Après une nuit réparatrice, on rejoint le site sous un soleil de plomb (qui a dit que l'été était pourri ? A Marseille on a pourtant rien remarqué - hin, hin, hin...). Quoi qu'il en soit pas de panique : la boue n'a pas séché, les journaleux des Inrocks auront toujours l'air de cons en tongs, et les nombreuses minettes au look Plasticines (jean slim et mèche de rigueur), chaussées de bottes à fleur, seront toujours au top du chic et du tout-terrain !! Certains petits malins de nos amis ont pu faire entrer des breuvages non vendus sur le site, la moitié des jeunes de Londres est toujours là - et toujours ivre (certains avec des canettes en verre dont on se demande sincèrement où ils les ont cachées pour passer à la fouille), on a pu finalement rentrer même si nos bracelets sont d'ores et déjà à moitié effacés : tout s'annonce très bien !
Sont déjà en action les PuppetMastaz, un groupe d'une quinzaine de rappeurs crypto-teutons pour le moins original car composé de ... poupées, enfin de marionnettes un peu déglinguées avec des gueules de chaussettes trafiquées, disons plus près de Fraggle Rock que du Muppet Show, et qui envoient un rap de tous les diables ! A un moment donné un énorme Puppet gonflable ('Meet my fuckin' big brother !') vient même calmer un de ces petits salopiots (voir vidéo par ailleurs). Et plus tard un DJ en forme de yéti rose fluo les fera tous danser en rythme ! C'est donc beaucoup plus amusant que le déplorable Wu-Tang qu'on a subi aux Eurockéennes, surtout que le groupe a un flow parfait qui rappelle les excellents Jurassic 5 vus sur cette même scène il y a quelques années, et que la synchro des voix avec les Puppets est telle que même à dix personnages, on voit encore qui chante quoi ! Total classe. Le groupe s'est présenté à la fin et, nous a-t-on dit, a recueilli un triomphe mérité. A revoir en entier donc !
Car on a du partir avant (et même sacrifier les bruitistes I Love UFO qu'on aime pourtant bien !), désireux de ne pas rater le concert de The Fratellis, qui délivrent un rock très frais sur leur prometteur premier LP (Costello Music), rappelant les Arctic Monkeys, avec un poil plus de mélodies. Leur bon son brut est très entraînant, sur les rares balades (Everybody knows you cried last night, So if you're lonely), comme sur les nombreuses pépites rock que sont les furieuses Flathead, Creeping up the Backstairs & autres Country Boys and City Girls (qui rappellent Dirty Pretty Things, et ça c'est un compliment). A noter qu'ils ne sont vraiment que trois (contrairement aux blaireaux de Muse par exemple) et que le batteur, en plus d'être excellent, chante - et chante même très bien. Par moments on pense aussi aux White Stripes tant certains riffs sont saignants - un power trio quasi-parfait en somme ?
A noter que dans la flaque de boue énorme devant la scène, patauge et s'épanouit un jeune anglais très mobile (et apparemment très "high") qui hélas salit un peu trop les gens autour de lui - pour rigoler quoi, c'est cooooool ! Il finit même par être franchement agaçant au point qu'un type balaise, plus remonté que les autres, finit par faire ce que tout le monde rêvait sans se l'avouer : le choper pour lui mettre la tête dedans (un poil trop violemment hélas). Pas démonté, le golem continue à danser (voir vidéo par ailleurs) tandis que le groupe envoie le single Henrietta, ou encore les popissimes Baby Fratelli & Chelsea Dagger, qui sonnent toutes deux comme du Beatles sous acide ! Au final, certes un peu dérangé par l'excentrique angliche, on a passé un excellent moment en compagnie de ce très bon combo, très référencé (voire peu original, dirons les chagrins), mais sacrément efficace pour trousser des chapelets de chansonnettes parfaitement jouissives !
On a bien été prévenus par voie de presse il y a sept jours (soit 5 de plus que sur le site de Rock en Seine, merci !) que la diva borderline Amy Winehouse ne nous ferait pas l'honneur de sa présence électrisante, pour cause de Rehab forcée (elle avait pourtant dit : 'No, no, no !')... Sauf sous la forme d'une image pixellisée (et un peu revisités au rouge à lèvres), parmi des dizaines de tableaux tous plus réussis les uns que les autres, exposés par un certain Craig Robinson (qui nous ont permis de jouer à "qui c'est ?" pendant trois jours - les réponses étant en général assez faciles à trouver grâce au coup d'oeil acéré de l'artiste). Enfin pour New Order c'était quand même pas facile...
Bref, Amy semble envisager une carrière à la Pete Doherty (sauf qu'elle est une vraie musicienne, et qu'elle prône la tendance viticole), et on ne peut donc que se féliciter de l'avoir vue, la belle, aux Eurockéennes où elle fut, sachez-le chers amis parisiens (qui ne vous étiez pas tous déplacés en p------e), tout bonnement sublime ! Une autre fois, espérons-le ? Quoi qu'il en soit on ira pas revoir à la place Cold War Kids dont on ne peut absolument pas supporter la voix du chanteur sur scène, malgré un album correct et quelques bonnes compos. Quant à l'autre groupe aperçu à ce moment, il porte bien son nom : Hello / Goodbye... horrible son variétoche, beuark, fuyons !
Ouaip, de toutes façons on va enfin pouvoir voir Pravda, fameux duo électro-garage parigot minimaliste sur lequel on a placé beaucoup d'espoirs... Arrivés en plein soleil, Suzanne est un peu plus habillée que prévu, et Mac un peu plus blond mais, bon, elle est néanmoins sexy à mort et lui rock-n-roll en diable avec son T-shirt U.R.S.S. Il est vrai qu'ils évoquent quand même (comme l'a dit le guitariste) un duo formé par Uma Thurman et Billy Idol ! La machine à tubes express qui squatte notre iPod depuis des mois se met alors en branle : Body Addict, What did U expect, Je suis French, L.O.V.E. (où la belle Suzanne échange son Korg contre une basse), et nous retourne bien le cerveau ! Et l'on se rappelle soulagés que si Amy était venue, on aurait du faire un choix difficile entre ces deux brunettes atomiques.
Tandis que là, notre temps de cerveau est tout disponible pour ces petits joyaux de simplicité binaire et de verve pêchue : Lover's Contract, I Wanna be your God, J'ai besoin d'air, la reprise Frank Sinatra ou l'iggypopissime 1,2,3,4 Rock, assénés avec une grâce et une gentillesse désarmante (ils ont tout de même l'air étonnés d'être là devant tant de gens !). On a pris aussi un pied terrible sur une version technoïde et pour tout dire débilisante d'Enter Sandman (tandis qu'un ami métalleux au désespoir envisageait au même moment, nous racontera-t-il après, de s'ouvrir les veines !). Le concert se finit, trop vite, sur des remerciements (et des applaudissements) chaleureux et le titre génial qui sauvait la compil 'Passe ton ton Bac d'abord' : je suis A l'Ouest (hey, hey, hey)! Cela dit si la formule duo fonctionne à merveille, un petit batteur ne ferait pas de mal ! En tout cas respect à Pravda et ... Na Zdorovie !
On se remettra en effet avec un grand verre de brassin de houblon, un peu passif à vrai dire (puisque assis derrière une tour son), en écoutant les boucles trip-hop jazzifiantes d'EriK Truffaz, qui invite à un moment le chanteur Ed Harcourt et sa voix chaloupée pour le seconder. J'ai remarqué une très belle chanson piano-voix qui rappelait Archive (bonne époque) : soporifique et très beau ! D'autres qui ont mieux écouté semblent avoir trippé à mort pendant ce concert - on posera simplement notre joker de la journée, avec à la place d'une illustration du concert, cette belle image de deux membres historiques (et actuellement brouillés) du rock stoner !
On se reprend pour aller voir (sans passion excessive mais puisque rien ne nous tente), le héros solitaire de la brit-pop Jarvis Cocker qu'on imagine à tort être un vieil aigri prétentieux. Grossière erreur, c'est un garçon éminemment sympathique ! Installé en France depuis 4 ans et qui pourtant baragouine horriblement le français, entre chaque chanson. Mais c'est aussi un pitre de bon niveau, et même un très bon songwriter dont on écoute avec plaisir les compositions (pourtant inconnues, on a même pas reconnu de hits de Pulp...), d'autant que son groupe est plutôt très affuté. Il plaisante sur la flaque, finement rebaptisée 'Espace Glastonbury', et dédicace même une chanson appelée One Man Show au golem, qui y trempe toujours ! Il fait aussi le crooner piano-voix, avant une fin beaucoup plus rock (sur une reprise sympa de Paranoïd). Pas totalement captivant mais reconnaissons qu'on a passé un agréable moment avec lui.
On jette ensuite un oeil lointain sur C.S.S. (qui a en effet attiré beaucoup de monde). Pas moins de 6 filles et 3 guitares, elles déroulent crânement leur très inégal album Cansei de Ser Sexy dans un festival de couleurs et de ballons : certaines chansons sont d'un kitsch assumé comme Alala - par moments ça ressemble à Pop Corn joué en live, parfois c'est presque rock (sans jamais égaler en la matière leurs consoeurs du Tigre, quand même salement plus hargneuses)... Mention spéciale quand même à Meeting Paris Hilton ('The bitch says yeaaaah !'), assez drôle !
Fatiguées d'être sexy (et elles le sont), plusieurs de ces filles se sont donc habillées comme des sacs - surtout la chanteuse (plutôt mignonne par ailleurs) qui porte une immonde combinaison moulante fluo multicolore à un poinr que c'en est fatiguant à regarder ! En tout cas leurs titres passés au filtre d'un son de scène plus dûr, s'en sortent bien : en particulier les bombinettes électro-rock comme Off the Hook électrisent la foule (qui slamme dans tous les sens), la chanteuse est une vraie pile électrique - ça le fait ! Pas folles par contre, les filles ont gardé leur single Let's Make Love & Listen to Death From Above pour la fin (un peu courte d'ailleurs), concluant leur concert dans une belle ambiance festive, par d'impressionnants tirs de canons à confettis et serpentins !
Un peu plus tard sur la grande scène, on découvre (peu ou prou) The Jesus & Mary Chain, groupe indie historique dont le côté mythique nous passe légèrement au dessus de la tête, malgré quelques écoutes à titre de rattrapage de leur manifeste Psychocandy. Leur jeu de scène, tendance croque-morts en goguette, est charmant : je suis sûr que le chanteur Jim Reid (une sorte de Ian Curtis non suicidé) doit rigoler, parfois, quand il se brûle. Et même que le guitariste doit sourire, quand il se mutile par accident... Les orchestrations sont basées sur des balades ou des chansons pas très violentes en soi, mais s'appuyant constamment sur des guitares atrocement saturées (un mur de larsen constant en somme - j'aime assez !)
Quoi qu'il en soit, leurs chansons ont vingt ans pour certaines et sonnent très modernes, on a même l'impression d'en reconnaître plusieurs (reprises sur des B.O. de films peut-être ?). En tant qu'influence majeure du shoegazing, ils ont été pas mal pompés et repris, il est vrai : des groupes comme T.B.J.M., The Raveonettes ou B.R.M.C. leur sont largement redevables ! Le chanteur expose son hédoniste philosophie à travers ses textes : 'I'm happy when it rains !' (pas de bol, il fait beau) ou encore 'I wanna die just like Jesus Christ' (sans dèc' !). Sa voix a toutefois un côté hypnotisant et presque sexy, le son est de mieux en mieux réglé (à moins que nos oreilles s'habituent ? ) bref, incontestablement il se passe quelque chose : c'est bon ! Le final est d'ailleurs tout à fait trippant, on est conquis - voilà une lacune à rattraper !
Bref, on a pas particulièrement envie de traverser tout le site, après ça, pour aller se polluer les oreilles avec les productions récentes des Rita Mitsouko (dont seuls les tubes d'il y a vingt ans ont vaguement amusé nos oreilles aux Eurockéennes). Etant venu avec des amis Toolomanes, on se laisse donc facilement convaincre de boire un coup et manger, avant d'aller se placer tranquillement. Personnellement l'album 10 000 Days dont j'aime bien certains passages, ne m'a pas bouleversé au point de vouloir le chroniquer : le metal progressif et cérébral que pratique l'"Outil" nécessite une écoute de type méditative et un patient apprivoisement, qui ne semblent pas avoir prise sur moi... pour le moment.
Mais enfin la curiosité est là devant ce concert annoncé comme exceptionnel : je patiente donc gentiment parmi mes amis les braillards, on s'échauffe un peu la voix (le nom du groupe se hurle particulièrement bien), et je constate un peu désabusé qu'étant tout devant la grande scène, je suis à nouveau placé très logiquement ... les deux pieds bien tanqués dans la merde ! Qui plus est derrière des gens plus grands que moi et placés sur du dûr, eux. Lorsque le public est bien chauffé à blanc, le concert commence dans une immense clameur, avec un dispositif de scène intéressant : seuls les visuels sont mis en avant, tandis que les musiciens (surtout le leader caractériel Maynard James Keenan et son iroquois, qu'on ne verra à peu près pas) resteront en ombre chinoise une bonne partie du concert.
Le son dans la fosse n'est pas formidable - c'est même assez violent, on entend trop la basse et la batterie et trop peu le chant, pourtant assez délicat. Les visuels par contre, créés par l'un des membres du groupe, sont objectivement plutôt splendides. Les longues plages méditatives, ponctuées d'explosions violentes de batterie ou de guitare, plongent les fans dans la transe - pour ma part j'apprécie surtout les vidéos (très orientées anatomie/chirurgie) vraiment hyper-chiadées ! Le tout a un côté messe païenne (le groupe a d'ailleurs forgé sa légende en se posant comme passeur d'une pseudo-doctrine philosophique, la lachrymologie), c'est plutôt plaisant même si je me sens vaguement déplacé parmi tous ces fans hardcore, un peu comme quand je m'étais perdu dans le public de Johnny H...
Aux deux-tiers du concert, les non-Toolomanes de notre groupuscule dont je suis s'échappent cependant pour aller boire un coup et se situer beaucoup plus loin. Il s'avère en reculant que la foule n'est pas (ou plus) si nombreuse que ça - guère étonnant vû le côté plutôt expérimental de la musique de Tool... Pour notre plus grand plaisir, il s'avère que le show a une tout autre gueule vu du fond : le son est bien meilleur, on profite mieux des films sur écrans géants et des lasers qui déchirent le ciel, en obéissant pile-poil au rythme des coups violents assénés par le batteur (quel pied il doit prendre, le salaud !). Le concert se termine par (eh oui, j'ai quand même reconnu formellement un titre !) la formidable Vicarious (cf petit extrait en vidéo), et honnêtement c'est plutôt génial !
Pour finir, le psychopathe en chef prend le micro et remercie brièvement le public - c'est déjà pas mal, ne lui en demandons pas trop. Plutôt conquis, j'en conclus que ce concert est en tout cas l'un des plus beaux que j'aie vu - esthétiquement parlant ! En petit bonus, un ami (dont je tairai le nom) arrivant en courant pour retrouver sa belle, zigzague un peu trop, dévisse et s'étale de tout son long dans la boue, ce qui égayera notablement la fin de cette soirée grande-scène à l'ambiance un peu morbide quand même - mais artistiquement très stimulante !
Encore une belle journée donc, qui se finira après avoir hurlé comme des idiots dans le métro (et aussi y avoir violé un certain nombre de lois de santé publique juste pour le plaisir, tel ce mauvais parisien sur l'illustration), qui se finira donc par une petite virée dans le quartier très agité de Pigalle ...
Eric Truffaz Quartet / Cinématic Orchestra - 19 avril 2007 - La Hune - Printemps de Bourges Belle soirée électro-jazz à la Hune.
Les anglais du Cinématic orchestra ouvrent le bal précédés d'une belle réputation et de nombreux albums. La formation est etoffée : batterie, guitatre, clavier, .../...
Les anglais du Cinématic orchestra ouvrent le bal précédés d'une belle réputation et de nombreux albums. La formation est etoffée : batterie, guitatre, clavier, saxo, basse et programmation ; parfois un chanteur munis de quelques effets fait son apparition.
C'est très impressioniste et fait pensé à des ambiances de bandes originales de films. Mais la transposition des morceaux cinématiques sur scène est parfois laborieuse, même si la prestation est de qualité. On sent que le leader à la programmation est peu à l'aise et on se demande son utilité, mis à part lancer quelques boucles et des basses minimales et simplistes.
La maitrise incroyable se retrouve avec le Quartet d'Eric Truffaz vraiment impressionant. Le trompétiste qui ose depuis longtemps toutes les passerelles avec les musiques urbaines nous régale. Les styles se croisent : hip-hop avec un MC, le rock à l'aide d'un bassiste (Marcello Giuliani) très bon comme du batteur (Marcello Giuliani), la soul et le funk avec la prestation de Patrick Muller aux claviers. Truffaz place quelques ambiances jazzy, aidé par Ed Harcourt, un songwriter doué.
Ah si le jazz et les jazzmen étaient toujours aussi accessibles ! Réagir à cette critique
Erik Truffaz + Christophe - 6 avril 2004 - Trabendo, Paris Le premier à rentrer sur scène est le trompettiste qui avait commencé à jouer encore dans les coulisses. Les autres musiciens s'installent, et le type au Fender Rhodes commence à frapper sur le .../...
Le premier à rentrer sur scène est le trompettiste qui avait commencé à jouer encore dans les coulisses. Les autres musiciens s’installent, et le type au Fender Rhodes commence à frapper sur le mécanisme du clavier. De ce son il en fait un sample, puis basse – batterie entrent. Ils ont alors enchaîné 2 morceaux dévastateurs. Et là je dois dire que c’était un moment magique. Je sentais que j’avais un énorme sourire figé à la figure, mais j’écoutais, je me nourrissais de ce concentré de talent.
A la fin des deux morceaux, Erik Truffaz, relativement timide malgré ses centaines (voire millier) de scènes lâche : « Je vois qu’il y a des mines réjouies dans le public ».
Le concert continue, toujours monstrueux.
Le batteur (Marc Erbetta) ! Vraiment impressionnant ! On dirait qu’il croit avoir une bombe implantée dans le cerveau et que cette bombe risque d’exploser s’il fait le même rythme pendant plus de quinze secondes. Pourtant il a l’air de rien, mais il est vraiment démoniaque. Il est rapide, précis, il fait des rythmes vraiment beaux et innovants, change tout le temps et refuse de faire des breaks comme tout le monde. D’ailleurs à des moments on ne savait même plus s’il s’agissait de rythmes ou de breaks. Et puis il a, j’en suis certain, un métronome greffé dans la tête (entre ça et le bombe il doit plus y avoir beaucoup de place).
Le bassiste (Marcello Guiliani) ! Il est assez jeune, je dirai environ 25 - 30 ans. Ca peut paraître vieux, mais vu son niveau il a du commencer la basse à 3 mois. Lui aussi est affolant, il est parti à un moment sur un morceau basse – batterie où le batteur le laissait s’amuser. Il a fait des trucs incroyables, des slaps de partout et super bien placés. Entre deux slaps un accord de puissance pour le côté mélodique.
Truffaz ! Avant d’aller à ce concert je ne savais pas qu’il était possible de produire de tels sons avec une trompette. Ce sont des sons indescriptibles. Quelquefois il rajoutait quelques effets dessus, un peu de disto, de la wawa… Il mérite vraiment d’être connu, parce que c’est quelqu’un qui innove énormément dans le jazz.
Patrick Muller ! Aux clavier il fait vraiment des très bons trucs. Notamment de la percussion sur le mécanisme du clavier. Ou encore de la wawa sur Fender Rhodes avec un groove gigantesque.
Tous nous on offert durant 1h20 un superbe concert. 1h20 c’est court me direz-vous. Oui mais ils ont joué plus, seulement après ils n’étaient pas seuls. Ils ont voulu inviter un chanteur qu’ils « aiment beaucoup » comme l’a souligné Erik Truffaz.
J’ai nommé : Christophe !
Et oui, Christophe, les mots bleus, Aline, tout ça…
Mais il est marrant ce type, tout vieux, tout petit, tout bizarrement habillé, tout blond. Ils ont joué quelques morceaux de Christophe, et d'autres qu'ils ont fait ensemble.
Mais jamais il ne partait...
Il est resté jusqu’au bout.
Après quelques minutes les musiciens reviennent pour le rappel, avec Christophe malheureusement. Tout le monde était assez frustré de terminer sur cette impression.
Personne ne voulait rentrer chez lui avec cette frustration. Toute la salle s’est mise à applaudir, à demander un rappel, pendant 15 – 20 minutes. Personne n’aurait pu nous faire sortir de la salle. On voulait les 4 musiciens seuls !!
Finalement ils ont du aller coucher Christophe et sont revenus nous jouer un dernier morceau qui nous a totalement ravis ! Ce qu’il faudra retenir de ce concert n’est pas l’intrusion de Christophe, mais le talent de ces types.
>> Réponse (le 04/12/2007 par Christian) quelle triste critique sur Christophe !!!
Truffaz est un grand, très grand, ses musiciens aussi, mais Christophe est .../...La suite
Truffaz - 12 Décembre 2003 - Le Moulin, Marseille Un bon concert haut en couleur vendredi soir au moulin, Truffaz n'a pas l'air à l'aise quand il s'agit de s'adresser au piublic verbalement en revanche il est très bavard par le biais de sa .../...
Un bon concert haut en couleur vendredi soir au moulin, Truffaz n'a pas l'air à l'aise quand il s'agit de s'adresser au piublic verbalement en revanche il est très bavard par le biais de sa trompette.Un personnage plutôt enigmatique et très résevé mais attention quand il se lâche! Bon c'est vrai que c'est du jazz vous me direz,mais c'est un jazz très métissé comme il l'entend avec des rythmiques rock donné par le batteur Marc Erbetta qui s'est donné à fond même à la double pédale à la fin mais qui sait aussi aborder des couleurs de jeux plus nuancées ou plus cassées.Un bon basse/batterie en milieu de concert,marcello Giuliani le bassiste possède un groove très subtil et un slap percutant qui donne envie de jouer en rentrant chez soi.Une partie un peu plus classique avec le duo clavier (rhodes et piano)/trompette mais que les amoureux ou les futurs ne dédaigneront pas; là c'était le moment d'emballer. On regrette qu'il n'y ait pas eu son invité habituel le mc Nya mais bon on peut pas toujours tout avoir. Réagir à cette critique
Eric Truffaz - 24 Juillet 2002 - Palais Longchamp à Marseille Eric Truffaz, ah, Eric Truffaz! Il y a des concerts comme ça, où on met plusieurs jours à redescendre tellement l'événement était grand.
Certes, il s'agissait d'un petit concert sans prétention .../...
Eric Truffaz, ah, Eric Truffaz! Il y a des concerts comme ça, où on met plusieurs jours à redescendre tellement l'événement était grand.
Certes, il s'agissait d'un petit concert sans prétention devant peut-être un petit millier de spectateurs, mais dans un site superbe. Et lorsqu'il s'agit de musique, de "vraie" musique et de talent, de talent exceptionnel, c'est toujours formidable.
Pourtant, quand on voit arriver sur scène cet homme qui ne paie pas de mine (on pourrait même dire un homme quasi "acharismatique"), on se demande si on a bien fait de venir. Mais dès qu'il s'affaire à la trompette, c'est tout autre chose. Hier soir, une brèche s'est ouverte entre notre monde terre à terre et celui des anges.
L'image est un peu forte, mais si cet homme (ainsi que ses musiciens) était payé à la mesure de son talent, il serait probablement aussi riche que le sultan du Brunaï lui-même. Accompagné d'un Philippe Garcia absolument hallucinant derrière sa batterie et avec son mégaphone customisé, et d'un mystérieux Mounir dont on retiendra surtout la voix venue d'ailleurs et aussi le "groove" qui le caractérise, Truffaz a su ensorceller son public, à tel point que plus personne ne voulait le laisser partir.
Bien entendu, il serait injuste de ne pas citer le contre-bassiste qui était lui aussi tout particulièrement talentueux, le guitariste ainsi que le vieux saxophoniste guest-star. Malheureusement, je n'ai pas réussi à retenir leur noms. S'il fallait mettre un bémol à cette critique congratulatrice, il faudrait sans doute avouer que par moments, le coté "expérimental" et notamment les soli pour le moins étranges du guitariste, était plutôt difficile d'accès.
A part ça, tout y était et en premier lieu, je le répète, le TALENT! Bref, des musiciens hors-pair, sans aucune prétention et véritablement hors du commun.
Ce qui nous rappelle malheureusement que ce genre de musique ne sera que du bruit pour la grosse majorité des gens qui consomment à outrance les horribles produits formatés diffusés 100 fois par jour et plus à la radio et distribués en masse en tête de rayon dans les FNAC et autre Virgin, propulsant au rang de star des gens innommables et sans la moindre once de talent.
Certains diront que tous les goûts sont dans la nature, mais c'est pour ma part une explication trop facile et erronée, c'est tout simplement le résultat de l'abrutissement télévisuel, de la logique de masse, du manque d'éducation et surtout de culture (à tous les niveaux) du plus grand nombre, et du culte de l'argent et du profit. Les conséquences encore une fois du capitalisme poussé à l'extrème!
Heureusement, qu'il y a encore des gens comme Noir Dez et Eric Truffaz dans notre beau pays, mais jusqu'à quand? Réagir à cette critique