponse (le 30/01/2007 par Caliméro) J'ai assisté au concert d'Emily L. aux Arcs à Quéven le samedi 20 janvier dernier et j'ai beaucoup apprécié même s'il .../...La suite
Une édition variée et réussie pour le festival Sémaphore en Chanson, à Cébazat… De Christophe Adam à Dominique A, en passant par de nombreux autres artistes, la semaine dédiée à la chanson française de tous bords a permis de faire un tour d’horizon plutôt réjouissant, sept jours durant.
Christophe Adam : morceaux superbes, arrangements réussis, duos bienvenus, inédits prometteurs…
C’est entouré par une section de cordes (superbement arrangées par Marie-Jeanne Serero) que Christophe Adam a l’opportunité d’ouvrir en grandes pompes le festival 2006, le dimanche 5 novembre. On connaissant déjà l’excellent répertoire du songwriter clermontois en version réduite (une guitare sèche, un micro, une guitare électrique brillamment tenue par Daniel Larbaud et un orgue caressé par Jean-Michel « speed » Plasse), mais la version « orchestre complet plus cordes » apporte un indéniable plus à l’ensemble. La voix joliment sexy, grave et éraillée de M. Adam (demandez aux femmes ce qu'elles en pensent… ), sa guitare sèche, celle de son acolyte électrique et l’orgue ont la chance d’être placés dans un superbe écrin, avec une batterie (celle de Christophe Pie, musicien et producteur de JL Murat), une contrebasse, des violons et un violoncelle… Le set de plus d’une heure et demi proposé au nombreux public réuni à Sémaphore atteint des sommets. Si la batterie et la contrebasse boostent les morceaux dans la première partie du spectacle, par la suite, l’arrivée des cordes fait littéralement décoller nombre de titres vers des cimes inespérées. La réalisation du rêve de tout musicien (voir son répertoire magnifié par des cordes) semble inspirer Christophe Adam, qui n’a sans doute jamais aussi bien chanté ses chansons folk/rhythm and blues… La mélodie interdite, La recette de l’amour fou, L’inconsistance... les compositions marquées du sceau de la classe se succèdent, avant de laisser la place à un nouveau morceau aussi émouvant que captivant, Les roses grises… Décidément, ce Monsieur sait écrire des chansons qui marquent les esprits ! Il apprécie également de mélanger sa voix avec celles de charmantes personnes du sexe féminin : Morgane du groupe Cocoon pour le très ironique Vivre tue et Gaëlle de La Position du Tireur Couché pour l'acidulé Je déteste ça. Des morceaux superbes, des arrangements réussis, des duos bienvenus, des inédits prometteurs, vous l’aurez compris le public est reparti conquis…
Le vendredi suivant, Arman Méliès déçoit, comme lors de sa première partie de Dominique A à la Coopérative de Mai en 2005. Car si le songwriter français sait composer et chanter de jolis morceaux sur disque, il se fourvoie sur scène dans une série de démonstrations techniques superflues avec son autosampler, sa guitare et ses micros. Après avoir enregistré toutes les parties assez longuement, chaque morceau est interprété puis étiré à l’infini avec des vocalises interminables. Ce traitement aboutit à uniformiser tout le répertoire et à lasser… Et l’on se dit qu’une chanson interprétée sobrement à la guitare et sans aucun artifice serait la bienvenue…
Emily Loizeau : un concert brillant.
Juste après et malgré un public assez difficile à faire réagir, Emily Loizeau a montré tout l’étendue de ses multiples talents. Entourée par un groupe réduit mais parfait pour ses morceaux, la belle Emily évolue en toute liberté au piano et au micro. Ses textes futés, drôles et/ou émouvants sont chantés d’une voix méritant tous les louanges. Délicatement voilées et superbement modulées, les cordes vocales de Mademoiselle Loizeau font vibrer le public, ses pitreries et autres harangues drolatiques se chargeant de faire sortir l’auditoire de son mutisme. Pour en arriver finalement à faire un triomphe à l’auteur de l’album L’autre bout du monde. Les rappels seront l’occasion de voir la chanteuse à l’œuvre sans micro, prouvant ainsi, s’il était besoin, l’authenticité et la puissance de sa voix. « Brillant » est le mot qui vient immédiatement à l’esprit à la vue d’un concert d’Emily Loizeau…
Polar : très inégal.
Bruyant, c’est le premier qualificatif qu’on trouve approprié au set de Polar, le dimanche soir… La guitare électrique surmixée et la batterie recouvrent la voix et la guitare sèche du chanteur suisse d’origine irlandaise. Il faudra que nombre de personnes quittent la salle et que quelques uns expriment leur mécontentement quant au volume sonore pour que Polar se décide à baisser (un peu) le volume et à venir chanter un titre, débranché au milieu du public. Dès le début du concert, les bruits de tôle à chaque coup sur la batterie auraient dû mettre la puce à l’oreille à l’ingénieur du son… mais, en fait, non. Pour ne rien arranger, le changement de direction de Polar (chant en français et beaucoup plus forcé qu'auparavant) n’est pas du goût de tout le monde dans les rangs du public. Car, si certains morceaux fonctionnent, la plupart sonnent comme si l’on avait plaqué une grosse guitare et un chant trop emphatique sur un titre folk. Le concert est donc décousu et très inégal, avec de belles réussites - comme sur le disque Jour blanc et des détours dispensables, on pense en particulier à certains titres où le refrain est interprété à l’infini, laissant l'impression d’un manque d’inspiration flagrant.
Dominique A : un très grand moment.
Le manque d’inspiration ne semble pas affecter Dominique A, toujours aussi pertinent sur son dernier album en date, l’inépuisable L’horizon… Malgré quelques difficultés à réveiller le public du dimanche soir, M. Ané a sans doute donné l’un de ses meilleurs concerts à Sémaphore. Chant habité, musiciens parfaits (batterie, cuivres, guitares, claviers), éclairages sublimes, set list quasi idéale, il faudrait vraiment chercher longtemps pour trouver un défaut à ce concert saisissant de bout en bout… Comme Camille lors d’un concert proche du parfait le dernier jour du festival 2005, Dominique A a parfaitement tenu son rôle de tête d’affiche de la semaine. L’univers si particulier du Nantais est plus que jamais marquant sur les planches… et c’est un euphémisme. Comment pourrait-il en être autrement avec un répertoire abritant des perles à l’état brut comme La mémoire neuve, Rouvrir, L’horizon, Pour la peau, Le Commerce de l’eau, Dans un camion ou encore Le Courage des oiseaux ? Chaque titre subit un traitement de faveur à base d’arrangements aventureux et surprenants, si bien que l’auditeur/spectateur se retrouve dans une situation idéale : une sorte de tête à tête rêvé avec un artiste doué et au meilleur de sa forme… A force de tutoyer la perfection, Dominique A réussit à rendre folle l’assistance qui le réclame à corps et à cris pour des rappels, qui s’avéreront être de très grande classe. Un très grand moment que ce concert donc… Souhaitons à l’édition 2007 de Sémaphore en Chanson de pouvoir en proposer d’un tel niveau.
A lire bientôt sur le site, une interview de Dominique A réalisée le jour du concert pour Radio Campus Clermont (93.3 FM ou www.clermont.radiocampus.org)... L'entretien sera diffusé la semaine du 27 novembre au 3 décembre 2006 sur les ondes.
Emily LOIZEAU - 17 octobre 2005 - Théâtre Edouard 7, Paris Emily LOIZEAU a commencé fort... Elle rentre sur scène alors que le monsieur avec sa voix de stentor nous annonce que le spectacle va être filmé, Emilie se rend compte qu'elle aurait du attendre 2 .../...
Emily LOIZEAU a commencé fort... Elle rentre sur scène alors que le monsieur avec sa voix de stentor nous annonce que le spectacle va être filmé, Emilie se rend compte qu'elle aurait du attendre 2 minutes, se retire en coulisse avec un rictus embêté et les mains ouvertes style "Oups ! je devrais pas être là, je me retire !!!", la voix se tait et Emilie revient sur scène, applaudissements, elle s'assoie à son piano, sourit en nous regardant et commence son solo.
Sans à priori au départ, je ne savais pas à quoi m'attendre, les premières notes arrivent, toutes douces, la voix sort, jolie et intéressante, à la fois douce et profonde et les textes, au fur et à mesure, on devient plus confiant, on écoute mieux et on rigole par moment car elle est drôle la Emily et même surprenante !
Future grande, je ne sais pas mais dans tous les cas, elle fera partie du paysage musical français des prochaines années c'est sûr.
Tue Loup + Emily lozeau + Versari - 27 Septembre 2005 - Nouveau Casino Paris Tue Loup, je les avais vu en première partie d'Eiffel où ils avaient été chahutés. Faut dire c'est pas le même style. Toujours est-il, on aurait envie de mettre un bon coup de pied au cul du petit .../...
Tue Loup, je les avais vu en première partie d'Eiffel où ils avaient été chahutés. Faut dire c'est pas le même style. Toujours est-il, on aurait envie de mettre un bon coup de pied au cul du petit chanteur : il est mou et à part "city light" seul morceau volontaire de son album "Rachel au Rocher", c'est une succession de poncifs "soit disant littéraires" selon certains critiques qui feraient bien de lire un peu plus, une plongée dans la vie "passionnante" de Xavier Plumas qui n'en finit plus de se raconter dans un phrasé trainard et apathique. Les loups de la Sarthe depuis "La Bancale" ou "La belle Inutile" ont perdu leurs crocs, sont devenus moutons, ont une tête à se faire tondre et quand on connait le potentiel c'est bien triste.
Emilie Loizeau, avec un z, mignonne comme tout, faut dire j'avais Droopy avant, bref Milie nous a donné de jolies moments musicaux, de la délicatesse, beaucoup d'humour et de fantaisie : quelqu'un qu'il faut suivre à mon avis, chez elle charme et talent ne font qu'un et la grace qu'elle parsème mèrite toute notre attention ... et a sauvé la soirée...
Parce que Versari, le Jean-Charles des Hurleurs, qui aurait mieux fait de hurler ailleurs, assène une pop sombre comme un coup de marteau sur le crâne d'un pauv'chrétien : quand j'entends ça j'ai plus la foi.
Ce soir là, valium, marteau piqueur et Milie jolie. Merci pour la dernière. Réagir à cette critique