Cela faisait bien 2 ans que je n'avais pas vu les
Farouche sur scène et je me suis donc précipité à 22h pétante à la machine, des fourmis plein les jambes.
La première partie qui démarra à 22h30 était assuré par un DJ dont je n'avais jamais entendu parlé auparavant,
DJ NO zéro qui nous balança un set complètement délirant d'une quarantaine de minutes : un mix-colage ininterrompu psychébricolohilarant durant lequel se mélangeait minimal techno, chansonsettes fifties, bande son de série Z, rhytmic punk, voix de vieille Cantatrice qui chante faux, et meme refrains de variét' moisie actuelle façon starac triturés intempestivement en un effondrement sonique final. le tout pendant qu' une petite télé posée au devant de la scène, diffusait en boucle un film suRréaliste à l'image de sa bande son.
Un véritable plaisir, à la fois hilarant et déconcertant de 10eme degré.
Autour de 23h15 arivèrent en grande forme nos 5 lascars pas Farouche pour 2 kopeks devant un parterre de fans et de curieux mélangès, visiblement impatient et très excités.
Farouche Zoé était bien là dans son lieu de prédilection :
la Machine à Coudre.
Le 1er set commença par un nouveau morceau ,
"Youssouf -20", genre de ballade décalée très réussie. Puis on entra dans le vif du sujet avec un morceau éponyme (encore nouveau)
"C'EST FAROUCHE ZOé", au refrain quasiment punk, genre de critique 3ème degré ou tout l'monde du showbiz cultureux ou non s'en prend plein la gueule sauf Danielle Gilbert et surtout Farouche ZOé.
Puis s'en suivit le très dansant
"J'assume le fond", histoire d'amour disjonctée (comme ils en ont le secret) au texte truffés de contresens hazardeux et de poésie trash.
Le public hilare commençait à frétiller sévèrement quand on passa au très rock
"ragazza" qui scotcha tout le monde,à la suite de quoi la folie s'empara d'un coup de la Machine : hugo le chanteur annonça l'intervention d'une invitée surprise PAULINE HP, qui nous livra un slam hypnotique sur une impro explosive du groupe à base de banjo saturé, guitare accoustik, section rythmic et des sons délirant promulgués par MOMO l'EKIMO. Arriva alors le tubesque
"LA MER çA SENT L'POISSON" (genre de reggae toujours aussi décalé) pendant que les "FAROUCHE Z'hotesses"(comparses du groupe) inondaient l'espace et le public de petit poissons en papier (façon bourasque de confettis) et de coquillages à l'éfigie de FAROUCHE ZOé.S'en suivirent une chanson Napolitaine rockifiés (mandoline electrique du Maestro Stefano oblige)
Puis ce fut le tour de
"Qu'est-ce qui a la queue en tire bouchon?" avec projection diapo de divers animaux de la ferme sur le mur de l'arrière scène, et distribution d'un fascicule "comment rouler à l'huile de friture". Péchu absurde et désinvolte comme ils disent.
Et tout le rèste du concert se déroula à ce rythme dément, entre le fou rire, le speed du besoin de bouger et une fraicheur communicative.
Guitare accoustique, electrique, mandoline, banjo, basse, batterie,
petits instruments-jouets de MOMO (la fille du groupe), et sample du DJ NO ZERO qui vint les rejoindre sur 3 morceaux,
VAMP, LAPINS! et
Poppers sur lesquels il deversa des yoddle autrichien, de cris de films d'horreur série B et différents br uitages.
A noter aussi la reprise (nouvelle au répertoire) très réussie du
"MY HEART BELONGS TO DADDY de MARILYN façon jazz punk à la fois sexy et distroy.
Voila que dire de plus sinon que la ZOé était très en forme ce soir là : Momo lumineuse à jongler avec ses petits instruments, Hugo très en verve avec ses conneries à dormir en quinconce très chalereux et très à l'aise avec le public, le Maestro Stefano rayonnant à passer de la mandoline à la guitare puis au banjo, et la section rythmique de Dens et Gael soudée efficace et pèchue.
Alors ne rater Farouche ZOé sous aucun prétexte.
C'est de la balle!!!
ndP : Chere Tara Biscotte, peux tu nous laisser ton mail pour que cette chronique soit vraiment valide ?