Jacques Higelin + Fritz Kartofel (festival Avec le Temps 2007) - 31 mars 2007 - Espace Julien - Marseille
Arrivée à l'Espace Julien un peu tard ... Juste pour le dernier morceau de Fritz Kartofel qui donne envie de rester pour la deuxième partie après le concert principal. Je fais leur pitch maintenant quand même. Difficile de définir le style ... Je dirai funky, groovy, jazzy, électro kitch. L'ambiance est impeccable, du rythme, de la folie, de la .../...
Arrivée à l’Espace Julien un peu tard … Juste pour le dernier morceau de Fritz Kartofel qui donne envie de rester pour la deuxième partie après le concert principal. Je fais leur pitch maintenant quand même. Difficile de définir le style … Je dirai funky, groovy, jazzy, électro kitch. L’ambiance est impeccable, du rythme, de la folie, de la voix. Il faut dire qu’ ils sont le fruit de la folle rencontre d’Elodie Bianchini (chant kazou et flûte), Rachel Boirie (basse), Philippe Liardet (batterie) avec deux ex Raoul petite, Fabien Cartalade (trombone clavier guitare) et Fred Tillard (guitare).
La mise en scène de leur plateau est pleine d’accessoires étranges : un kazou déguisé en trombone à pattes, un maracas avec une tête de poupon verte, des œuvres d’art un peu partout qui nous font découvrir un truc caché tous les quart d’heure. Tous les détails sont soignés jusqu’à leur look déjanté. Très bonne impression donc warum nicht à tout à l’heure ! ! !
Ils ont joué dans la petite salle du bar du coup assez déserte car tout le monde s’était agglutiné dans la grande afin de réserver les meilleures places pour M Higelin. Difficile de rentrer dans la salle où il fait déjà une chaleur d’enfer. Il fait son entrée sur scène très simplement, juste pour l’accueillir à la hauteur de son talent.
Mise en main au piano avec « Le minimum » … « juste quand tu démarres » bien à propos non ! Puis le délire commence. On pourrait rebaptiser ça « c’est l’histoire d’un mec… ».
Toute une suite d’idée assez confuses, mi texte-mi impro, rebondissant sur les apostrophes du public pour introduire chaque chanson en nous donnant l’impression d’une suite pas tout à fait logique.
Egal à lui même. « Tombé du ciel » n’est pas loin. Puis « Amoureuse », « Cigarette », « Mona Lisa Klaxon », « Crocodail », « Prise de bec », « Queue de paon », « L’hiver au lit à Liverpool », etc…
Joli ballet entre les chansons, tantôt piano tantôt sans, tantôt guitare tantôt pupitre pour les antisèches de texte (il se fait vieux quand même ! !), sa régisseuse accourre pour l’essuyer ou l’abreuver…
Les adeptes sont là, à chanter ses textes aussi délirants que réalistes. Il est touchant quand il chante « je t’aime telle » avec l’ introduction sur sa fille ou « La fille au cœur d’acier » ….il est démoniaque avec son « Halloween » et ses coiffures hirsutes…
Merci à ses musiciens de le suivre aussi admirablement : Yann Pechin (guitare), Romain Metra (batterie), Christopher Board (clavier), Dominique Mahut 1er (percu) et Brad Scott ses moustaches et son marcel rayé (basse)
Le tout fini bien sur en delirium d’instruments et « Rester libre de vos idées ! » Higelin ça rime avec Merlin non ?