Ils nous invitent à un voyage où Dub, indus et electro sont les principaux protagonistes. Du trip-hop tricky-esque à la techno souvent très sombre, en passant par des mélodies dub mélancoliques. Viscéral, envoûtant et hypnotique.
Dernière actu : Ils nous invitent à un voyage où Dub, indus et electro sont les principaux protagonistes. Du trip-hop tricky-esque à la techno souvent très sombre, en passant par des mélodies dub mélancoliques. Viscéral, envoûtant et hypnotique.
On commence cette deuxième journée avec Cake, groupe que je connaît très peu. Les musiciens ressemblent a des purs rednecks texans et leur musique serait idéale dans l'autoradio d’une belle américaine traversant une autoroute dans le désert. Par contre sur une scène de festival dans la campagne francomtoise ça reste dispensable. La journée commence en douceur.
Puis je me rend à The National –encore une découverte- qui joue sous le chapiteau. Je met du temps à rentrer véritablement dans le concert.
Mais petit à petit la musique du groupe et leur jeu de scène (qui se la joue un peu autiste) arrivent à me faire plonger dans le set. Le chanteur balancent de longues envolées qui donnent le frisson. Jolie découverte donc.
Après les cris de The National, on passe à quelque chose de plus rose, Amadou & Mariam. Le couple aveugle du mali joue toujours ses chansons aux paroles naïves (« et maintenant on va faire une chanson contre les dictateurs qui nous divisent » ; « je veux vous entendre crier pour la paix »,…). Assez énervé par leur « tube » (Mon amour ma chérie) et partant avec un mauvais apriori, j’ai été néanmoins conquis par leur musique dansante et légère.
Autour de moi tout le public donne l’impression d’être joyeux. Et –ce doit être un signe- leurs chansons ont chassé les nuages sur la presqu-île de Malsaucy et un rayonnant soleil arrive pendant leur set.
Vient ensuite le groupe que j’attendais le plus aujourd’hui, Ghinzu. Je ne les avais plus revus depuis leur excellent concert au Poste à Galène en octobre dernier, quand ils ne passaient pas encore sur Europe 2. Même si la taille du public a changé, leur entrée est toujours aussi mégalo (avec en fond la musique de Starwars). Et s’ils n’ont plus leurs perruques, ils commencent encore leur set par une de leur plus belle chanson, Blow qui malgré sa longueur passe toujours aussi bien en live. Vient ensuite le génial High Voltage Queen (The Reign of) et le public qui bouge beaucoup. Mais ce n’est rien avec l’explosion qui suit leur tube Do you read me ? Peu de nouveaux titres sur la set liste (même s’ils font une très belle reprise de Blue suede shoes) même s’ils jouent deux chansons du premier album et qu’ils font toujours leur reprise de Purple Rain. Excellent concert ou le public a bien réagi. Le tout est de savoir les prendre au deuxième degré
Direction ensuite le chapiteau, où se joue une création spéciale pour les Eurockéennes avec une rencontre entre Nosfell et Ez3kiel. Si je suis très fan de Nosfell (que j’avais vu lui aussi au Poste à Galène, qui était alors à moitié vide) j’aime nettement moins la musique d’Ez3kiel. D’où ma difficulté à véritablement rentrer dans le concert – même si mélange est très bien fait, les deux artistes ont vraiment réussi à mélanger leurs deux univers et éviter la simple superposition.
Pendant que Cali va jouer ces chansons d’amour insupportables sur la grande scène, je me rends voir Tom Vek à la Plage. Il sera a l’image de la plupart des nouveaux groupes anglais du festival (Bloc Party, The Killers) en étant incapable de faire un concert potable. Les musiques ont été entendues cent fois ailleurs et il ne dégage rien de bien intéressant.
Viennent après le deuxième épisode des Chroniques Bumcello. Le violoncelliste et le percussionniste de -M- jouent sur des musiques semi-improvisées, mais le résultat est assez décevant. Heureusement les invités remontent la performance. Si Catherine Ringer et Fred Chichin des Ritas pourtant prévus, ne sont pas là, Chocolate Genius nous montre qu’il maîtrise la gratte. Il y a surtout Susheela Raman qui vient poser sa voix sublime sur deux musiques, notamment un Bolo Bolo d’anthologie. Malgré ce concert reste une semi-déception (j’en avais auparavant entendu beaucoup d’éloges)
La tête d’affiche du jour c’est Garbage. S’ils m’avaient sauvés d’un pitoyable concert des Red Hot il y a trois ans à Nice en faisant une première partie un peu punk, ils sont revenus à un rock plus FM. Leur résultat est donc gentillet, pas totalement désagréable mais aseptisé et assez dispensable. Mais bon il faut bien faire quelque chose en plus de boire des bières en attendant le concert de Vitalic, d’autant que Kasabian a annulé en dernière minute.
J’avais beaucoup entendu parlé de Vitalic avant leur concert et il est vrai qu’ils sont très efficaces pour faire remuer le public, à en juger les réactions de mes voisins. Néanmoins leur minimalisme me rebute et je pars donc avant la fin du set, fatigué et heureux de cette deuxième journée de festival.
Samedi 2 juillet : Moins de pointures mais un instant d'éternité
Après une nuit réparatrice, sous une météo toujours relativement peu menaçante, on reprend le festival en route après avoir raté les premiers de la journée (oui, en se levant à 13 h 30 forcément !...) on se retrouve nez à nez avec 4 monstres qui se font appeler Mastodon. Avec des looks directement issus de l'époque Cro-Magnon (ou l'homme bataillait avec lesdits pachydermes velus), barbes et cheveux hirsutes, les compères déroulent un metal, paraît-il assez raffiné derrière ses allures bourrines (mais sur la Plage, c'est dûr d'avoir un son subtil ! dixit le chanteur du groupe sKull, compère de festival et qui en fit l'inauguration voici quelques années). En tout cas joyeusement brutal et à réécouter à l'occase sur album !
Dans la même série, les cervicales étant préchauffées, on enchaîne avec Eths (qui vint peut-être dans le même train que nous, depuis la Canebière ?). Epatés de jouer devant tant de gens (un chapiteau soit 5 à 10000 personnes), Candice et sa bande délivrent cependant un set impeccable de leur métal parfois monolithique mais techniquement abouti et sans esbroufe inutile. L'enchaînement par la chanteuse d'un timbre façon Emilie Simon et de hurlements sépulcraux à vous rétrécir les testicules de frousse, mettent en joie les festivaliers métalleux, décidément gâtés. Le groupe déroule son très bon album de l'an passé, ainsi que, vers la fin, Samantha qui fut leur premier LP. Comme tout ce qui vient de chez Sriracha records, force est de constater que le groupe arrache bien du slip et emporte l'oral avec mention !
On appréciera cependant de retrouver enfin un peu de calme, tout relatif, en rejoignant sur la grande scène Ghinzu, eux-aussi devant un public de taille inattendue pour eux (mais c'est tout le charme des Eurockéennes !) Pour se motiver et cacher leur pétoche compréhensible, ils arrivent sur l'air de la marche de Darth Vader dans Star Wars ! Ayant passé la presque totalité du concert à parler qualité de reblochon (et ristournes éventuelles) avec un brave vendeur de tartiflette, on n'entend que d'une oreille ce groupe qu'on aime pourtant beaucoup sur album (surtout les passages qui ne ressemblent pas trop à Muse, par exemple la rigolote et prétentieuse Till you faint !). Le son étant semble-t-il parfait et les chansons passant très bien sur scène (comme Blow ou Cockpit Inferno par exemple), on se promet de mieux les écouter la prochaine fois (en première partie d'Iggy Pop, non de Zeus !).
Quoi qu'il en soit, et on s'y attendait inconsciemment, impatient à en crever qu'on était de le voir, voici venu le moment de la plus grosse claque du festival, la révélation de deux talents conjugués : la création d'une rencontre de Nosfell & Ez3kiel. On savait Ez3kiel génial sur album et visuellement (voir ez3kiel.com, le plus beau site web du monde, ou alors qu'on nous prouve le contraire)... On découvre Nosfell, artiste danseur et équilibriste, à la voix incroyablement puissante et polymorphe, charismatique et superbe, probablement un génie quoi ! On reconnaîtra peu de chansons de l'un ou l'autre (à part Phantom Land de Ez3kiel ici sublimement chantée), car il semble y avoir pas mal d'inédits, appuyés sur des projections superbes sur des draps tendus qui tomberont au fur et à mesure du concert. A signaler une très belle version d'I'm afraid of americans de Bowie.
Frissons et larmes aux yeux devant ce mélange exigeant mais divin de danse/musique/images, on a peine à croire qu'un truc aussi beau ait été créé rien que pour nous, pauvres pécheurs buveurs de Kronenbourg, nous les Eurockéens... A la quasi unanimité de mes amis (échantillon fort représentatif sauf en ce qui concerne la consommation de bière car ils sont alsaciens), la plus grosse sensation de ce festival ! Mais quand nous entendons le public hurler avec nous comme jamais il ne le fit ici pour un rappel (hélas pas venu...) dans une ovation assourdissante de plusieurs minutes, on se dit qu'il s'est bien passé quelque chose de magique et unique que tout le monde a perçu. Nous repartirons évidemment aphones, et au moins riches de ce souvenir inoubliable !
Dûr alors de se remotiver mais pas question que le très sympathique Cali fasse les frais de ce moment d'exception ! On le rejoint au moment où il traverse toute la foule en stagediving (comme avant lui l'hystérique Mathias de Dionysos) pendant un pont musical sur Je crois que je ne t'aime plus, chanson qui nous fut poignante elle aussi à sa sortie.
Avec sa voix très plaisante et ses compos au cordeau, il constitue une agréable récréation pour les amateurs de nouvelle chanson française (assez mal servis cette année) et emporte l'adhésion d'une foule acquise à sa cause.
Preuve vivante que l'on peut obtenir une Victoire de la musique et faire de la bonne chanson, qui ressemble à du rock français, plutôt classe, se demande-t-il encore vraiment C'est quand le bonheur après un tel plébiscite ?!
Les Chroniques Bumcello, création d'abord parties de façon très dansante, deviennent vite plus expérimentales au fil des invités... Epuisés, on ne les écoute pas comme il faudrait, même quand ils convoquent Susheela Raman ; espérons que ce n'est que partie remise pour une meilleure communion avec ce duo très doué qui appuye également -M- dans ses concerts.
C'est également sans grande conviction qu'on va revoir Garbage, sensation de nos vingt ans mais qui est restée bloquée au siècle dernier : les mêmes chansons jouées de la même façon (Queer, Only happy when it rains, etc...), même la chanteuse Shirley Manson toute étonnée remercie le public de les "soutenir encore après presque dix ans", osant sortir un single comme Why do you love me qui sonne désespérément variétoche US ! Autre problème, tout le matos est caché : la scène fait vide, désespérément vide même avec la présence de l'immense Butch Vig (qui produisit Nirvana) à la guitare. Vide comme les verres que nous essayons sans cesse de re-remplir, vide comme nos cerveaux, vide comme nos jambes et nos porte-monnaies...
Laissant en plan ce groupe finalement bien nommé, nous repartons donc tôt (et tant pis pour un Vitalic paraît-il énorme) et un des conducteurs, à notre grande surprise, réussit avec brio l'examen à l'alcootest que lui "propose" la maréchaussée locale (un vrai miracle en somme, le deuxième aujourd'hui quoi) !
Une bien belle journée en somme !
Babylon Circus + Raspigaous + Eziekel - 30 avril 2005 - Salle Nikaia - Nice Affiche de concert excellente, salle exellente, tout me paraisait excellent, j'étais trop à fond ! Avec une place à 25 euros, il fallait que se soit méchant !
Entrer dans la salle mes potes et moi .../...
Affiche de concert excellente, salle exellente, tout me paraisait excellent, j'étais trop à fond ! Avec une place à 25 euros, il fallait que se soit méchant !
Entrer dans la salle mes potes et moi avions louper rude boy skunk... dommage je les aurais bien vus... en atendant la suite SAMBATI était parmi nous dans la foule histoire de bien nous chauffer.
Ensuite Ezekiel et Daau sont arrivés sur scène pour un long long long long moment... de musique il faut dire que c'était assez special. En tout cas c'était très long.
Sambati est de retour le temps que les Babylon Circus se préparent.
A l'arrivée de Babylon Circus, j'avais trop le smile ! C'est eux que j'attendais !
Malheureusement c'était pas leur jour le chanteur ainsi qu les musiciens bougeaient bien mais au niveau de la qualité musicale c'était pas leur meilleur concert : ça vallai pas le concert de toulon en 2004 !
Un peu decu de tout ce qui venait de passer donc... Raspigaous aller arriver, les ayant déjà vu deux fois dans l'année 2005 sans, compter avant, c'était le meilleur concert d'eux que j ai vu ; les chansons de leur nouvel album tuent ! Un chanteur plus en forme que jamais et des chansons qui s'enchainent avec plein d'anciens souvenirs. C'était trop bon ! Réagir à cette critique
Ezekiel - 26 Mars 2005 - Ramatuelle Ils vont là où on ne les attend pas, passant d'un style à un autre avec une aisance deconcertante. Le mariage Ezekiel DAAU est une reussite indéniable, ils nous ont emmené loin, tres loin. Pour moi, .../...
Ils vont là où on ne les attend pas, passant d'un style à un autre avec une aisance deconcertante. Le mariage Ezekiel DAAU est une reussite indéniable, ils nous ont emmené loin, tres loin. Pour moi, incontestablement le meilleur groupe electro de france. Réagir à cette critique
Ez3kiel + DAAU - 20 mars 2005 - Arcade Notre dame de Gravnchon Salle déjà bien pleine et chaude dés l'entrée en scéne de DAAU from belgium ; 4 musiciens ( violon, contre basse accordéon et clarinette ) qui commencent par des morceaux un peu folcklore yiddish. .../...
Salle déjà bien pleine et chaude dés l'entrée en scéne de DAAU from belgium ; 4 musiciens ( violon, contre basse accordéon et clarinette ) qui commencent par des morceaux un peu folcklore yiddish.
Puis l'arrivée du batteur d'Ezekiel, la rythmique commence à chauffer la salle à blanc
Petite pose, petites bières et puis... l'inracontable entre en scène, nous... en trance... GéNIAL ! Réagir à cette critique