Frédéric Nevchehirlian n'a de cesse de mettre la poésie dans tous les territoires d'explorations possibles. Que ce soit via le slam, a cappella, muni d'une guitare électrique, entouré de musiciens, ou de danseurs, cet artiste atypique multiplie les projets et les collaborations.
Ha, encore un soir de match ! ... Et bien, cette fois, même si on se dit toujours qu'il pourrait y avoir plus de monde, les marseillais ont assez honnêtement empli le Cabaret, eu égard, de surcroît, à une programmation toute "en émergence"... La gratuité de l'évènement y serait-elle pour quelque chose ? Convainquons-nous que non. Il y avait bien autre chose pour motiver les troupes, ce soir-là...
Tout a démarré avec une série de "live" acoustiques aux Grandes Tables, juste à l'étage au-dessus, avec un plateau radio en direct (88.8 fm, bien sûr...). Et on a beau dire, le direct radio, ça met tout de suite un petit truc en plus, une sorte de petite pression que l'on ressent du côté des artistes, comme si jouer devant des gens était moins exigeant que satisfaire d'invisibles auditeurs qui n'ont que le son pour se faire une idée de la chose... Du coup, tous les artistes présents sont concentrés et minutieux, et le public se range à cette atmosphère son verre à la main, courtois, calme et respectueux. Il faut dire que la thématique de cette soirée ne prête pas forcément non plus à l'exubérance : il s'agit ici de dénoncer les silences du monde sur les peuples dont on a tenté de rayer la culture de la carte tout au long du siècle dernier, et hélas, encore à nouveau dès le début de celui-ci...
Pourtant, même la partie "interview" en direct, où des interlocuteurs se succèdent pour tenter d'apporter une parole sur la plaie qu'est cette forme "d'Amnésie Internationale" face aux génocides et aux négationnismes de l'histoire, reste agréablement intelligente : aucun pathos lénifiant à l'horizon, pas de succession interminable de lieux communs, l'animatrice gère son émission avec tempo, une fraîcheur appréciable et ce, tout en gardant le sérieux nécessaire à l'évocation d'un tel sujet.
Et puis, entre toutes ces paroles qui alternent sagesse, émotion, courage et invitations à la conscience il y a ces mini sessions acoustiques : les deux leaders de (feu ?) Nacimiento qui mélangent leurs voix subtiles sur des vagues de violon, la langueur méditarranéo-anglaise de la formule réduite de Kid Francescoli, le dandy blues du guitariste et du chanteur d'Heidi, le folk limpide et envoûtant du chanteur de Nation All Dust (quelle superbe reprise des Kinks !...), sans parler de la performance saisissante de Fred Nevchéhirlian !
Il plane finalement sur les Grandes Tables une atmosphère reposante, empreinte de notes et de vibrations qui se diluent entre gens ouverts, disponibles et partageant un sentiment fugace d'humanité.
C'est disparates que nous gagnerons sagement le Cabaret, dans lequel Markovo, seul derrière une barrière de claviers et machines, façonne (tout en esquissant quelques pas de danse timorés) une électro-noise un peu plus offensive que ce que son habituelle formule trio délivre : et ma foi ça, lui réussit plutôt bien. On est bien loin d'un alignement de kicks putassiers à faire trémousser les filles, ça c'est sûr, mais quelques patterns bien velus viennent quand même galvaniser son voyage intersideral à travers des sons tour à tour meta-vintages ou infra-modernes... A son habitude, Markovo, sorte de Prince d'Euphor égaré au sourire charmeur déroute donc la foule, et si ce n'était ce reste de timidité stagnante qui l'empêche de laisser libre cours à son imaginaire, il pourrait nous embarquer sans plus d'effort dans un unnivers robotique et bigarré, martelé de coups et maquillé au lavis; il s'avère qu'il s'agissait là de sa première apparition en solo : le "Markovo Live Machine" a certainement de beaux jours devant lui...
Quand les Kid Francescoli investissent la scène la foule se rapproche, et les 5 comparses installent leur pop retro-planante au moyen d'un son exceptionnel (mention spéciale à leur ingé son qui fait là une véritable performance...) qui ne tarde pas à hypnotiser la plupart d'entre les spectateurs : quelques minutes plus tard un sittin' improvisé s'est organisé à même le sol : les belles choses nécessitent parfois du confort pour en saisir vraiment l'intimité. Le no-look du chanteur et sa voix dont il faut se porter à l'écoute, ce son de rythmique si particulier, entre basse ovoïde et caisse claire élégamment étouffée, la voix douce et cristalline de la chanteuse, le mood désuet des claviers, tout opére comme un charme subtil chez Kid Francescoli : du grand art fait avec une apparente simplicité. La classe.
Nevchéhirlian. ah, Fred Nevchéhirlian, le slammeur iconoclaste qui détruit tous les poncifs du genre en trois strophes, lorsqu'il s'accompagne d'une guitare aux accents rudoyants et râpeux, ouvre tout un pan fascinant de sa palette : la puissance de ses textes vient se battre avec une succession d'accords aux dents serrés, et nous voilà face à un phénomène dans le phénomène. Il y a des gens, comme ça, qui font vraiment croire que des fées se penchent parfois sur certains berceaux... en tout cas si elles le font, le sien aura été de ceux-là.
Puis les Nacimiento viennent clôturer le bal. Reformés pour l'occasion après un long silence, il se murmure qu'il s'agirait de leur ultime live : que cette info soit vérifiée ou pas, ils se lancent dans un baroud ravageur sur une reprise de "Can't get you out of my head" de Kylie Minogue boostée aux hormmones anglosaxonnes, à savoir baveuse, sonique et méprisante : bêtement régalant. Le son est énorme, poussé d'un bon cran (nouvelle dédicace à cet autre ingé son, ça fera deux fois dans une même critique !...) et jouissif, et les quatre beaux gosses marseillais restent campés dans un rock enfoncé : pourtant, sautillants, joyeux, on les sent ultra-motivés. Le dernier quart d'heure de ce set, cependant, n'aurait pas, à mon sens, mérité d'être joué : un peu de fatigue et une absence prolongée sur scène ces derniers mois ont eu probablement raison de cette belle énergie de départ, qui finit hélas par s'essoufler.
Qu'à cela ne tienne, la foule s'est tenue debout pour ovationner tout à la fois Nacimiento et l'ensemble de cette initiative portée à bout de bras par la J.A.F et le collectif Co3, et le froid mordant nous ramène vers nos voiture alors qu'on se donne déjà rendez-vous au Dock des Suds le 22 mars, pour de la bonne musique (Arrrg, Mônsieur CharlElie Couture !) mais aussi "pour que l'Histoire ne se répète plus." Réagir à cette critique
Arrivée au pas de course ce vendredi 16 mars au Théatre des Salins à Martigues … et oui en tant que vrais baroudeurs que nos sommes nous n’avons pas pu résister à la tentation de nous perdre de nuit dans la lagune de la Venise provençale …
Une fois installés nous savourons égoïstement la triple joie de nous retrouvés :
1) réunis autour de la nouvelle création de Fred Nevchehirlian , poète - slameur bien connu de Live In Marseille et très fortement apprécié par l’équipe
2) dans la très jolie grande salle du Théatre des Salins, parfaitement insonorisée. A noter que ce lieu à la programmation riche et variée a eu la bonne idée d’accueillir Fred en tant qu’artiste-associé, développant ainsi résidences, créations et ateliers.
3) en comité plus que restreint, puisque cette avant première ne compte pas plus d’une trentaine de personnes.
Les six artistes de cette nouvelle création, Slam et Souffle , prennent possession de la scène et on découvre, de gauche à droite : Serge Teyssot-Gay , fabuleux guitariste (de Noir Désir notamment … mais pas que !), ...
... notre poète et slameur local Fred Nevchehirlian , son homologue hongrois Busa , le percussionniste ? (il semblerait que ce ne soit pas Keyvan Chemirani mais un remplaçant dont je ne connais pas l’identité … mea culpa), l’américain Mike Ladd (autre slameur de renommée internationale) et la clarinettiste Carol Robinson , maniant à la perfection une … clarinette (contre) basse ?? (à confirmer également).
Busa se lance le premier dans l’arène des mots et des sons et à partir de là ce sera une heure de bonheur pur. Une heure d’émotion vraie portée par ces six individus et la rencontre de leurs univers musicaux et vocaux. Intense et vibrant.
Les voix des trois poètes slameurs s’appellent, s’entrechoquent, s’éloignent pour mieux se retrouver. Intonations, timbres, rythmes, sonorités des mots et des langues, amplitudes de la voix et des mouvements. Tout est là pour vous transporter d’émotion en émotion.
Voix seules, en solo, duo ou trio. Mais aussi voix guitare, ou voix percus magnifiquement accompagnés par le sax contrebasse (je crois que c’est le nom) et parfois par des bruitages fascinants de souffle ou de frottement.
Avec trois styles musicaux prépondérants pour la partie instrumentale du spectacle : musique orientale, hip hop et blues.
La richesse de cette création tient surtout à mon sens à l’harmonie des combinaisons créées entre ces six artistes. Voix et instruments se déclinent en une multitude d’alliances et donc d’effets.
Un magnifique voyage d’émotions qui finira en beauté par un exercice de human beat box de très très haute volée (bravo Monsieur Bursa !!!). Plus qu’à un concert. A VOIR ABSOLUMENT.
Buck 65 + Sarah slean + Vibrion - 15 octobre 2005 - Le Moulin, Marseille
Enfin, Vibrion c'est un grande mot. En réalité Fred Nevchehirlian est curieusement venu tout seul avec son laptop et une guitare... et nous fera passer un moment sympathique, en disant des textes .../...
Enfin, Vibrion c'est un grande mot. En réalité Fred Nevchehirlian est curieusement venu tout seul avec son laptop et une guitare... et nous fera passer un moment sympathique, en disant des textes dont la plupart sont ses créations personnelles pour d'anciens événements (Nuits Caroline).
Il pose aussi sa voix sur des boucles enregistrées, sur du playback de sa propre voix où il vient se superposer. Pas mal du tout ma foi, décidément rien ne peut déboulonner ce garçon de son optimisme, et surtout pas une salle pas encore pleine. Il sera même accompagné, pour une chanson assez rythmée, d'une jeune femme, Clara je crois...trés bien!
Après lui viendra la charmante Sarah Slean, showgirl canadienne aux pieds nus qui, du haut de sa petite personne, déploie une voix de crooner féminine, un je-ne-sais quoi de Diane Dufresne (avis aux connaisseurs!!!!) mais une certaine classe dans l'auto-dérision. Elle s'accompagne très bien au piano, c'est très agréable et l'on aurait pu rester encore un moment en sa compagnie.
Elle est drôle elle a des paillettes sur ses yeux fermés, elle crée une telle intimité qu'on a un peu l'impression d'être dans sa maison, et qu'elle ne fait son spectacle que pour nous, chacun d'entre nous. Elle chante en anglais des textes de TS Elliot...tout un poème.
Arrive alors, déguisé en Corto Maltese, le père Buck 65. Ce garçon a décidément le vice du déguisement, je l'ai déjà vu en t-shirt, en bleu de travail, en costard trois-pièces... Par contre la présence de deux acolytes lui permet d'exploiter deux facettes nouvelles pour moi : un côté comique (avec un grand escogriffe suant et très drôle) et un côté romantique (avec une agréable jeune fille) pour quelques beaux duos sensuels.
Il peut donc de son côté s'adonner à son vice favori : faire galoper ses doigts sur des vinyls et scander, de sa voix assez phénoménale (sexy et rauque, rapide et précise, une arme de guerre), des chansons variées. je ne reconnais pour ainsi dire rien (n'ayant pas son dernier album que Sami a chroniqué) mais de toutes façons je le soupçonne d'écrire une nouvelle chanson tous les matins.
Il nous fait un véritable show, plein de scénettes. Il chante devant un drap rouge déployé par ses compagnons. Sarah Slean les rejoint parfois. Les duos avec la jeune femme (française) permettent un jeu au niveau du texte (cf "Sexe Cinéma Politique" qui se termine telle une transe électrique!) et de la scène biensùr. Un peu perdu sur ses platines il s'est même pris pour Nino Ferrer à un moment! Faut dire qu'il avait commencé par se prendre pour Jacques Brel avec une reprise (+ ou -) de "Au suivant".
Ce garçon m'a fait penser à Tom Waits...je pense que c'est vraiment le même type d'artiste, il est capable de toutes les mélodies, de tous les styles à mon avis.
Un très bon concert, un peu moins hypnotique que d'autres du même artiste (par exemple une prestation nerveuse et poignante à Rock en Seine l'an dernier), mais aussi plus détendu et plus marrant. Quel dommage que si peu de gens aient pu ou voulu venir ...
Moi c'était mon premier concert de ce garçon, et je suis sous le charme...seulement 2 rappels....REVIENS BUUUUUUCK!
Buck 65 + Sarah Slean + Frédéric Nevchehirlian - 15 octobre 2005 - Le Moulin Tout démarre plutôt bien : Arrivée à 20H30 pétantes, afin de ne pas louper la prestation de Vibrion, j'ai la bonne surprise de découvrir la salle du Moulin coupée en deux, signe révélateur d'un public .../...
Tout démarre plutôt bien : Arrivée à 20H30 pétantes, afin de ne pas louper la prestation de Vibrion, j’ai la bonne surprise de découvrir la salle du Moulin coupée en deux, signe révélateur d’un public peu nombreux et donc d’un concert intimiste !! Egocentriquement, je m’en réjouis.
Fred Nevchehirlian, chanteur de Vibrion, attaque seul sur scène … et nous explique très rapidement que le reste du groupe ne le rejoindra pas (précisant avec beaucoup d’humour qu’ils n’ont pas splité .. ouf !!!). Il enchaîne donc en solo une série de morceaux, certains a capella, d’autres accompagnés d’un jeu guitare / sampler … Une sorte de florilège de Vibrion, avec dans le désordre une poésie, une création montrée pour la 1ère fois cet été aux Nuits Caroline, un des morceaux phares de l’album et un duo décalé et assez humoristique avec une chanteuse nommée Clara. Un bon moment qui laisse néanmoins un arrière-goût amer, une légère déception. Car même si la prestation de Fred V. est excellente, on ne peut s’empêcher de regretter l’absence de cette musique envoûtante, de cette ambiance hypnotique que la formation au complet sait si bien créer, et qui se marrie parfaitement aux textes. Dommage.
Entre ensuite en scène Sarah Slean. N’ayant pas pris le temps de me renseigner sur cette compatriote de Buck 65 je me réjouis de cette « surprise ». Et très vite je déchante ! Seule avec son piano, la jeune femme entame une série de chansons genre « cabaret blues ». J’ai soudain l’impression d’entendre Patricia Kaas à ses débuts en version canadienne … là je dois l’avouer, je m’enfuis au bar …
Arrive enfin celui que je vois pour la 3ème fois sur scène (merci à Marsatac et au Moulin) et sur lequel reposent tous mes espoirs de bonne soirée musicale, ce même si on m’a prévenue que son dernier album est plus « atmosphérique », moins brut que les précédents … Buck 65 commence son show avec une scénographie originale et intimiste (notamment un éclairage « à la torche »). Malheureusement il est rapidement rejoint sur scène par deux acolytes : une chanteuse qui, à mon goût, manque de prestance et surtout de voix pour réellement « faire le poids » et apporter quelque chose en plus au spectacle, et un grand bonhomme désarticulé au physique type « Deschiens » (un genre de François Morel …), dont le rôle principal consiste à faire le pitre avec des chorégraphies à deux balles et des vannes nulles.
Je suis dépitée : Qu’est-il advenu du charismatique Buck 65, l’homme qui seul sur scène réussit à envoûter toute une salle avec son hip hop avant-gardiste et marginal ?? Je repense notamment à sa prestation au Moulin l ‘an dernier où, malade comme un chien, il égrainait sur un rythme quasi-parlé des paroles souvent pleines d’ironie, parfaitement soutenues par des compositions de qualité et de bons vieux scratches. Heureusement pour moi cet homme-là refait surface à la fin du concert pour entamer à ma plus grande joie des morceaux comme «wicked and weird» ou «protest». Il était temps.
Buck 65 + Sarah Slean + Frédéric Nevchehirlian - 15 Octobre 2005 - Moulin, Marseille Pas beaucoup de monde mais bonne petite soirée avec pour commencer Frédéric Nevchehirlian qui assure tout seul comme un grand la première partie, avec guitare et samplers mais sans le reste du groupe .../...
Pas beaucoup de monde mais bonne petite soirée avec pour commencer Frédéric Nevchehirlian qui assure tout seul comme un grand la première partie, avec guitare et samplers mais sans le reste du groupe Vibrion annoncé au départ.
Quelques slams a capella de haute volée, plus des morceaux parfois instrumentaux issus d’une création jouée cet été aux Nuits Caroline qui m’étaient inconnus.
Le dernier, chanté avec Clara du groupe Jours, comptine électro pop hilare et décalée, était une bonne surprise.
Après un changement de plateau sur le son de Calexico place à la fine Sarah Slean, chanteuse Canadienne tout comme la tête d’affiche, dont je ne connaissais qu’un titre, une reprise de Radiohead qu’elle n’a hélas pas interprété ce soir.
Quelques chansonnettes au piano dans le plus pur style Tori Amos, à la fois douces et exubérantes, entrecoupées de grimaces et d’explications dans un français approximatif.
Un peu court pour se faire une idée exacte du talent de la demoiselle, mais pas désagréable.
Mine de rien c’est la 4ème fois que je vois Buck 65 en un laps de temps relativement court.
En 2003 à Marsatac et en 2004 dans cette même salle, c’était excellent, à Belfort la même année, décevant, il était accompagné d’un groupe de rock des plus pénibles.
Ce soir rien de tout ça mais il n’est pas seul pour autant, on retrouve sa belle Claire Berest qui chante sur le dernier album et puis un gars assez foufou, ancien collègue de base-ball à ses dires, qui s’occupera surtout du coté théâtral.
Le concert est en effet autant musical que visuel, on connaissait le goût de Buck pour la mise en scène mais avec ses acolytes on a droit à un vrai petit spectacle inhabituel pour un concert de rap, voire concert tout court.
Il est habillé en capitaine (un clin d’œil à la grève de la scnm ?) tandis que son ami fait le mariole avec sketchs et divers numéros de jonglage.
On ne lui en demandait pas tant, trop de couleur distrait le spectateur comme dirait l’autre.
Et la musique dans tout ça ? On retrouve ce qu’on aime chez lui depuis ses premiers disques, un hip hop sans œillères fortement teinté de blues, avec un timbre rocailleux aussi à l’aise en rappant qu’en roucoulant façon crooner clopeur.
Avec toujours ces scratches entre deux couplets qui fonctionnent à merveille et ravissent le public.
On n’en dira pas tant de son amie aussi aguicheuse que peu convaincante au micro, un timbre un peu dissonant et un accent français assez risible.
C’est gênant sur certains titres (cet embarrassant « Devil’s eyes » version piano en ouverture) mais pas très grave au final compte tenu du charisme du monsieur et des instrus efficaces sur lesquelles il pose.
Les tubes « 463 », « The centaur », « Le 65isme » (très bien en live celle là), « Wicked and weird » et au rappel « Protest » nous font passer un très bon moment, même s’il nous a habitué, à mieux, à plus habité.
Il nous laisse avec des classiques punk d’Iggy Pop et Wire vers 23h mais nul doute qu’on le reverra ici ou ailleurs vu qu’il s’est installé en France et qu’elle le lui rend bien. Réagir à cette critique