Ce soir le Metal tendance lyrique investissait l'Espace Julien, trés bonne salle au coeur de Marseille. Je ne suis pas fan ultime d'Epica, les ayant vu dans divers festivals auparavant, mais bon, pour une fois qu'on a du Metal ni extreme, ni néo, truc-core, qui passe à domicile, pourquoi se priver du court déplacement ?!
Avec mon Padre nous entrons dans l'etablissement alors que la première partie vient d'entamer son set. Aprés un petit passage au bar, on va voir de quoi il retourne exactement, histoire de pouvoir parler de Kells en connaissance de cause.
Ce combo lyonnais formé il y a même pas trois ans est proche des groupes à tendance melodico-lyrique, avec une base rythmique, un soliste, un clavier, et bien sur une jolie chanteuse vocalisant de fort bonne manière ma foi, dans le registre dit lyrique. Par contre, je remarque ici et là des influences néo-metal, qui seront criantes sur le dernier titre, où la chanteuse demande sans cesse au public de "faire du bruuuuuuuuiiiiiiiiiittttttttt", jumpant à l'occasion. Pas trés à mon goût pour le coup, mais les presque 300 personnes présentes accueillent bien la chose pour la plupart, le groupe se faisant applaudir après chaque titre, et réagissant bien pendant ces derniers.
Sur une chanson lente, on a même droit à de la flute (traversière) m'a t il semblé, et dans l'ensemble ce n'est pas désagréable du tout, quoique répétitif dirais-je.
En parlant avec le gratteux en fin de soirée, j'apprend que ca marche bien pour eux, surtout en belgique d'ailleurs. Tant mieux pour ces jeunes zicos, leur entrain fait plaisir à voir.
Alors que je suis toujours en train de tchatcher avec des potes pas vus depuis un grand moment, Epica balance les premiers accords de son repertoire dans la grande salle.
Honnêtement je n'ai pas suivi l'intégralité de leur prestation, ne connaissant en plus que leur premier opus. Mais pour tout ce que j'ai vu, force m'est de reconnaitre qu'ils envoient trés bien dans ce genre d'endroit modeste, en terme de capacité.
Le son est bonnard, le groupe joue bien, les morceaux s'enchainent facilement, parvenant même à me secouer les poils à plusieurs reprises, mais faut l'avouer: on a d'yeux que pour la jolie Simone, frontwoman sexy au possible mais point vulgaire ce soir là. En plus d'avoir le physique, elle démontre qu'elle sait chanter, elle se donne, elle bouge l'audience présente ! Ses fans sont aux anges apparement, et c'est bien là l'essentiel.
Pour ma part je préfère Nightwish, ou encore After Forever, plus Heavy, mais le combo hollandais n'a pas à rougir de sa prestation, loin de là.
GANDALF OBLIVION