Depuis ses débuts j’ai une tendresse particulière pour Etienne Daho. Je trouve qu’il dénote en positif, si vous vous penchez sur ses textes vous verrez que le thème récurant en est l’amour des belles choses, il y a chez Daho une recherche de l’amour permanent, une errance faite de vagabondages, où les sens, les sentiments, les émois sont sa seule quête, comme si, a l’image du merveilleux film de Léos Carax : Mauvais Sang, Daho voulait vivre constamment la quintessence de la vie c’est à dire les 3 premiers mois d’une relation amoureuse. Refusant la lâcheté qui est souvent la suite, il préfère partir vers d’autres aventures, sa sensibilité comme seul arme en bandoulière.
A coté de ça ses mélodies évidentes et son electro-pop heigteen rendent le tout imparable et nous transforment à notre grand étonnement en machines à danser. Son dernier album l’invitation est avec Pop satori et Eden mon préféré, il est moins rempli de hits que de coutumes car plus calme mais encore plus émouvant car totalement personnel. Ce disque n’entraîne pas à la fête ou à la débauche, sur scène l’ambiance est de ce fait peut être plus posée que sur d’autres tournées, on le regrettera légèrement surtout que l’ultra confort de la salle n’insiste pas le public à se lâcher. Au final cela donna un concert un peu plan plan mais tout de même captivant.
A l’heure ou l’on ne jure que par la technicité sans faille des apprentis chanteurs des jeux de télé réalité, Daho nous rappelle à tous que ce qui est important dans la musique ce n’est pas la justesse parfaite, mais l’émotion, les frissons que fait passer un morceau. Comme le dit Férré la poésie ne s’apprend pas dans les dictionnaires, le chant lui ne se fait pas uniquement à coup d’octaves ou les tierces.