Pour ce deuxième soir du festival Les Inrocks à Lille, c'est le théâtre aux murs très suggestifs du Splendid qui accueillait quatre groupes anglo-saxons.
Wild Beasts est le premier d'entre eux à aller se frotter aux quelques centaines de personnes venues pour l'occasion. Mais rien ne se passe. La magie que pouvait promettre les versions studio des titres ne s'opère pas et l'ennui s'installe dans la salle…
La queue entre le jambe
Ensuite, pas mieux, pas pire avec les New Yorkais de
The Virgins qui, voulant faire les minets, ne parviennent en fait qu'à faire esquisser un sourire aux chattes du premier rang. Les morceaux influencés
Stones période
Jumping Jack Flash,
The Clash ou (moins bien)
Razorlight ne sont vraiment pas à la hauteur de ce que le public attend et ça se sent. Finir par le single
Rich Girls ne changera pas la donne, et les puceaux repartiront la queue donc, entre les jambes.
Ils mettent le feu
Alors que cette soirée est décidément très mal partie, la révélation viendra des feux follets de
Friendly fires, endiablés jusqu'à la moelle.
Paris,
Jump in the pool,
On board, tels sont les titres enchaînés par les natifs de St Albans à un rythme disco-pop faisant remuer du popotin. Le chanteur
Ed Mac n'hésite pas à aller au contact avec le public, démontrant ses talents d'agitateur (de son corps) impeccables ! La section rythmique tient de la perfection, et les parties de percussions n'ont rien à envier aux troupes participant au carnaval de Rio de Janeiro.
Pas fous, les Foals
Les jambes et les hanches bien dégourdies, l'attente pour les
Foals sera de courte durée. L'introduction, tout en douceur, assez longue et planante, nous présente un quintette souriant et se présentant poliment au public. La suite ne sera que folie pure, remue-ménage et autre déflagration électrique venant d'une guitare ou d'un clavier, mais toujours bien présenté. Là encore, les cinq d'Oxford ne badinent pas et viennent plusieurs fois à la rencontre (physique) des premiers (et même des derniers) rangs de la salle.
Cassius fera explosé l'applaudimètre, mais la performance est bien supérieure à la portée du single, car ses 45 minutes cohérentes, débridées et finalement incroyables nous renvoient là où les
Ting Tings nous avaient laissés hier…
Vivement l'année prochaine, et espérons que la tendance "dance" ne s'essouffle pas!
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chronique de la première soirée à l'Aéronef.