separateur
Concert And Co Wolf Parade en concert à Paris et à Lille-Tourcoing Wolf Parade en concert à Paris et à Lille-Tourcoing
Vos critiques de concert Vos critiques de CD Interviews d'artistes Wolf Parade en concert à Paris et à Lille-Tourcoing Les salles de concert Les sites web des artistes Contacts Concert And Co
Rechercher un concert dans une ville Rechercher un concert par artiste Rechercher un concert par style musical Rechercher un concert dans votre région Rechercher un festival Rechercher un concert
Créez votre compte / Connectez-vous
 
 

Les Transmusicales de Rennes : Papier Tigre + Tiny Masters of Today + Fujiya & Miyagi + Dead Kids + Prins Nitram + DJ Morphéus + South Central+ Salvatore + Rodrigo y Gabriela

Transmusicales de Rennes   07 décembre 2007

  Concert à ne pas manquer

Réagir à cette critique

    Après une bonne sieste, je suis achement plus en forme que la veille : chouette, le programme de la soirée annonce un sévère dégourdissement des guiboles.




    Démarrage sur les chapeaux de roues avec le trio nantais de Papier Tigre (sont-ils Maoïstes ?).
    Avec eux, on est en pleine ambiance Fugazi : textes déclamés, riffs de guitares aigus et dissonants, ambiances dépressives avec formation de cumulonimbus suivie d’explosions soudaines.




    J’ai été littéralement absorbé par le jeu du batteur : aucune rythmique ne fait poum-tchack, on a droit tout le long à un Boum-badaboum-doum-doum-dou-dou-doum-boum-doum…Vous voyez le genre ?
    Hypnotique, vive les Trans(es) !

    Très bonne entrée en matière donc ! Direction le hall 3, pour la hype de la soirée : les deux bambins rock’n’roll de Tiny masters of today.
    Quoi !?Vous n’en avez jamais entendu parler ? David Bowie ne tarit pas d’éloges sur ces 2 White Stripes en culottes courtes…

    Enfin, je serai eux je me méfierai : malgré tout le respect et toute l’admiration que j’ai pour le Thin White Duke, à chaque fois qu’il a dit du bien sur un groupe inconnu, celui-ci a disparu dans les oubliettes de l’Histoire du Rock…



    Ce soir les 2 frère et sœur (13 et 11 ans ! guitare et basse) sont accompagnés à la batterie par rien de moins que Russell Simins (Blues Explosion)…
    Je l’avoue, au départ je suis venu (comme beaucoup d’autres je suppose) voir des « phénomènes de foire ».
    « Au bout d’un quart d’heure je me tire » pensais-je…

    Finalement, je n’ai pas été transporté par leurs micro-chansons, mais je suis resté jusqu’à la fin de leur tiny set car il se dégageait vraiment quelque chose de touchant de ces 2 petites personnes qui jouent dans le monde des grands…



    Morceaux choisis : le petit garçon se cogne la tête dans le micro quand il arrive, la tiny bassiste visiblement intimidée au début est carrément craquante (c’est encore mon côté Pascal Sevran qui me reprends !)
    Russell Simins bourrine comme un malade, comme s’il voulait rajouter un peu d’épaisseur à toute cette candeur.
    Il garde les yeux rivés sur ses fûts tout le long du concert (genre « la vedette, c’est pas moi »)



    Morceaux choisis(2) : à un moment tiny guitariste perd son médiator.
    Un peu désorienté, il lance au public un « Does anyone got a pick ? »
    Purée de merde, il aurait pu penser à ça tonton Russell : des médiators de rechange pour les adorables marmots !
    Heureusement, les baby-sitter de l’équipe technique rennaise veillent au grain. Ouf !

    Vers la fin, pretty tiny bassiste annonce leur chanson anti-Bush…heureusement, ils n’ont pas scandé de Fuck Bush car ils ont été élevés par des parents responsables ou bien républicains…
    Finalement, pour moi le vrai grand moment au niveau musical est venu avec leur tiny rappel où ils ont sortis une version mémorable de Jump around (House of Pain) : tiny bassiste assure la basse et chante le sample (« Whiiiiiiiiiih ! ») de sa tiny craquante voix.

    Tiny guitariste a délaissé sa guitare, s’est vissé une bonne grosse casquette sur la tête :
    il arpente la scène avec beaucoup plus d’assurance, et là je dis Merci !
    Pour le coup, j’ai oublié que vous aviez 13 et 11 ans, car ce genre d’enfantillages, certains grands couillons les font aussi !
    Il y a un brin d’ironie dans mes propos, mais en réalité ces deux rock’n’roll primaires ont fait (ô surprise) rien moins que du bien à mon âme…

    Après ce détour par le pays de Candy, passage par la case mexicaine avec Rodrigo y Gabriela : duo de guitaristes virtuoses qui pratiquent un flamenco instrumental plutôt agréable dans lequel on ressent parfois leur background Métal, puisque ces deux charmants mexicains (ma préférence va évidemment à Gabriella) ont fait l’école chevelus à boutons…Bref, des hardos qui se sont un tantinet adoucis.





    Plutôt sympa, mais la révélation de la soirée m’attends ailleurs, je retourne donc dans le hall 3 où le faux duo japonais (ils sont en fait trois et anglais, perso je les aurai plutôt pris pour des belges, voire russes à cause de la bouille du chanteur…) Fujiya et Miyagi a déjà démarré son set.



    Après les avoir raté à plusieurs reprises, à l’époque ils mixaient, je les découvre enfin en formule instrumentale (basse + guitare + machines).
    Je crois que j’ai bien fait d’attendre pour les découvrir, car ce set va me faire atteindre l’extase (musicale tout au moins).



    On est en pleine ambiance 80s ou plutôt fin 70s puisqu’il y a une parenté musicale évidente avec Kraftwerk ou Neu ! au moins dans l’atmosphère : basse répétitive et carrée (j’ai l’impression d’entendre des robots, d’où l’impression accentuée de Kraftwerk), voix murmurée, paroles hypnotiques, guitares souvent sympathiquement funky…



    Après une légère fatigue hier, ça y est ce soir je laisse véritablement aller mon corps aux déhanchements voluptueux. C’est donc à ce trio carrément trippant que je le dois…Grand merci ! Vous faites désormais partie de mes groupes favoris de dancing cérébral : tortueux et cathartique. Beau voyage, merci !



    Après ce trip dansant mais au tempo lancinant, j’ai besoin de quelque chose qui me réveille : un bon coup de poing sur la table.
    Et magie de la programmation, ça va être la soirée quasi-parfaite au niveau du timing…
    Puisque j’enchaîne dans le hall 4 avec le set crétinement furieux des Dead Kids !



    Dead Kids : de l’électro-punk de bonne aloi délivrée par des anglais menés par une bête de scène survoltée.
    Car le chanteur des Dead Kids, à n’en pas douter, a fait l’école Iggy Pop et il a dû obtenir son diplôme avec mention.



    Il me fait penser à ces pochtronards, grande-gueule et un peu casse-burnes qu’on a tous rencontré un jour.
    Dans son blouson rose et son fute moulant il a tout les attraits d’un animal sexuel. Il bondit dans tous les recoins de la scène, provoque le public dans un français approximatif (« Alors Rennes, tu aimes ou tu aimes pas ?...En Angleterre, on dit no i don’t like it ou yes, i like it »…)
    Visiblement, on est beaucoup à beaucoup aimer…



    Intro aux claviers avec des sons et des mélodies volontairement kitsch et débiles, suivies d’explosions pogoïdes.
    Yeah Yeah ! 100% groupe de scène surtout grâce à ce satané chanteur (à la voix distordue) que je soupçonne de ne pas porter de slip, vu la curieuse bosse que j’ai constatée au niveau de son entre-jambes, en revoyant mes photos (bon ou alors il a un grand-père africain…non, je sais…)

    Ca s’est terminé en déglingue totale sur scène et dans la salle !
    Un jeune gars se relève d’un pogo, il a été légèrement piétiné, ses lunettes sont aplaties. Qu’est-ce qu’on fait ? On appelle le Samu ?
    Non, déboussolé mais il danse encore…
    Et moi, et moi ???
    J’ai eu la très bonne intuition de garder mon anorak sur le dos.
    Un de mes voisins de déglingue croyait qu’il pourrait danser avec sa pinte à la main.
    La facture du pressing, je lui enverrai à ce sale punk.



    Au même moment, disais-je, c’est aussi la déglingue sur scène : les Dead Kids terminent leur set et le chanteur à blouson rose simule la sodomie sur son collègue blond et claviériste.
    Visiblement, celui-ci goûte très peu ce genre de surprises.
    Ils se roulent tous les 2 par terre dans un début de bagarre.
    Séparés par un 3e zicos, il n’y aura finalement ni sodomie ni cassage de gueule. Enfin, pas sur scène en tout cas…
    Bon, quand est-ce qu’on les programme à Marseille, au Pag par exemple ?

    Je poursuis ma soirée avec la techno-rock des anglais capuchés de South Central. C’est un peu moins puissant que précédemment avec les Dead Kids, mais ça fait bien son boulot.
    Au petit jeu de la comparaison, je les préfère 1000 fois que leurs cousins Klaxons (groupe hype dont j’avais dis du mal l’an dernier).



    Enfin, mes goûts n’étant pas forcément ceux du grand public, pas sûre qu’ils aient à l’avenir le même succès que connaissent depuis les klaxonneurs…
    En tout cas, très bon moment avec ces South Central capucheux qu’on jurerait sortis d’un film d’horreur sectaire.

    Le timing continue d’être bon pour moi, puisqu’à ce moment de la soirée, j’ai besoin de quelque chose de plus calme. Je pars donc découvrir le danois Prins Nitram, qui restera pour moi une des bonnes surprises de cette édition 2007.



    Il est seul sur scène, dans un décor de salon bourgeois. Quand j’arrive, il chante et joue de la batterie dans une superbe robe de chambre…
    Ce type a-t-il pété les plombs ? Les paroles de ses chansons et la tournure schizophrénique de son set me laisseront penser que oui…



    Au niveau du personnage, Prins Nitram me fait penser au Beck des débuts : complètement décalé et difficile à étiqueter…
    On va dire de la pop intimiste assez propre sur elle (comme le décor) avec quelques montées bien senties de rock névrosé.




    Prins Nitram alterne batterie, basse ou chant seul et presque à chaque fois il complète le tableau avec d’autres instruments samplés repris sur l’écran vidéo. On a donc droit à des clones de Prins Nitram sur l’écran, ce qui donne une ambiance surréaliste. Amis de l’art contemporain bonjour ! Moi, j’aime.
    Conclusion : un artiste avec une vraie recherche, un vrai univers à découvrir résolument sur scène.

    Ma soirée, une des meilleures depuis 4 ans que je viens aux Trans, se termine avec un habitué de la maison, l’ex-chanteur de Minimal Compact : Dj Morpheus et par les post-rock instrumental et norvégiens de Salvatore.





    Dans les deux cas, ça me plait bien (enfin, le jeu de scène de Salvatore est à travailler, parce que tous au fond de la scène et la plupart de dos, ça donne pas trop envie…enfin, les écrans vidéo sont beaux c’est vrai(!))
    Pourtant, le dicton du jour sera « Qui veut emballer loin, ménage sa coiffure ».
    Je pars donc reposer les cheveux qu’il me reste, en tirant avec regrets un trait sur le set à venir du duo électro-rock de Rafale…A demain.


    Signature : Roo Ha Kim
    le 28/12/2007
Les Transmusicales de Rennes : toutes les critiques de concert
DJ Morphéus : toutes les critiques de concert
Fujiya & Miyagi : toutes les critiques de concert Fujiya & Miyagi actuellement en concert
Papier Tigre : toutes les critiques de concert Papier Tigre actuellement en concert
Rodrigo y Gabriela : toutes les critiques de concert Rodrigo y Gabriela actuellement en concert

 critique précédente  retour à la liste des critiques    Réagir à cette critique      critique suivante 

   Recherche         Exprimez-vous !
Accueil Concert And Co
Plan du site
Billetterie concert
Actualité concert
Festivals
Salles de concert
Le top des artistes en concert
A l'affiche
Concert Christophe Maé
Concert Johnny hallyday
Concert Indochine
Concert Tryo
Concert Metallica
Concert Oasis
En ville et ailleurs
Concert Paris
Concert Lyon
Concert Marseille
Concert Nice
Concert Toulouse
Concert Lille
Partenaires
Musique Gratuite
Rap Français - Info-groupe
AOL Musique - Hotzic - RamDam
Cinéma, Soirées, Spectacles et Loisirs à Paris
Tilllate.com

Copyright © Neolab Production 2000-2008. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.