Une musique très métal, sombre et puissante, emmenée par une chanteuse au fort charisme et à la voix surprenante, des ambiances torturées et des textes très personnels chantés, murmurés et criés !
Eths - 20 février 2009 - Espace Julien, Marseille Bon, eh bien je suis arrivé à 22 h 40 (après un petit resto thai) et il s'est avéré qu'à cette heure-là, contrairement à une salle de concert "normale", j'ai bien failli rater tout le spectacle. Mais enfin c'est ma faute, je n'avais qu'à me souvenir du mode de fonctionnement de l'Espace Julien après tout (sa ponctualité, ses videurs courtois, ses .../... La suite
...courtois, ses bartenders efficaces et aimables, etc.) En tout cas aucune idée du nom du premier groupe, d'autant que ce n'était pas Blazing War Machine que j'ai pourtant déjà vu par ailleurs.
J'arrive donc à 22 h 40, en plein concert (une demi-heure depassée, selon un client). Il y a pas mal de monde, dans des tranches d'âge variant, mettons de 12 à 40 ans - assez vaste donc, ça prouve en tout cas que le groupe réussit à drainer quelques populations très jeunes hors des griffes de la Starac', et tant mieux. Il fait très chaud (ça sent même un peu d'ailleurs) et l'on voit passer quelques chevelustorse poil qui semblent sortir de mosh pits éprouvants. Sur scène, de belles lumières à base de poissons gonflés et évidés.
Et tout devant là-bas, elle n'a pas changé, la charmante Candice et sa voix de bétonneuse en bourrage, ainsi que 3 gratteux dont deuxque je reconnais de la fois précédente (Eurocks, 2005), look simple de chemises noires et cheveux dressés, sans ostentation, et un "nouveau" avec des dreadlocks. La chanteuse alterne les parties caverneuses et des parties calmes, où elle m'a toujours fait penser à ...la belle Emilie Simon.
Le metal de Eths est toujours efficace et carré, avec un son plutôt clair et des guitares à qui la reverb-/delay donne un son aqueux (la french touch du metal ?), sans pour autant être complètement ma came (ils ne choisissent pasvraiment entre hardcore bête et brutal, et emo mélodieux, et le mélange des deux sonne par moments incongru). De mémoire j'avais pourtant pas mal aimé leur avant-dernier disque Soma.
Avec un tel retard, c'est au bout d'à peine 10 minutes que je les vois sortir, et que je réalise que le public n'est pour le moins pas très expansif : quelques applaudissements, des cris poussifs - soit le concert ne les a pas convaincus, soit ils ne sont pas démonstratifs - à part pour faire des photos ils ne manifestent pas un intérêtdélirant. Quel contraste avec ma prestation précédente sous le chapiteau des Eurocks devant 10 fois plus de monde ...
Le groupe revient tout de même (sans forcément qu'on l'ait mérité je trouve !), faire un titre qu'il me semble reconnaître (sans doute extrait deSoma), avec refrain Kornesque. Suit un morceau en français qui commence chuchoté et continue slammé ; les guitaristes, opportunément éclairés par en dessous d'une lumière verdâtre, en profitent pour faire des têtes de méchants, tandis que la salle semble enfin un peu en phase avec le groupe - les slams vont toujours bon train mais en plus,le public paraît vibrer davantage.
Le dernier titre est même assez sympa et pêchu (je pense à Arch Enemy), mais ne mène pas la durée du concert au delà de l'heure réglementaire - pas vraiment un exemple de générosité pour un groupe qui est censé jouer àdomicile - mais il est vrai que le public ne leur a pas beaucoup donné non plus, sauf quand la chanteuse nous a explicitement harangués. La lumière se rallume alors que le groupe n'est même pas encore sorti de scène, et le public ne manifeste décidément aucune passion pour les rappeler, au delà du 5 e rang. Sans doute pas la meilleure soirée pourles voir donc - à réessayer peut-être à l'occasion, et ailleurs. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 22/02/2009 par Vand) Le premier groupe manqué s'appelle Where Eagles Dare, et c'est aussi une nana qui hurle, dans un registre oscillant entre du gros hardcore et du death camarade, that's all !
>> Réponse (le 24/02/2009 par Babouze) Hola, en l'occurence WED n'a pas assuré la première partie ; c'est Sikh qui s'y est collé, groupe dans lequel on peut apprécier le jeu de basse de Roswell, ex bassiste de... Eths ! .../...La suite
Pour moi ce fut l'une des plus grosses journée ... le site étant assez grand et les scènes suffisamment espacées pour que le son n'interfère pas, il a fallu cavaler par moments, ce qui ne fut pas toujours facile vu la densité de festivaliers, la chaleur, des panneaux pas hyper lisibles et surtout ... mon sens de l'orientation déplorable ... mais rentrons dans le vif du sujet ...
the Presidents of the United States of America
Qui ouvraient sur la grande scène ... Ca m'a fait tout bizarre de les entendre commencer par la chanson sur le chat, plus de 10 ans après les avoir vus aux Transmusicales de Rennes. J'ai eu un peu peur que cela fasse un peu trop réchauffé. Mais non le plaisir de jouer semble intact chez ces gars là. Toujours le sourire, toujours envie de danser et de faire danser. Des titres dansants et efficaces comme chez leurs compatriotes de Big Soul (avec qui ils partagent pas mal de points communs). Toujours que 2 cordes à la basse et 3 à la guitare ... un set avec pas mal de titre du premier album et du nouveau ainsi que les quelques reprises que l'on connaît d'eux.
Millencolin
Après un petit tour du côté du thjéatre des marionnettes sur l'eau vietnamiennes (hum ... franchement ça vaut pas tout ce qu'on m'en avait dit et en plus je ne sais pas si ils ont occidentalisé leur spectacle pour le rendre plus vendeur, mais ça ne correspond pas du tout à la réalité – en tout cas celle que j'ai perçue – de là bas), nous voilà de retour au pied de la grande scène pour voir un petit bout du set de Millencolin. Y a pas à dire, la "pop punk" de ces 4 suédois à la pêche, mais (peut être les trouve-je un peu trop statiques) elle ne me fait vibrer plus que ça ...
Kispal és a Borz
Après un petit tour sur le site, au cours duquel nous subviendront à quelques besoins fondamentaux du corps humain, nous revoilà à nouveau au pied de la grande scène pour découvrir un groupe local, qui doit être assez connu apparemment. Ca commence avec une chanteuse, qui s'éclipse dès le deuxième morceau. Pas facile de rentrer dedans ... je ne sais pas pourquoi (l'âge des musiciens ? le côté chanson rock ?) mais je pense à Noir Désir même si musicalement c'est assez éloigné. Ce n'est qu'en y repassant après Eths que je me mettrai plus apprécié et à me dire que dans d'autres circonstances j'aurais surement carrément apprécié. Mais là il fallait en effet que je file vers la scène métal où m'attendaient les marseillais de ...
Eths
En fait ils ne m'ont pas attendu, et j'arrive alors que Candice est déjà en train de vociférer alors que ses comparses sont arcboutés, accrochés aux manches de leurs instruments. Que de chemin parcouru depuis ce tremplin de Machine Infernale à Espace Julien en 2001 ! Les choses ont vraiment changé pour eux, veritables stars dans la discipline ils ont visiblement eux aussi toujours autant de plaisir à être sur scène ! Du haut de ces 26 ans elle impressionne vraiment lorsqu'elle beugle dans le micro, et encore plus quand elle passe tout d'un coup à un chant normal.
Les textes semblent être en français pour la plupart, mais franchement, à moins de connaître les morceaux dans un tel vacarme, difficile à suivre. Très bon bout de concert que j'ai vu là avec un petit "reproche" aux organisateurs ... la prochaine fois faites passer les groupes de métal dans une tente bcp plus sombre parce que là avec un jeu de lumière quasi inexistant et avec une tente blanche on se serait cru en plein jour par moments (et ce sera encore plus vrai pour Punish Yourslef quelques jours après). En tout cas Candice, Staif, Greg, Shob et Matt ont quitté la scène sous l'ovation d'un public déchainé.
Kaiser Chiefs
Repassage par la grande scène où cela venait au tour des Kaiser Chiefs ... oui un nième groupe de pop anglaise qui fait danser les jeunes. Très honnêtement je suis de plus en plus réfractaire au style et ne m'intéresse éventuellement qu'à ceux qui résistent au delà du 2ème album. Eux je les avais déjà vu l'année dernière au Paléo d'Istres où même si le chanteur était descendu assez naturellement dans le public je n'avais pas plus accroché que cela. Cette fois aussi il a eu la bougeotte et s'est jeté dès le premier morceau contre le public retenu par la peau du slip par un gars de la sécu. Etait d'humeur plus facile que la dernière fois, furent ils portés par le public, je n'en sais rien mais cette fois j'ai ressenti une réelle bonne humeur dans leur musique, j'ai été touché par la spontanéité du chanteur et par les textes que j'ai cru comprendre des "mes parents m'aiment, mas copine m'aime etc ..." ... ben du coup moi aussi je les aime !
les Touffes Chrétiennes
Lorsque l'on m'a fait sortir du devant de la scène j'ai filé dans la tente à côté de celle "métal" (scène dite "converse" du nom du sponsor) découvrir les français de Les Touffes Krétiennes (conservons le jeu de mots) collectif fanfaronesque qui compte parmi ses 14 membres, des gens des Fils de Teuhpu, des Hurlements d'Léo, de Babylon Circus, de Grave de Grave, etc ... Je ne resterai qu'un peu plus de deux longs morceaux, le temps de voir que c'est coloré et déguisé comme Marcel et son orchestre, festif comme tous les groupes cités ci-dessus et d'autres ... Les différents musiciens se succèdent au micro d'un morceau à l'autre, quelques reprises sont passées à la moulinettes ... les gens dansent mission accomplie !
Rokia Traoré
Je ne suis donc pas resté plus longtemps surtout que cette fois il me fallait traverser tout le site si je voulais avoir une chance d'entendre et voir Rokia Traoré dont le nom (mais pas la musique) m'était familier. J'arrive sur place ... beaucoup de monde ... Si je dis "musique africaine" ca ne veut rien dire ... elle chante et joue de la guitare ou danse. C'est plutôt dansant, sans être trop speed pour autant. En fait je me souviendrai surtout de ses interventions entre les morceaux. L'une sur le public qu'elle remercie d'exister et de permettre à des artistes comme elle de vivre de ce mode d'expression là, et une autre sur la liberté où elle parle de son rêve de voir une jour les africains ne plus quitter leur continent que pour faire du tourisme et découvrir le monde et non pas uniquement de chercher à s'en échapper. Peut être aurai-je l'occasion d'aller la revoir à la Fiesta des suds en octobre ...
Jamiroquai
Puis, en passant une nouvelle fois devant la "tente rome" sans m'y arrêter vraiment, me revoilà une nouvelle fois sur la grande scène, pour voir encore un anglais ! Cette fois il s'agit de Jamiroquai. Pas très fan de funk, que ce soit le "roots" ou le "FM" j'y allais juste pour le spectacle et pour m'amuser à le photographier. Moins de mise en scène ou de tenues extravagantes comme il y a 7 ans au Dôme. Une légère ressemblance avec Keanu Reeves à mes yeux, la bougeotte, une voix haut perchée et des rythmes funky qui ne me font pas trop danser ... du coup je repars à l'opposé du site ...
Ky-mani Marley
En espérant pouvroir m'approcher de Ky-mani Marley. Je l'avais déjà vu pour quelques reprises de son père, lorsqu'il était venu faire un passage surprise sur scène avec Elephant System (qui venait juste de faire une pause du groupe indus Treponem Pal) au Poste à Galène. Et bien ce soir ce fut pareil ... quasiment que des reprises (mais bon à la limite si y en a bien deux qui ont le droit de le faire c'est lui et son frère Ziggy non ?). Il fera aussi un morceau écrit pour et sur son père à l'âge de 15 ans ... touchant, mais si il ne s'agissait pas de Bob Marley dans la chanson ne serions nous pas un peu plus sévères ? Bref ...
Rhoda Scott
Ensuite après un petit tour sous la tente Party arena pour essayer de savoir l'ordre de passage de Jack de Marseille et Vitalic et de se faite bouler de ne pas avoir le bracelet orange qui ne pouvait apparemment ne nous être attribué que par Junky de Junky & Hawky justement en train de mixer là ... bref du coup on file plutôt vers la scène blues où nous attend la vétérante Rhoda Scott. Elle, elle nous attend vraiment puisque au moment où on arrive les techniciens plateau sont an train de lui bricoler un banc un peu plus haut (à grand coups de scotch) pour son piano /orgue (désolé je ne connais pas le nom). S'en suivront 20 bonnes minutes de très bonne musique ... juste accompagnée d'un batteur elle nous impressionnera par sa dextérité ... avec ses mains mais aussi avec ses pieds dont elle nous fera un petit solo (sur les pédales) qui m'a fait croire pendant quelques instants qu'un bassiste était subrepticement monté sur scène. Très belle découverte dont on ne s'éloignera que pour retenter sous la tente ruisselante de sueur de Party Arena
On arrivera alors que ce sont encore Collins & Benham qui finissent de mixer (visiblement plusieurs fois rappels à l'ordre par la régisseuse) et cèdent enfin la place à Vitalic. Sérieusement affamé et l'ayant d'ajà entendu (de plus loin) à Marsatac il y a 2 ans (dans des conditions tout aussi humides) et ne tenant pas à me faire piétiné, nous sommes allé mangé tranquillement et lorsque nous sommes revnus il finissait imperturbable son set, saluant comme un judoka (sans se mettre à genoux tout de même) le public qui scandait son nom et laissant la place à Jack de Marseille
Jack de Marseille
Illustre DJ dont j'entends parler depuis toujours mais que je n'ai pas encore eu l'occasion de voir sur scène (malgré son récent retour dans la cité phocéenne). Principale différence avec son prédécesseur, Jack travaille avec des vinyles et non pas des machines et deuxième différence il un sourire constamment scotché sur le visage et semble s'amuser. Le public déjà à fond et trempé enchainera de plus belle ... et je ne sais pas jusqu'à quelle heure car pour moi l'heure du retour (et du tri des photos) avait déjà sonné depuis belle lurette. Et puis aussi dansant cela soit il, il n'y a pas à dire que ce soit l'ambiance (là un peu tendu au niveau accès) ou la musique, je suis quand même plus à l'aise dans une ambiance "rock" ...
et une petite de Rokia Traoré : ici
et une petite des Presidents of the USA : ici
et une petite de Kispal es a Borz : ici
et une petite de Eths : ici
et une petite de Kaiser Chiefs : ici
et une petite de les Touffes Krétiennes : ici
et une petite de Kimani Marley : ici
et pour finir une petite de Jamiroquai : là
Eths - 22 Juin 2008 - Clisson ( Hellfest ) Remplaçant de Soilwork au Hellfest 08 Eths promettait de mettre un sacré Bordel et enfin a 14h20 les 5 Français arrivent sur scène et mettent le feu au plus grand festival de Métal de France !
Le Son est Bourrin a souhait, Candice Impressionne avec .../... La suite
...Candice Impressionne avec une puissance vocale incroyable qui ferait pâlir de honte pas mal de chanteur du Festival, Staif et Greg sont au taquet et envoient la sauce sans répit, Shob fait virevolter ses dreads a tout et Headbang sans arrêt et Mattfait Vrombir la double pédale tout en mal - traitant ses flûts .
" Crucifère " , " Samantha " , " Tératologie " aucun titre phare n'es oublier ( à part " Détruis moi " ou " Ailleurs c'est ici " ), Le Show est carré et vraiment très très bon.
J'ai été très heureux de voir ce putain de groupe dans un festival pareil .
Vraiment a refaire !!!
Ets en Live c'est énorme !!!!! Réagir à cette critique
...prestance scénique diabolique.
carré, dynamique, énervé, ils en faut pas plus pour convaincre les 2 hardcoreux que nous sommes.
on a du sacrifier Infectious Groove pour se remettre en mode indus et s'enquillant desbinouzes. Apparemment c'était pas mal comme l'a dit mon oncle(l'homme qui m'a initié au mode de vie hardcore , je suis un padawan vis a vis de se maitre jedi du harcore) présent au concert ce soir la...
ET maintenant on passe auxchoses sérieuses !!!! SICK OF IT ALL ! SIOA !!! quel plaisir de revoir une tel énergie se dégager de ces bons chevalier du hard core. Leur prestation était ENOOOOORME !!!!
ne jamais les voir en concert est criminel, si vous avez l'occazn'hésitez pas les gens , le chanteur avait une pèche incroyable et les zicos sautaient dans tous les sens !!!
on rentra heureux , ce soir là, nous avions atteint l'orgasme auditif.
Eths + Anorak - 9 février 2008 - l'ouvre boite Beauvais Premier concert Métal de cette année et très bon début. Groupe excellent, scène sobre, musique déchirante, si on aime le Métal on ne peut qu'aimer Eths. Métalleux depuis 30 ans je me suis éclaté comme à 15 ans tant ce groupe m'a fait vibrer. Pour .../... La suite
...moi le premier groupe Métal Français vraiment à la hauteur des groupes Anglo-Saxons. Un petit clin d'oeil à ANORAK, bon trip de première partie. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 16/02/2008 par Julien Bardet) L'ouvre-boite Beauvais - 9 Février 2008 Dés mon arrivée au concert j'ai eu un mauvais préssentiment : Anorak jouait et devant la scène les gens étaient figés, j'avais l'habitude de premières parties où le public se .../...La suite
Eths - Tératologie (2007 - Seth Records) par Zhou Ce n'est jamais facile de chroniquer le disque d'un genre, dont on n'est pas spécialement amateur, tout en restant objectif. Mais bon, il faut bien un volontaire et je n'ai peur de rien. Trois ans ont passés depuis Soma et Eths n'est plus le "petit" groupe qui explose à la face .../... La suite
Ce n’est jamais facile de chroniquer le disque d’un genre, dont on n’est pas spécialement amateur, tout en restant objectif. Mais bon, il faut bien un volontaire et je n’ai peur de rien. Trois ans ont passés depuis Soma et Eths n’est plus le « petit » groupe qui explose à la face de la France métalcore. En 2007 on est bien loin du buzz incroyable de Soma, le groupe conserve une certaine aura et fait office de cador du genre dans l’hexagone. L’attente n’est donc plus la même, et malgré un changement de line-up, Eths a pris le soin et le temps de peaufiner sa nouvelle charge.
Le quintet creuse ainsi dans la veine prise par Soma et a particulièrement soigné son ambiance oppressante, avec un tempo lourd et mélancolique. Leur savant mélange de brutalité et de douceur sombre tourne à plein régime, bien servi par une rythmique métalcore efficace et surtout le chant d’une Candice bien en place. Hurlements gutturaux impressionnants, murmures énigmatiques ou chants clairs étonnamment justes, elle fait défiler un registre de chant varié qui contraste un peu avec le côté un peu trop « classique » des morceaux. Eths ne réinvente pas le genre mais maitrise largement son sujet. On oublie ici le côté défonçage de tympans et rythme effrénés systématiques, Eths met la brutalité au service d’une ambiance, parfois, franchement flippante. A ce niveau c’est une franche réussite.
Personnellement le genre m’inspire guère et me lasse assez rapidement. Cet album n’y déroge pas, ce qui ne l’empêche absolument pas d’avoir des qualités indéniables. Les fans de Eths ne devraient pas être désorientés et pourront savourer un album suffisamment travailler et muri pour ne pas les décevoir.
Chronique initialement parue sur Massilia Burning !