Bon c’est avec un peu de retard que je m’attaque a cette chronique … désolé. L’autre soir je suis donc retourné à
SouthPaw, mais cette fois pour quelque chose de beaucoup plus rock que la
dernière fois, a savoir un plateau de trois groupes dont les
Fleshtones dont le dernier passage a
Marseille m’avait bien plu. Cette fois j’ai traînée avec moi Aaron et Abhey qui n’avaient jamais entendu parle de cette salle et encore moins des
Fleshtones.

On arrive quasiment les premiers. Je retrouve avec plaisir ce lieu désormais familier ou j’espère bien remettre les pieds prochainement puisque y sont programmes
Nada Surf et
Trans AM … Peu de temps après l’heure annoncée, le premier groupe se met en place et attaque devant un public que l’on qualifiera de clairsemé … A vrai dire les
Rocket Science s’en moquent pas mal.

Ca ne les a pas empêché de commencer très fort (heureusement que j’avais mes bouchons) … un peu trop … surtout par rapport a la taille de la salle … mais bon.

Le chanteur qui jouait aussi du clavier était un peu trop possédé et maniéré a mon goût, mais je ne dirais pas que c’était mauvais. Je suis reste bloqué sur le guitariste qui me rappeler vraiment
Pascal Pachuco Gasolheads Escobar from Marseille.

Sauf que celui la était blond. Mais sinon un peu la même façon de jouer et de se tenir.
Apres une pause qui a juste laisse le temps a Aaron et Abhey de soulager leurs oreilles meurtries, on a très vite compris que cela ne risquait pas de s’arranger lorsqu’on les a vu installer deux batteries cote a cote.

Cherry Valence assez décontractés ils se sont gentiment présentés et ont attaque très très fort. Ils sont 5 : une guitariste, un guitariste, un bassiste chevelu, et deux batteurs qui se relaient aussi au chant.

D’ailleurs tout le monde chante un peu dans ce groupe au moins des chœurs … J’ai eu un peu de mal au début et puis en me rapprochant j’ai été séduit par le cote visuel. Assez impressionnant de les voir marteler leurs fûts en même temps ou se passer le relais.

Le grand bassiste n’arrête pas de gesticuler non plus. L’éventuelle monotonie est légèrement diminuée par le fait que les deux batteurs se succèdent au chant parfois en court de morceau. On peut cependant regretter que le son n’ait pas été meilleur. En effet dans ce magma sonore il y a des moments ou on entendait pas le chant.

Et c’est dommage car le batteur blond, particulièrement habité par son chant avait en plus d’une façon de gesticuler assez contagieuse, une voix qui part dans les aigues a la
Led Zep …
Ils ont fini leur set absolument lessivés.
A noter que ce groupe a apparemment joue deux fois en France dont a Blois …

Vint en fait le tour des
Fleshtones, qu’on avait pu voir traîner dans la salle pendant le groupe précèdent. Pas vraiment tous jeunes les rock n rollers. Mais comme d’habitude impeccables sur scène.

De vrais pros (ils n’ont pas eu besoin de nous arracher les oreilles pour se et nous faire plaisir) qui visiblement continuent à s’amuser sur scène.

On sait qu’ils vont tôt ou tard finir par descendre dans le public et tout, mais malgré cela on est quand même surpris sinon amusés.

Le chanteur n’a en effet pas tardé a descendre, puis le bassiste qui arborait fièrement un T-shirt
Made in Brooklyn a son tour au chant pendant que l’autre est remonté au clavier. Bien souvent ils ont donc délaissé les planches, abandonnant seul le batteur ..

ce qui n’empêchait d’ailleurs pas ce dernier de faire l’andouille lui aussi. Leur rock n’ roll n’a pas pris une ride. Je ne me souvenais que d’un seul morceau
I’m not a sissy anymore et le tres de circonstance
Greenpoint Brooklyn USA.

Ca bouge, c’est plein de chœurs, ils ne se prennent pas au sérieux, bref c’est bien agréable.

Apres être descendu plusieurs fois dans le public, seuls ou ensemble, être montés sur le bar, ils ont fini par traverser la salle, pour rejoindre l’espèce de partie surélevée (même le batteur cette fois) s’arrêtant carrément de jouer ou chanter pour discuter avec le public, demander quel(s) morceaux ils devraient faire.

Quelqu’un a proposer
Communication Breakdown de
Led Zeppelin et c’est le guitariste qui s’est collé au chant pendant que le chanteur reste dans le public jouait de l’harmonica.

A la fin après un rappel, ils ont quitté la scène sans lui qui un peu désemparé a fini par les rejoindre.
