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|  | Florent Marchet & Arnaud Cathrine : Frère Animal - 28 septembre 2008 - Les Correspondances - Manosque  J'ai volontairement laissé passer une semaine avant d'écrire cette chronique. Je voulais savoir s'il allait rester quelque chose de cette soirée, si ça allait me faire réfléchir pendant la semaine, si ma vision de la société allait en être bouleversée. Si tel était le cas, j'aurais eu l'impression de n'avoir pas perdu une heure ce dimanche soir. .../...
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J'ai volontairement laissé passer une semaine avant d'écrire cette chronique. Je voulais savoir s'il allait rester quelque chose de cette soirée, si ça allait me faire réfléchir pendant la semaine, si ma vision de la société allait en être bouleversée. Si tel était le cas, j'aurais eu l'impression de n'avoir pas perdu une heure ce dimanche soir. Parce qu'au niveau musical, c'est pas trop ma tasse de thé.
Un livre-disque est paru au printemps encensé par Télérama (ça aurait dû me rendre méfiant). Sur scène, ça donne un roman chanté par Florent Marchet, Arnaud Cathrine, Valérie Leulliot et Nicolas Martel.
Au niveau musical, les seuls moments agréables étaient les quelques morceaux où Florent Marchet était au piano. C'est un vrai bon pianiste, alors qu'à la guitare, il est juste correct.
Dans l'histoire, Valérie Leulliot joue sa petite amie et là, c'est l'erreur de casting. Pourtant je l'aimais bien Valérie dans Autour de Lucie et même en solo, mais là, elle ne sert à rien, jouant très peu de la guitare, chantant les chansons les plus niaises (oui, je sais, c'était du second degré) avec son tic de quand elle joue de la guitare mais sans la guitare (elle lève la jambe toutes les dix secondes). Si j'étais DRH, je la virerais vite fait.
Je dis ça parce que le thème, c'est le monde du travail. Et le DRH de l'histoire, il est méchant avec le héros. En fait, j'ai dû m'identifier à lui à force de réfléchir toute la semaine.
Pour être tout à fait honnête, je dois dire que personne dans la salle n'est parti avant la fin et que mes voisins (dont certains amis) ont copieusement applaudi. Du second degré peut-être... Réagir à cette critique |
|  | Rachid Taha + Thomas Fersen + Florent Marchet (Fiesta des suds 2004) - 20 Octobre 2004 - Dock des suds, Marseille  Mauvaise surprise en découvrant le line-up à l'entrée, l'artiste pour lequel je suis venu passe en troisième partie de soirée, mais comme il n'y a pas grand monde et dès les premieères notes je me dis que ça a l'air bien sympathique, je laisse donc sa chance au jeune Florent Marchet et bien m'en a pris car c'était mieux que ce que je pensais.
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Mauvaise surprise en découvrant le line-up à l'entrée, l'artiste pour lequel je suis venu passe en troisième partie de soirée, mais comme il n'y a pas grand monde et dès les premieères notes je me dis que ça a l'air bien sympathique, je laisse donc sa chance au jeune Florent Marchet et bien m'en a pris car c'était mieux que ce que je pensais.
Rien de bien extraordinaire, mais cet artiste repéré dans un célèbre magazine un temps est convaincant dans ce qu'il fait. Une pop ligne claire avec des textes pas vraiment gentilllets, qui m'a fait penser à un Statics qui aurait d'avantage écouté Bertrand Betsch (étonnante parenté vocale) que Daho. Des compos solides qui laissent penser que son groupe et lui ont grandi en écoutant plus de rock que de variété (le pourtant radio-friendly "Je n'ai pensé qu'à moi"), souvent introduits avec un humour à froid bienvenu (<"Tous pareils" était par exemple dédié aux "gens qui parcourent le monde et qui reviennent craner avec un t-shirt Hard Rock Café" hé hé). A noter un sang froid très professionel alors que le set est longuement interrompu par un rare incident technique, et une belle reprise de "Et quand bien même" deGainsbourg/Birkin.

La suite sera nettement moins enthousiasmante (et enlèvera accessoirement une étoile à mon jugement final), même si Thomas Fersen bénéficie d'un public familial très démonstratif sans commune mesure avec mon opinion du bonhomme. A vrai dire je ne connaissais que quelques morceaux dont "Les cravates", "Poisson" ou l'introductif "Deux pieds" qui ne m'avaient pas donné envie d'aller plus loin. Et ce n'est pas ce spectacle longuet qui me fera changer d'avis, non franchement, c'est pas mon trip.
C'est sans doute joli et riche musicalement (avec du clavecin, du violoncelle, de l'accordeon, même du triangle !), bien écrit (des scribouillards le comparent à Prevert) et souvent entraînant, mais je ne peux m'empêcher de trouver l'ensemble viellot et ennuyeux. Surtout dans sa façon de chanter, avec cette voix traînarde et cette posture un peu pédante, qui amuse au départ mais horripile assez rapidement.
Si des fans veulent pourrir ma boite de courriels en me disant que j'ai une vision médiocre de la chanson française et que si ça ne me plaisait pas pourquoi être resté jusqu'au bout, je précise qu'étant placé (à regret) dans les premiers rangs d'une grande salle comble il m'était difficile de joindre le bar, même si la tentation était grande.
Enfin bon ça valait le coup d'attendre, puisque le concert tardif de Rachid Taha rattrapait vertigineusement la soirée. C'est la première fois que je le voyais mais je connais et apprécie ses disques impeccablement produits par Steve Hillage, qui mélangent allègrement rock, groove et musique Arabe, loin de l'étiquette "raï" qui lui colle à la peau depuis l'embarrassant épisode "1,2,3 soleils".
Une performance autrement plus excitante qu'un gala de mariage, maitrisant du début à la fin un savoureux équilibre entre le chaud et le froid.
Evidement on a pas échappé à la relecture crossover (art dans lequel il excelle, comme l'atteste sa récente reprise de "Rock the casbah" de qui vous savez, qui a enflammé un public au départ un peu timide) du "Ya Rayah" de Dahmane El Harrachi mais en bon rockeur qui sévit là où on ne l'attend pas, il en donnera juste après une version nettement plus abrasive, limite punk.
Plus déroutants encore (pour ceux qui ne connaissent que les tubes), les titres électrisants et trippants que sont "Barra Barra" et le récent "Safi" où il se montre aussi engagé qu'enragé.
Le groupe (basse, guitare, oud, derbouka, claviers) qui l'accompagne est très bon, tout juste aurait-on aimé la présence de choristes et de cordes, samplées sur certains titres, mais ça sera peut être le cas à une autre occasion.
On quitte les lieux pendant le festif "Saida" au rappel, après avoir dansé tout le long et acclamé ce grand chanteur Arabe d'origine Française comme il a déclaré non sans humour l'aure jour.
En attendant de le revoir, en tête d'affiche cette fois, on prolongera le plaisir de ce set en réécoutant à la medina, euh maison, l'excellent "Tekitoi".
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|  | Didier Super + Florent Marchet + Pierre Bondu + Yann Seul - 23 septembre 2004 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand  Rentrée des classes agitée hier soir à la Coopérative de Mai... La soirée d'ouverture de la saison 2004/2005 a permis de voir défiler au tableau noir devant toute la classe - plus de 400 personnes - Yann Seul (régional de l'étape appliqué et en forme), Pierre Bondu (surdoué en chanson pop), Florent Marchet (bon élève énervé par l'indiscipline de .../...
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Rentrée des classes agitée hier soir à la Coopérative de Mai… La soirée d’ouverture de la saison 2004/2005 a permis de voir défiler au tableau noir devant toute la classe - plus de 400 personnes - Yann Seul (régional de l’étape appliqué et en forme), Pierre Bondu (surdoué en chanson pop), Florent Marchet (bon élève énervé par l’indiscipline de ses petits camarades) et Didier Super (cancre invétéré et accessoirement idole des jeunes)… C’est toujours la même histoire, tout le monde était venu pour voir le mauvais élève faire le clown, « celui qui fait rien que des idioties pour faire se poiler les autres ». Les autres candidats ont dû faire face à un public inattentif, gueulard et impatient, c’est la principale fausse note de cette soirée assez réussie par ailleurs.
Premier à passer le grand oral, Yann Seul s’est attaché à présenter sobrement ses prometteuses nouvelles chansons à un public encore tolérant à cette heure. Il a su s’attirer la bienveillance de l’assistance grâce à la qualité de ses morceaux pop en français, mais aussi en utilisant avec tact un humour aussi décalé qu’osé pour présenter ses textes. Après un premier disque et des concerts remarqués, Yann Seul devrait encore faire parler de lui sous peu : la publication de son nouvel album est imminente.

Peu après Pierre Bondu est venu présenter son excellentissime album, Quelqu’un quelque part. Sosie vocal et physique de Jean-Louis Murat - bien connu rue Serge Gainsbourg -, Pierre Bondu a fait preuve de sa classe habituelle malgré une certaine nervosité - sans doute due à un retour sur scène et à un public commençant à manifester des signes d’agacement assez incompréhensibles. On souhaite vraiment à ces gens d’avoir en face d’eux un songwriter aussi doué à chaque fois. Textes introspectifs très bien écrits, musique admirablement pop, reprise de La machine - le tube du groupe Holden -, rien ne manquait à ce concert… En formation réduite (sans claviers, ni cordes ou deuxième guitare), Pierre Bondu a prouvé que ses morceaux tenaient la route sur scène. On espère le revoir très vite !
Contrairement au festival de Sédières où ses blagues avaient fait mouche et détendu l’atmosphère, permettant par la suite de découvrir des chansons bien écrites, Florent Marchet a prêché dans le désert pendant toute durée de son set. Le brouhaha général lui a même coupé l’envie de parler entre les morceaux, et on le comprend ! Difficile de présenter son premier album, Gargilesse, dans des conditions aussi mauvaises… Du coup, les morceaux qui avaient fait bonne impression en Corrèze ont parus moins marquants à la Coopérative de Mai. Après une reprise de Et quand bien même - un titre signé Gainsbourg (pour Jane Birkin) -, Florent Marchet et ses acolytes s’éclipseront assez rapidement, vexés. On le serait à moins, surtout quand on voit l’accueil réservé à leur successeur sur les planches quand il décapsule une bière avec sa guitare (un « exploit » désormais obligatoire pour se faire signer par une grosse maison de disques et s’attirer les faveurs du public ?)…

La place est maintenant libre pour le chanteur que tout le monde attend, le « fameux » Didier Super. Dès son arrivée, il triomphe et cabotine, à la grande joie de l’assistance hystérique et pliée en deux à la moindre de ses facéties. Il faut avouer que cet hurluberlu a des talents d’acteur peu communs : on a l’impression d’assister à un spectacle de théâtre de rue, parfois drôle, souvent lourdingue, en tous cas assez épicé. Il semble quand même y avoir une erreur de casting, pourquoi avoir programmé ce rigolo en tête d’affiche d’une soirée "chanson pop en français" ? Certes Didier Super utilise la même langue mais d’une tout autre façon, cela va sans dire… Blagues à deux balles, provocations faciles, ressorts comiques usés jusqu’à la corde, rien n’est épargné au public, qui en redemande bien évidement. Il faut dire que devant cette déferlante de conneries ininterrompues, on ne peut s’empêcher de rire, même en grinçant des dents devant les allusions pachydermiques à la pédophilie, au viol, au racisme, à l'homophobie et à la misère. Même s’il est secondé par une contrebassiste souffre douleur et un idiot du village à la flûte, à la pédale de distorsion et à la grosse caisse (sur la tête), nous assistons donc à un « one man show » de Didier Super. Celui-ci se faisant fort de démontrer à quel point il chante mal, joue - mal - de la guitare et écrit… mal. L’album de Didier Super - plutôt drôle à la première écoute, mais on n’a pas tenté l’expérience une seconde fois… - s’intitule Vaut mieux en rire que s'en foutre (disponible chez tous les disquaires qui ont des couilles, dixit son site Internet), la bonne attitude à adopter semble être de s’en foutre en riant… jaune.
Sites Internet : www.didiersuper.com, www.pierrebondu.com, www.yannseul.com et www.florentmarchet.com .
A lire également : un entretien avec Yann Seul. Réagir à cette critique |
|  | Daniel Darc + Cali + Florent Marchet + Certal (Festival de Sédières 2004) - 27 juillet 2004 - Grange du château de Sédières (19) 
Après six jours de festival, la soirée "chanson" clôturait une programmation "musiques actuelles" aussi fournie que réussie au Château de Sédières... L'édition 2004 du festival ne donne qu'une seule envie : revenir l'année prochaine en encourageant le plus de monde possible à faire de même.
La soirée débute tambour battant avec le mélange .../...
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Après six jours de festival, la soirée « chanson » clôturait une programmation « musiques actuelles » aussi fournie que réussie au Château de Sédières… L’édition 2004 du festival ne donne qu’une seule envie : revenir l’année prochaine en encourageant le plus de monde possible à faire de même.
La soirée débute tambour battant avec le mélange « couillu » entre chanson, rock et électro proposé par Certal, un jeune chanteur venant de Loire Atlantique. Se présentant sur scène en solo avec sa guitare et son sampler, il occupe parfaitement le terrain acoustique avec une voix puissante, mais parfois trop marquée « chanson rétro ». Quoi qu’il en soit, globalement ses morceaux marchent et le public apprécie… C’est au moment où on remarque une filiation avec Bertrand Cantat et Noir Désir que Certal se lance dans une reprise des Ecorchés, un des titres emblématiques du groupe bordelais. « Je l’ai jouée une fois et des gens m’ont dit : t’as pas honte ? Depuis, je la joue à chaque concert… » Il a raison. Certal propose une musique qui n’a rien de révolutionnaire mais qui permet de passer un moment simplement fort.
Peu après, Florent Marchet a fait très bonne impression avec un concert mettant bien en valeur ses morceaux bien écrits, ses textes malins et sa voix malicieuse. Parfaitement épaulé par un deuxième guitariste aux interventions tombant toujours à point et un ingénieur du son parfait, Florent Marchet a pu recueillir les suffrages d’un public rapidement conquis par sa musique et ses interventions drolatiques entre les chansons. Même s’il a grandi en écoutant les Forbans (c’est lui qui le dit !), on décèle plutôt dans ses compositions l’influence de Dominique A, jusque dans la manière de chanter parfois. Un peu plus tard, Florent Marchet adopte un ton évoquant de manière surprenante Albin de La Simone ou -M-… A revoir très vite !

Même si la pluie ne tombe pas sur Sédières, Daniel Darc semble moins en forme qu’aux Eurockéennes de Belfort, où il avait joué avec un soleil couchant du meilleur effet devant une plage entièrement acquise à sa cause… En Corrèze, la majorité des gens se sont déplacés pour le chanteur catalan Cali, désormais superstar incontournable de tous les festivals. Ne se sentant pas soutenu comme il le mériterait, Daniel Darc peine à se décontracter et à se lâcher, toutefois ses chansons sont toujours aussi bouleversantes, sa voix est plus que jamais touchante et ses musiciens sont, une fois encore, irréprochables… Que les fans de Cali ne soient pas enthousiasmés par ce spectacle et ces chansons, pourtant d’une qualité peu commune, n’est finalement ni surprenant ni gênant ; ils trouvent leur bonheur dans les gesticulations continuelles de l’ex rugbyman devenu chanteur à succès (mais sans sobriété), c’est leur droit le plus strict ! Pourtant, quand on compare les sets de messieurs Darc et Caliciuri, il n’y a pas photo ; les morceaux de Crèvecoeur, de Darc en solo (Nijinsky) et de Taxi Girl (N’importe quel soir, Cherchez le garçon, Quelqu’un comme toi) sont d’un autre niveau et joués de manière beaucoup plus sur le fil du rasoir que ceux de Cali, assez fades et consensuels pour la plupart, malgré quelques réussites. Peut-être est-ce dû à la différence d’âge et d’expérience entre les deux artistes ? En tout cas, le public - qui a toujours raison, on connaît la chanson - ne s’y trompe pas et fait un triomphe à Cali alors que plus tôt il applaudissait poliment Daniel Darc. Cherchez l’erreur…
A lire également : une interview de Daniel Darc réalisée à Sédières.
Sites Internet : www.danieldarc.net, www.danieldarc.com, www.taxigirl.org. Réagir à cette critique |
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