Blanche + Electrelane + Wax Poetic + Flogging Molly (Rock en Seine 2004) - 27 août 2004 - Domaine de Saint-Cloud, Paris
Le tout jeune festival Rock en Seine, initié par le généreux - et visiblement très prospère ! - conseil régional d'Ile de France, a permis à près de 48 000 personnes de profiter du cadre bucolique du domaine de Saint-Cloud en assistant aux concerts donnés sur deux scènes placées aux extrémités du site. Relativement bien organisé pour sa .../...
Le tout jeune festival Rock en Seine, initié par le généreux - et visiblement très prospère ! - conseil régional d’Ile de France, a permis à près de 48 000 personnes de profiter du cadre bucolique du domaine de Saint-Cloud en assistant aux concerts donnés sur deux scènes placées aux extrémités du site. Relativement bien organisé pour sa deuxième édition, Rock en Seine devra, pour devenir incontournable sur la route des festivals, mettre un coup de frein sur les prix prohibitifs pratiqués par les stands de boisson et de nourriture, prévoir un accès plus facile au site et miser sur une programmation plus cohérente, même si le côté éclectique du parcours musical 2004 avait ses atouts…
Après s’être dirigé au milieu des arbres et autres pelouses (vertes !) et fontaines (claires… ) vers la scène de la cascade, le festivalier curieux et (presque) à l’heure tombe nez à nez avec la « petite » scène, dont beaucoup de festivals se contenteraient… Le groupe américain Blanche vient de commencer son set de country folk blues rock. Le look, la musique et les morceaux des nouveaux chouchous des White Stripes (après The Von Bondies et Whirlwind Heat ) sont originaux et retiennent l’attention. Certes, l’iconoclaste troupe puise son inspiration dans les pionniers de la musique folk blues et country mais le résultat sonne comme du vintage… mais du vintage neuf et frais. Cette bande d’hurluberlus bizarrement fagotés utilise une foule d’instruments et les fait tourner ; un excellent joueur de pedal steel s’empare du micro et se prend pour Elvis, la blanche bassiste se met à la batterie ou susurre quelques mélopées, la batteuse se saisit d’une guitare sèche, le grand échalas faisant office de chanteur joue de la guitare, vocalise superbement et fait le spectacle en roulant des yeux fous… En résumé, Blanche a fait passer un excellent moment aux festivaliers présents sur le site.
Juste après sur la grande scène, Flogging Molly se lance dans son traditionnel concert, sans surprise certes, mais en déployant une énergie et une bonne humeur auxquelles il est difficile de résister. Comme au Printemps de Bourges en 2003, on se laisse avoir par cette bande de musiciens peu originaux, gueulards, mais parfaits pour chauffer une salle ou finir une soirée en montant sur les tables d’un pub irlandais… Car Flogging Molly est une sorte de réincarnation 2004 des Pogues ne cherchant qu’une seule chose : que le public fasse la fête avec eux ; pour cela, ils intègrent du folklore dans leur musique rock et n'hésitent pas à se ravitailler en boisons, comme Shane MacGowan... Après avoir aperçu cet été dans un magasin de disques à Dublin, l’ex (futur) chanteur des Pogues, on ne jurerait pas que l’alcool conserve ; mais utilisé avec parcimonie et à bon escient (comme la musique de Flogging Molly), il permet parfois de se vider la tête et de faire une fiesta débridée… C'est déjà ça.
A la lecture de la présentation faite par Rock en Seine dans son programme (“Même Norah Jones a succombé au charme de Ilhan Ersahin…”), Wax Poetic nous faisait un peu peur a priori. Finalement, ce groupe éléctro soul jazz - un bassiste, un pianiste, un guitariste et une chanteuse - se révèle assez intéressant, la voix de la chanteuse, quant à elle, étant plutôt rocailleuse voire carrément rock, alors qu’on l’attendait mièvre et “variété”. Si l’on fait abstraction de la tendance des musiciens à se prendre un peu trop au sérieux, Wax Poetic donne des concerts relativement agréables.
Ayant déjà apprécié deux fois The Roots sur scène et ayant peu goutté leur récente orientation « musicos démonstratifs et soporifiques », on se concentre sur le concert donné par le groupe Electrelane sur la petite scène. Bien nous en a pris puisque le quatuor de Brighton a pris soin de transformer son set en un long brûlot de pop bruitiste. Le chant, très pop, vient se poser (voire se brûler les ailes) sur une rythmique mordante, des claviers lysergiques et un déluge de larsens triturés par la troublante guitariste. Quel bonheur de voir une femme maltraiter aussi violemment sa guitare pour en tirer des bruits orgasmiques… Le concert d’Electrelane - apprécié à sa juste valeur par un public de connaisseurs - se conclut sur un long et abrasif morceau parfaitement orchestré et savamment torturé. Une parfaite introduction pour les New-Yorkais de Sonic Youth, (très) attendus sur la grande scène juste après.
Flogging Molly + Throw rag + Simulacre - 18 novembre 2003 - Le Ramier, Toulouse Comme on était pas beaucoup au concert je me charge de faire passer l'info : TOUS AUX CONCERTS DE FLOGGING MOLLY !!!!
On les définit comme les "Pogues" américains, c'est vrai que c'est très ressemblant mais les Pogues avaient quelques chansons lentes à leur répertoire, pas les Flogging Molly : c'est tout à fond pour les 8 musiciens (guitares, .../...
Comme on était pas beaucoup au concert je me charge de faire passer l'info : TOUS AUX CONCERTS DE FLOGGING MOLLY !!!!
On les définit comme les "Pogues" américains, c'est vrai que c'est très ressemblant mais les Pogues avaient quelques chansons lentes à leur répertoire, pas les Flogging Molly : c'est tout à fond pour les 8 musiciens (guitares, basse, accordéon, batterie, trompette, flûte, violon) sur scène.
Je m'engage personnellement à rembourser tout spectateur n'étant pas pris de sautillements plus ou moins frénétiques pendant un concert des Flogging Molly.
Les autres groupes:
Throw rag: du bon vieux punk, efficace en format court (sinon ça pique dans les oreilles).
Simulacre : groupe français à découvrir, une voix et des compositions qui rappellent Noir Désir et Louise Attaque. Bravo à eux (pas facile de jouer devant si peu de personnes). Réagir à cette critique
Le Printemps de Bourges 2003 - 22/26 avril 2003 - Bourges (18)
Malgré quelques annulations dommageables (Archive remplacé par... Kyo !) et un côté grand public (Zazie, Renaud), l'édition 2003 du Printemps de Bourges a tout de même permis de voir sur scène de nombreuses grosses machines (Massive Attack, Placebo... ) et de découvrir quelques groupes (Soledad Brothers, Jackie-O Motherfucker).
Cliquez sur .../...
Malgré quelques annulations dommageables (Archive remplacé par... Kyo !) et un côté grand public (Zazie, Renaud), l'édition 2003 du Printemps de Bourges a tout de même permis de voir sur scène de nombreuses grosses machines (Massive Attack, Placebo... ) et de découvrir quelques groupes (Soledad Brothers, Jackie-O Motherfucker).
Cliquez sur les liens pour lire les comptes rendus jour par jour :
Hoggboy + Cowboys From Outer Space + Flogging Molly + Caesars (Printemps de Bourges 2003) - 25 avril 2003 - Le 22, Bourges
En replacement des Burning Brides, les cinq musiciens de Caesars ont fait de leur mieux pour attirer l'attention dans un 22 bien rempli pour cette soirée "Sonic Rendez-Vous". Ce groupe joue avec conviction une sorte de "punk metal pop" efficace mais pas très originale... Ce qui sauve un peu le groupe ?
Des attitudes sympathiques et un .../...
En replacement des Burning Brides, les cinq musiciens de Caesars ont fait de leur mieux pour attirer l’attention dans un 22 bien rempli pour cette soirée « Sonic Rendez-Vous ». Ce groupe joue avec conviction une sorte de « punk metal pop » efficace mais pas très originale… Ce qui sauve un peu le groupe ?
Des attitudes sympathiques et un comportement énervé sur scène : ces jeunes gens ne cessent de se rentrer dedans en jouant, de se bousculer pour rigoler et ils finissent parfois par terre !
En provenance directe de Marseille, les Cowboys From Outer Space ont encore prouvé qu’ils savaient parfaitement donner des concerts de feu. Certes, on a un peu l’impression que toutes les chansons sont une version ralentie du morceau I got a right de Iggy and The Stooges mais il y a pire comme référence non ? C’est toujours un plaisir de voir les Cowboys From Outer Space sur scène ! Même les BellRays, une référence en la matière, se souviennent de leurs prestations live...
Les nouvelles vedettes du rock selon les hebdomadaires musicaux anglais se nomment Hoggboy… Les Britanniques en avaient marre de se faire damer le pion par les groupes new-yorkais énervés, ils ont décidé de lancer la carrière de ce jeune groupe de Sheffield. Autant le dire tout de suite, Hoggboy n’a strictement rien inventé mais c’est assez jouissif de les voir sur scène. Leur rock new-yorkais est articulé autour de riffs joués à l’emporte pièce et d’un chant dédaigneux… Ces quatre là dégagent une énergie assez incroyable. Quand le tempo est rapide, c’est génial, quand vient l’heure des slows mollassons pour les filles, c’est assez chiant, il faut bien l’avouer. Il y a toutefois peu de morceaux lents dans le répertoire de Hoggboy... On peut donc secouer la tête en rythme en admirant les pose savamment répétées devant la glace de ces gamins qui n’en reviennent pas d’avoir pu sortir de leur garage natal…
Ils semblent avoir absorbé une importante quantité de drogue, ils veulent du sexe après leur concert et ils jouent du rock 'n' roll le pied sur les retours et la clope au bec… Si j’ajoute qu’ils portent des jeans et des blousons en cuir parfaitement coupés, vous saurez presque tout sur ce groupe anglais qui ne sortira peut-être pas 10 albums... mais qui s’en fout royalement !
C’est Flogging Molly qui se charge de clôturer une soirée réussie avec son mélange Pogues/Clash. Difficile d’être insensible à la bonne humeur et à l’énergie déployée par les nombreux musiciens présents sur scène ! Violon, guitare électrique et sèche, accordéon, basse, batterie, tout ce petit monde donne tout ce qu’il a dans le ventre pour faire bouger le public. Et ça marche : même le directeur du festival, Daniel Colling, pourtant peu connu pour ses séances de pogos débridés se lance dans des trépignements à la Johnny Hallyday, mais où on va là ?
Le chanteur de Flogging Molly semble être un fêtard invétéré à la Shane Mac Gowan, il ne cesse de plaisanter, de rire, de boire des Guiness à la canette (sacrilège !), il accueille même gentiment une personne alcoolisée qui chante un peu avec le groupe pour obtenir un moment de gloire mérité. Pour être transporté dans l’ambiance survoltée des pubs de Dublin, pas besoin de prendre l’avion : pensez seulement à inviter les Flogging Molly dans votre ville...