Ils ont construit un ska funk qui mixe les styles métal, reggae, ragga, groove et funk avec un chant soul/gospel grâce à la voix extraordinaire d'Angelo Moore... “LE” groupe faisant le lien entre le funk de George Clinton et les hurlements de Rush, une fusion hybride où Led Zeppelin et Sly Stone danceraient un ska frénetique.
Fishbone inlassablement, depuis 25 ans, laisse des traces indélébiles dans les mémoires des veinards qui peuvent les croiser sur scène. La France pour ça est bénie puisque un label/tourneur se charge d'eux pour la France, l'europe et désormais le MONDE (yes Ze World) depuis quelques années. Hommage donc au travail de Ter A Terre.
Après des sets tout à fait respectable de Shaka Ponk et de 10 rue de la madeleine, la foule impatiente d'en découdre est partie au premiers sons de l'incroyable groupe de musiciens talentueux que forme Fishbone.
Que dire si ce n'est que ce soir là à Quimper, Fishbone avait le feu sacré, la putain de patate et de talent qui leur permet de fusionner litteralement avec leur public (stage diving innombrables de Angelo Moore le leader / chanteur / saxophoniste et de Dre Gipson le clavier/chanteur). En deux heures bien concentrées, les 8 Américains ont délivré un mix improbable de Funk-reggae-rock-punk hyper tendu, très bordélique et pourtant donnant la capacité de se concrentrer indépendamment sur chacun des instruments. Leur sauce assez difficile a avaler pour le commun des mortels en version studio devient en Live un met irrésistible pour tout public. Avec une constante pour le spectateur moyen: une bougeotte irrépressible et l'impression de vivre un truc tous ensemble - le public AVEC le groupe. Et vas-y que je te hurle une bouillie de yaourt dans le micro que tend régulièrement Angelo au public, vas-y que je me jette dans un pogo le sourire aux lèvres, et zou me voila portant Angelo ou Dre a bout de bras pendant un bon quart du concert... Raaaaaahhh, un concert comme ca, ca te met la patate pour au moins quinze jours (sauf le lendemain où tu ne penses qu'a une chose: RECOMMENCER !)
Bon ok je m'emporte un peu, je manque quelque peu de recul sur ce groupe, toutefois à la vue des sourires et des discussions dans le public une fois le set terminé ... "jamais vu un truc pareil"... "c'était quoi ce truc putain" ... "la classe américaine".... "heu, c'est toujours comme ca ?" ... "putain le bassiste !" ..."la vaaaache !" ...
Après le concert, les membres du groupes sont venu au bar taper le bout de gras (et emballer quelques gonzesses au passage) avec le public... Ces mecs sont des légendes, ils ont dû jouer + de 1500 concerts en 25 ans, ils ont joué sur d'énormes scènes (début des années 90), ils ont joué avec et influencé des groupes devenus énormes ensuite (red hot, no doubt ...) et ces mecs viennent discuter tranquillement avec le péquin breton aviné du coin (cad moi) de choses et d'autres, de la vie sur la route, du poulet roti délicieux de la rôtisserie du coin (au passage Fishbone à Quimper c'est 8 musiciens, 8 heures, 8 poulets frits, et 300 canette de biere !) etc...
Bref on ne remerciera jamais assez ces types qui se donnent corps et ames depuis 25 à leur art, à la scène et à leur public. En leur souhaitant de continuer comme ça, en leur souhaitant de vendre un peu plus de CD et remplir des salles un peu plus grandes...
Précipitez vous sur leur dernière galette sortie fin 2006, "Still Stuck in your Throat", une bombe qui s'apprécie de + en + au fur et à mesure des écoutes...
p s : désolé de ne pas m'étendre sur Shaka Ponk et 10 Rue de la madeleine qui n'ont pas démérité, mais bon des fois, c'est dur de lutter face à un truc pareil... ils étaient dans le public pour Fishbone, ils peuvent comprendre !
What's the name of this band ? FISHBOOOOOOOOONNNNNE !
Fishbone + Wolfunkind - 30 octobre 2006 - Le Grand Mix - Tourcoing C'est toujours un plaisir d'aller au Grand Mix. La prog' est bonne, la salle (non fumeur) est sympa, le bar accueillant. Soirée plus qu'étonnante.
Une entrée en matière avec les déconcertants .../...
C'est toujours un plaisir d'aller au Grand Mix. La prog' est bonne, la salle (non fumeur) est sympa, le bar accueillant. Soirée plus qu'étonnante.
Une entrée en matière avec les déconcertants Wolfunkind. Une sorte de Heavy Funk Rock décalé tarte à la crème. "Vous aimez le Rap ? Non, tant mieux ... Car les rappeurs on leur chie à la raie", le règlement de compte continu avec "Les metalleux c'est des très très gros pédés !". troisième degré, croche pied et coussin péteur. Les Wolfunkind, c'est Zavatta qui se prends pour Georges Clinton. T-shirt "Tu suces ??", SG aux riffs bien lourds. ils sont excellents. Le guitariste est-il le fils caché de Richard Anthony, Demis Roussos ou bien Carlos ? A vous de voir ! Surtout, ils vendent leurs albums à prix coûtant.
Arrive ensuite Fishbone. Rien qu'à entendre ce nom, j'aurais pensé au diagramme d'Ishikawa. Je me fous de la cause, je remarque l'effet : terrible. Une fusion Ska, Rock steady, funk et très Rock. Un maelström musical entre le Funkadelic et l'ironie de Zappa. Avec un guitar-hero (Rocky George), une section de cuivre de toute taille et leur chanteur-leader (Angelo Moore) Fishbone assure. Le journaliste qui a écrit de Fishbone était un groupe mort et définitivement enterré depuis 1996 aurait dû venir au Grand Mix.
Mes photos de concert sur http://kroundave.free.fr
Fishbone + Linspektor - 21 octrobre 2006 - Le Moulin - Marseille Mes amis, en vérité, vous en avez l'habitude mais malheureusement cette chronique va commencer comme bp d'autres de mon cru : Fishbone et Linspektor...connais pas ( oh non mais la honte quoi ! mais .../...
Mes amis, en vérité, vous en avez l’habitude mais malheureusement cette chronique va commencer comme bp d’autres de mon cru : Fishbone et Linspektor…connais pas ( oh non mais la honte quoi ! mais d’où est-ce qu’ils sortent leurs chroniqueurs à LIM !?!?!?! )
Donc pour moi ce sera la surprise totale. Je me suis pointé au Moulin sans connaître le genre musical de chacun des 2 groupes. Tu le diras c’est bien car comme ça j’ai tout un panel de sentiments possibles susceptibles à venir : l’ennui ( je ne me le souhaites pas ), la révélation ( on va encore me reprocher d’être extatique ), le plaisir ( c’est agréable ) etc.
En vrai, ce soir j’aurais assister à de la philosophie au Moulin. M’enfin vous comprendrez plus bas !
C’est aux jeunes marseillais de Linspektor de chauffer la salle en attendant l’arrivée des mythiques ( c’est que je me suis laissé dire en tout cas ) Fishbone .
Linspektor vous le saviez ( sans doute hein ? ) avant moi mais c’est un vrai spectacle sur scène. Et d’une chacun est affublé de son costume…excentrique perso : le guitariste façon Lenny Kravitz des débuts ( long manteau fourrure, coiffe rouge non moins fourrure ) , le bassiste ( bonnet d’aviateur, jellabah et lunette à la Starsky et Hutch ), le guitariste chanteur longue jupe rouge seul le batteur est plus sobre. Mais là où ils font fort c’est que deux superbes danseuses blondes viennent chorégraphier tout ou partie des morceaux interprétés, elles aussi nous raviront de costumes différents selon les morceaux ( façon disco, orientales etc. ). Maintenant concernant la musique on peut dire que ça groove baby. Nos joyeux drilles font le pop-rock-funk et ils ne sont pas déplaisants. Le guitariste et la batteur se partagent le chant d’une chanson à l’autre (nette préférence pour la voix plus grave du batteur face à la voix très gentillette du fringuant guitariste aux faux airs de Vincent Bale – le nouveau Batman et ancien American Psycho – mêm si à un moment il se la jouera James Bond avec ses deux James Bond Gril Lispektorienne le bisant : 1 par joue ! y a pire dans la vie !). Donc ça part sur un rythme bon train dès la 1ère chanson mais la seconde n’aura pas le temps de débuter que les marseillais vont être calmé par l’ampli devenu muet du bassiste (décidément après Jamiroquaï au Gaou vais finir par me demander si je ne porterais pas la poisse moi). Les marseillais tentent d’étouffer l’affaire pensant que c’est juste une histoire de branchements, au départ on allonge l’intro, puis la batteur se lance dans un solo improvisé et se décide en fin à avouer (parce que franchement le public ne comprenant pas pourquoi le bassiste avait le visage si fermé et pourquoi un technicien s’entretenait longuement avec lui tout en s’agitant comme un loustic !). Finalement chacun ira de sa touche perso le guitar solo fait couiner sa guitare saturée, nos belles danseuses reviennent se déhancher (alors qu’un type se démanche le coup devant moi pour les mâter…pardon admirer !) et ô bonheur la basse retrouve sa voix. L’intro à rallonge retrouve enfin sa vraie durée et le morceau se jouera. Alors de quoi nous parles Linspektor…ben de ce que j’en ai perçu de la nature humaine. Mais le groupe se demande pourquoi le mal, pourquoi l’homme fait-il du mal ? Par pure méchanceté ? Si je puis apporter un commencement de réponse même si ce n’est pas l’endroit, le plus souvent nous ne faisons du mal que pour un bien : les hommes ne sont pas méchants (ils ne font pas le mal pour le mal) ils ont mauvais ( ils ne font du mal aux autres que pour leur bien à eux ). C’est en quoi l’égoïsme est le fondement de tout mal : on est mauvais que parce qu’on est égoïste…bon enfin voilà peut-être que ça entraînera Linspecktor vers d’autres pistes de texte…en attendant, les gus se défoncent et c’est là qu’on voit ( mais je m’en rendrai compte telle une claque plus encore avec Fishbone que le funk trouve ses racines dans la sueur ( d’ailleurs si plusieurs origines se disputent l’étymologie du mot funk - le flamand fonck, le vieux français fumet, ou le ki-kongo lu-fuki, elles renvoient toutes à l’idée de sueur et odeurs corporelles…ça vous en bouche un coin, hein ? ) ! quel rythme ! funk, disco, rock, ça envoie ! c’est sympa et communicatif ! trop peu de monde ( mais malheureusement c’est souvent le sort réservé aux 1ères parties ) je trouve pour faire honneur à la frénésie du groupe sur scène.
Ça n’empêchera pas le groupe de conclure en beauté dans un morceau où les danseuses s’affronteront ( mais pas en maillot ni en bikini…non mais sérieux d’où est-ce qu’ils sortent leurs soi-disant chroniqueurs à LIM ) dans une danse névrotique illustrant la thématique décrite plus haut : le mal ( une naïade déguisée en démon sexy ) mettant à mal le bien ( un ange non moins sexy )…ben autant vous le dire le bien se prend une déculottée monumentale…l’ange passe un sale ¼ d’heure…des coups de fourche en veux-tu en voilà. Vous l’aurez compris Linspecktor c’est une vraie mise en scène délirante et qui ne se prend pas au sérieux, accompagnant des morceaux où le rythme le dispute au plaisir.
A la fin du set le batteur nous demandera de faire bp de bruit pour rendre les hommages à « Fishbone, quand même ! C’est pas rien ! »…
En parlant du loup, j’en ai vu un poil ( le plus important apparemment ) puisque étant situé sur le côté de la sono pendant que la musique du Moulin tente de tuer le temps entre les deux concerts, qui je vois t i pas juste à coté de moi venu en repérage, venu s’imprégner de la salle et de la sono ( en fait il est juste côté de son ingénieur du son à la sono ), ben un black avec une tenue suffisamment excentrique ( tu me diras y en avait dans le public des tenues originales ) qui n’était autre qu’Angelo Moore ( et ouais connais peut-être pas bien le groupe mais je sais reconnaître un visage d’une photo à la réalité ce que personne dans le public n’a semblé faire ) un petit clin d’œil d’encouragement dont Angelo accuse réception par un hochement de la tête et un sourire et le voilà reparti.
Il ne faudra pas attendre bien longtemps avant de le revoir (sur scène cette fois-ci) avec toute la formation. Attention un guitariste à la coupe qui aurait fait rougir les Jackson Five au complet, un bassiste à la carrure impressionnante et en peignoir survêt, un trombone et un trompettiste poids lourd avec qui on se dit qu’il vaut mieux donner de longue raison, un batteur au loin au bras concurrençant ceux de Tyson (zavez vu que Tyson fait maintenant des combats payés 100 millions de $ avec des amateurs…ça alors ! ), et un keydoardiste.
Angelo Moore débute tel un prédicateur, la voix bien grave, le rythme soutenu…on assiste à une prêche parodiée pas de doute ( mais les ouailles se sont multipliés depuis Linspecktor ) et alors attention le concert a démarré. Et là ma parole d’honneur sur ma mère ça a été une putain de claque pour moi. Mais c’est quoi comme musique ??? C’est le Tout, l’Absolu, le Tout en Un, l’Unicité ? chais pas : pelle-mêle ska, reggae, soul, funk survolté, disco, rock,core, hard…oh la vaaaaaaaache ! ça dépote, ça chante divinement bien, ça module de la voix avc une grande aisance et ça donne dans le brassage musicale avec une insolence délectable ( je dis n’importe quoi mais c’est au le flamand fonck, le vieux français fumet, ou le ki-kongo lu-fuki... Toutes renvoient à la sueur et aux odeurs corporelles s grave ) , c’est rigolard , c’est fada, cinglé, la guitare déchire tout au passage cependant que la section cuivre apporte beaucoup de chaleur et de rondeur ( hum hum sans jeu de mots ), la basse gardera tout du long son allure funky et disco…Moore viendra avec plusieurs saxo dont un mes aïeux un saxophone aussi gros qu’une cheminée du Titanic ( mais d’où il sort ce chroniqueur ? ) et imitant le bruit des paquebots ( seul son à en tirer tant on était dans les graves les plus abyssaux…hé hé, abyssaux , Titanic…hum ! )…quelle présence sur scène ! Quelle créativité musicale ( je comprends très vite que à défricher le terrain aux Red Hot, à Korn, j’en passe et des meilleurs ) , on change en permanence de style de rythme au sein même d’une chanson ( Linspecktor aussi d’ailleurs mais sans nul doute de façon moins aboutie…ça sonne tellement naturel chez Fishbone, ces fusionneurs nés ) ! le public chante, danse, chacun trouve à se réjouir aux 1ères notes de telle ou telle chanson, tant chacun a sa chanson préférée ( moi j’en connais aucune hé hé donc pas de partie pris ). Vous avez le moral au 36ème dessus…faîtes vous donc une cure de Fishbone. Pure bonheur, 100% plaisir et enfin joie garantie ! C’est un vrai carnaval ! un vertige, un tourbillon, un carrousel déglingué qui ne cessera jamais d’entraîner ses victimes consentantes dans sa course, sans répit sauf qu’ici ce ne sont pas sous d’autres formes ou d’autres couleurs les même cheval de retour…ils ne donnent pas à rejouer deux fois la même chose les gus ! Les musiciens se chambrent ( j’ai retenu le nom d'Andrew Gibson – un vrai fou furieux celui là aussi - est au clavier, de McKnight ( je crois ) au trombone, Pastor Dre à la trompette et Norwood Fisher est à la basse ). D’ailleurs un moment très représentatif de l’ ambiance déjantée régnante, Gibson qui après avoir chanté ragga muffin et avoir jumpé sur la public remonte sur scène se précipite sur son clavier mais n’arrive pas à éviter un technicien qui s’occupait de faire attention que les jacks ne partent pas en live pendant que tout ce beau monde gesticulait tant et plus. Alors Gibson va s’amuser à retenir le technicien, l’enroule de ses bras, le soulève, le fait tourner et tant pis s’il n’ pas pu jouer sa partie pour laquelle il s’était précipitée au clavier. Pas trop top ça ? ) Angelo Moore quant à lui qui avait commencé le set avec des allures de ces petites figurines vous savez, ET SIIIII !! , celles qui représentent les jazzmen , hé ben il se désapera au fur et à mesure ( pas un vrai effeuillage, non, mais il finira torse nu ), en nage et pour en revenir à la sueur évoquée auparavant, un hommage à Carlinhos Brown, ou le funk à mains nues, à travers l’une de ses déclarations : « La sueur exprime la sincérité de l’homme de scène. La sueur retire le maquillage. Hollywood nous a appris à nous maquiller mais je ne crois pas que la personne maquillée soit plus belle. Car l’homme atteint sa plénitude avec la sueur. La sueur donne la lumière. Quand l’homme sue, il brille ». Moore est un vrai show man il prend de ses bouilles comiques au possible transforme sa voix pour nous parler tombe dans des graves incroyables, la voix se traîne des pieds, une puissance comique en action en plus de ses talents musicaux éclaboussant. La classe quoi !
Pour résumer l’esprit de ce groupe ?
Edite, bibite, post mortem nulla voluptas = mangez, buvez, après la mort il n’ y a plus de plaisir. Ben suis rentré à la maison avec un appétit décuplé ( forcément après une telle démonstration ), mangé 5 macarons et j’ai eu mal au ventre jusqu’au lendemain
;-)
Linspektor + Fishbone - 21/10/2006 - Le Moulin - Marseille Du costaud, on a du droit à du costaud. Ce qualificatif ne s'attribue pas uniquement au gabarit de la plupart de ces américains survoltés mais aussi à leur prestation scènique. Dans un théâtre bien .../...
Du costaud, on a du droit à du costaud. Ce qualificatif ne s'attribue pas uniquement au gabarit de la plupart de ces américains survoltés mais aussi à leur prestation scènique. Dans un théâtre bien préparé après le passage remarqué des Marseillais de Linspektor (avec notamment la présence de deux diablesses de danseuses sur deux morceaux), Fishbone n'a eu aucun retard à l'allumage et captait de suite l'attention de ceux qui avaient trouvé l'alternative à l'ouverture de la Fiesta des suds. Un groove sans compromis à grand renfort de cuivre (le chanteur a joué un titre avec un saxo baryton tellement énorme qu'il aurait presque pu se cacher derrière) et de joutes verbales (entre le chanteur et le clavieriste, tous deux prêts à descendre dans la foule ou monter sur les enceintes de façade) fruit d'une fusion entre rock, funk, 2 tone et hip-hop. Pour avoir découvert ce groupe il y a une dizaine d'années grâce à Tracks, j'avais conservé l'image de fluidité et d'aisance dans le jeu de scène de cet afro-américain à bretelles. Du début à la fin du concert, preuve était faite de cette impression avec ses pas de danse, lancers d'instruments (au technicien) et autres mimiques.
Et pour tout arranger, un trou normand slapping bass/batterie nous était servi. En bref, aucune arrête dans les rouages du Moulin n'était à déplorer, non aucune. Réagir à cette critique
Fishbone - 20 octobre 2006 - Le Moulin, Marseille Quand j'ai vu que les Fishbone passaient à Marseille, j'en fut fort surpris, car autant ils avaient fait parler d'eux dans les 90s, tant dans les magazines Metal qu'ailleurs, pour leurs prestations .../...
Quand j'ai vu que les Fishbone passaient à Marseille, j'en fut fort surpris, car autant ils avaient fait parler d'eux dans les 90s, tant dans les magazines Metal qu'ailleurs, pour leurs prestations lives echevelées et furieusement enrergiques, autant je les pensais morts et enterrés depuis quelques années, n'ayant plus vu ou entendu leur nom où que ce soit. En plus ils passaient au Moulin, ma petite salle favorite du coin, où l'on a malheureusement plus le loisir d'aller souvent vu que depuis le changement de direction assez récent, le Metal est exclu de la programmation...
Pourquoi aller voir Fishbone alors ? Parce que je les ai raté à leur grande époque, parce que j'aime les bons lives, et vu leur réputation je voulais en savoir plus par moi même, parce que même si c'est classé en rock fusion ragga ce que vous voulez, ca me semblait interessant à soutenir.
Un soutien pas trés intensif niveau audience... Quand on arrive devant la salle avec mon amie Phénix, une demi heure avant le début initial de la première partie (Linspektor, un groupe local à ce que j'ai compris, que nous occulterons), il n'y a aucune queue devant le Moulin déjà ouvert, il y a même des places pour se garer dans la rue... C'est un signe qui ne trompe pas en général ici... On va donc se jeter quelques tournées de pastaga marseillais (ca va Clo, tu as apprécié les vraies doses à 1,50 euros ?), rejoints peu après par Eric, avant de rentrer dans le vif du sujet. On retrouve mon Padre, dépité par les Linspektor, dans le hall, et en regardant le public présent, que j'estimerais à 300 personnes en gros, je remarque qu'il y a autant du metalleux (plutot rare tout de même), que du rasta, et du "tout venant".
Quand les Fishbone arrivent on stage, on a droit a un speech du chanteur, dont je ne comprends pas un traitre mot, pendant que les autres zicos prennent tranquillement leur place. Comme d'habitude avec eux, il y a des cuivres, coté gauche, un bon batteur au fond, et les basse et grattes habituelles. Le début du set est franchement axé reggae, et même carrément ragga, avec un débit de paroles que n'auraient pas renié les Massilia Sound System ! Je suis quand même assez etonné, je m'attendais à beaucoup plus rock que ca. Là c'est totalement reggae chaloupé. Du trés bon reggaé chaloupé ceci dit. Même si mon Padre, à qui j'avais dit que c'etait du rock fusion qui bastonnait, devait se demander dans quelle galère je l'avais embarqué ! Il n'a d'ailleurs pas tenu la totalité du live !
Ce qui est dommage, car juste après son départ, comme par hasard, le ton s'est durci, la gratte prenant tout à coup de l'ampleur (c'est à dire qu'on l'a enfin entendue surtout !), les titres se faisant plus fusion, pour terminer carrément Metal sur certains riffs et passages.
Rien à redire sur le combo en lui même : un chanteur bourré d'énergie positive, qui booste à lui tout seul les autres membres, et le public entier. Un public réceptif, bon enfant, et ravi d'assister à un petit live bien sympathique. Ce n'est certes pas mon style de prédilection, ni la meilleure tournée qu'il fallait voir, mais c'etait loin d'être déplaisant. C'est bien ce qui compte. Réagir à cette critique