Polyphonies marseillaises. Ils savent jouer avec les harmonies, les rythmes, les émotions. Manu ( du "Còr de la Plana") et Sam (de "Dupain") reprennent leur ancien répertoire ( plus quelques nouveautés) mais en les réarrangeant, en les tordant pour en faire des chansons nouvelles enrichies du parcours et des expériences vécues individuellement ces 8 dernières années Gacha Empega : vos critiques de concert
Gacha Empega (Sam Karpienia, Manu Theron, Gildas Etevenard) - 18 novembre 2007 - La Meson, Marseille Trois jours de résidence du père Karpienia dans une petite salle sympa (et trop peu fréquentée de nous, même si on y avait vu le joli Didebeuliou en concert), voilà qui ne se refuse pas. Bon, dommage, on était là que dimanche, mais l'homme que l'on appelle Mystic Punk Pinguin a assisté au premier soir - il ne manquera donc que le concert .../...
Trois jours de résidence du père Karpienia dans une petite salle sympa (et trop peu fréquentée de nous, même si on y avait vu le joli Didebeuliou en concert), voilà qui ne se refuse pas. Bon, dommage, on était là que dimanche, mais l'homme que l'on appelle Mystic Punk Pinguin a assisté au premier soir - il ne manquera donc que le concert apparemment furieux du samedi.
Et puis coup de bol, c'est dimanche que joue le Sam dans sa configuration la plus historique : Gacha Empega, avec Lo Manu dau Pais Marselhes ! Qu'es Aquo un Gacha Empega me direz-vous ? Comment dire, un gacha empeg'... ce serait... eh, je cherche putaing ! s'esclamait un célèbre barman de la Plaine sur le disque. En tout cas c'est un nom qui rappelle beaucoup de choses à beaucoup de gens, des soirées et des bons moments d'il y a peut-être une décennie, quand leur disque sous-titré Polyphonies marseillaises était sorti.
Un truc qui nous accompagne donc, bien caché quelque part, qu'on ne pensait pas voir un jour en concert, et qui du coup vous remplit une salle un dimanche soir glacial, comme qui rigole. Alors pour une fois on s'épargnera le mal de dire en plus tout le bien qu'on pense de tous les groupes et groupuscules, historiques ou d'un soir, quatuors de percu ou quarteron de chanteuses apprêtées de rouge, qu'on pu lancer ces deux individus depuis, fiers défenseurs qu'ils sont les bougres, du chant occitan, qui fait danser les filles et rend fadòlis les garçons...
Pour reconstituer les Gach'Empeg', les deux amis sont accompagnés ce soir par un excellent et excentrique percussionniste, Gildas Etevenard, qui prend des mines pas possibles en brassant dans d'amples gestes et néanmoins avec délicatesse, des appareils plus ou moins bruyants, plus ou moins déconcertants (dont un étrange bâtard entre un violoncelle et une percussion).
On reconnaît avec un peu d'émotion les titres "historiques" comme Engambi, Le Polit Mes de Mai, toutes ces chansons de moi incompréhensibles n'ayant pas les racines provençales ni même occitanes (et qui me parlent malgré tout, sur un autre plan sans doute...). Mon interprète personnel (que j'ai heureusement amenée et qui elle est bien née au bled) m'explique vaguement de quoi il retourne - car les traductions apportées par les deux tambourinaïres, mélangeant allègrement catéchisme, baston et sodomie, ne semblent pas toujours très fiables...
Je me rends vite compte que plusieurs de leurs chansons ont été reprises depuis par, pour ne pas les nommer, les cagoles rouges des Original Occitana, dont plusieurs sont ici incognitas ce soir, comme L'arromic et lo Pinsar (nettement moins dansante ici et du coup, plus tragique). L'alternance entre les passages de détente, puis les moments de recueillement et d'écoute, et ceux où tout le monde commence à trépigner et à tapoter du pied et des mains, est idéalement dosée (souvent dans la même chansons d'ailleurs). Qui a vu chanter ces types sait qu'ils ont de la transe dans les cordes vocales et les tambourins, et qu'une envie d'envoyer valdinguer les chaises et les tables peut toujours vous prendre.
Et puis les deux chanteurs, au plaisir évident de (re)chanter ensemble, ajoutent comme je l'ai dit un ensemble de pitreries, commentaires grivois et moqueurs pour introduire les chants religieux (histoire d'être sûr de bien finir chez Satan). Mais aussi pour dédramatiser les chansons tristes contant les fameuses "turpitudes de la femme occitane" (Mau Marideia), plus généralement se moquer des héros des chansons occitanes qui sont bien souvent des losers magnifiques : des mousses qu'on va bouffer, et peut-être même les saillir d'abord (Lo Mossi), des nains et difformes promis grosso modo au même sort (Pitit'Ome), j'en passe et des plus cocus encore ...
Bien souvent ce soir, les chansons tournent dès le troisième couplet à l'improvisation vocale qui tourne en boucle ou part en sucette (vers le chuchotement ou même vers le slogan de manif !), quand ce n'est pas Gildas Etevenard qui les détourne lui-même par des intempestives interventions presque free jazz, au milieu d'un passage a capella, de gesticulations à contre-temps et autres borborygmes joués à la trompette. C'est donc à la fois beau et ludique, le public est complètement sous le charme, par moments sous l'hypnose presque. Bref, c'est aussi bien que ce qu'on avait imaginé même si c'est largement plus loufoque.
Le groupe finit dans un éclat de rire, par (à mon goût) les plus belles a capella : Adieu Paure Carnavas et Lo Miserere. Et non d'un chien des quais, ce coup-ci c'est fait ! Voir Dupain, les Occitana et Lo Cor de la Plana un moulon de fois (eh oui tout ça est chroniqué bien sûr, mais j'ai la flemme, cherchez un peu si le coeur vous en dit!) c'était rien, enfin si c'était énorme mais il manquait toujours la source : et là on a vu les Gacha Empega en personne ! Alors grand merci à l'Oustau de la Carrer Consolàt, qu'on appelle la Meson !
Et quant à vous messieurs, espérons-le, à toujours pour de nouvelles expériences...
Liste ramassée des chansons (sous réserve déchiffrage et titre complet)
Romança
Quand Auseriam
Satan
Engambi
Mau Marideia
Lo Boier
L'Arromic (j'ajoute, et lo Pinsar)
Le Mossi
Marrit Riche
Polit Mes de Mai
Pitit'Ome
Margoton
Miserere
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Entorna ti
Adieu Paure Carnavas Réagir à cette critique
>> Réponse (le 22/11/2007 par Zeu Western Manooch) Oh la la !!! mais mon Philoo là t'as mis la dose mon poto !
Du fond de mon exil humide et breton j'ai comme un strobo .../...La suite
Gacha Empega + Trio Agnel Rueff (5ème Festival Airs Libres) - 09 juin 2007 - Théâtre de la Minoterie - Marseille Première fois que je mets les pieds au Théâtre de la Minoterie ... pourtant j'avais entendu parler du lieu depuis longtemps ... bref pas de quoi être fier. Je passe rapidement sur le lieu que je vous invite à découvrir vous-même, pour me rendre directement dans la salle se spectacle a l'étage.
Cette dernière soirée du 5eme festival des Airs .../...
Première fois que je mets les pieds au Théâtre de la Minoterie … pourtant j’avais entendu parler du lieu depuis longtemps … bref pas de quoi être fier. Je passe rapidement sur le lieu que je vous invite à découvrir vous-même, pour me rendre directement dans la salle se spectacle a l’étage.
Cette dernière soirée du 5eme festival des Airs Libres (a ne pas confondre avec le festival électro homonyme) est en deux partie. Nous commençons la soirée avec le Trio Agnel / Rueff composé de Henri Agnel aux, Idriss Agnel (son fils) aux percussions et David Rueff au(x) saxophone(s).
Cela fait maintenant un moment que je les ai vu … du coup mes souvenirs sont moins précis que si je venais juste de la voir … jazz, world, entre les deux … à droite David Rueff avec plusieurs saxophones de différentes tailles, a gauche Henri Agnel avec sa guitare et son oud, d’autres instruments plus anciens (cistre ?) …
et au centre Idriss Agnel avec ses cymbales, tablas et son pot (qui m’a du coup rappelé Gustave Parking et son sketch sur « l’art comptant pour un ») … Pendant une petite heure mais qui m’a semblée plus longue en raison de ma fatigue et de l’incroyable chaleur qui régnait dans la pièce ils nous ont présenté leur création, ponctuant les morceaux de blagues ou d’anecdotes sur ces derniers.
Chose amusante, en même temps que le billet d’entrée ils nous ont offert un DVD sur la création de ce soir justement, rencontre, répétition etc … DVD que j’avoue ne pas encore avoir eu le temps de regarder. Mais l’idée était bonne.
Puis après un entracte histoire d’enlever le matériel des premiers pour ne laisser que les pieds de micros des suivants, ce fut au tour de Gacha Empega i.e. Manu Théron et Sam Karpienia …
La premiere fois que j’ai entendu Gacha Empega c’était il y a bientôt 10 ans sur la Plaine ou ils jouaient en compagnie de Massilia Sound Systemet puis un mois après, sur l’ile du Château d’If dans le bar … A l’époque Gacha Empega était composé de 3 membres …
… les deux de ce soir et une fille Barbara Ugo … En fait a l’époque ils avaient déjà deux ans d’existence et étaient train d’arrêter … Juste le temps de sortir un album et de devenir mythiques. En effet après quelques tournées ils ont arrêté et Manu Théron a fondé Lo Cor de la Plana, et Sam Karpienia peu de temps après : Dupain.
Je ne sais pas ce qui les a poussé à se reformer a l’heure ou les deux gaillards fourmillent de projets comme Carpienia pour Manu ou Troba Nova pour les deux … mais toujours est il que ce soir c’était leur deuxième concert (après celui de la reformation – a deux) a l’Intermédiaire …
Ils ont donc réadapter leur répertoire pour leurs deux voix, simplement accompagnées de tambourins. Le résultat est assez proche de ce qu’ils ont fait avec Troba Nova sauf que les textes ne sont pas pris que chez les troubadours provençaux du Moyen Age, en plus minimaliste sur la forme.
Chose curieuse même si on ne comprend que très peu (voir pas) le provençal, on ne s’ennuie pas une seconde. Cela est bien évidemment du a la personnalité des deux artistes. A gauche Manu qui fait un peu le prof d’histoire et qui nous apprend pas mal de choses et de l’autre Sam qui fait le con ou « souligne » (voire traduit) les propos de Manu. Je me souviens d’avoir éclaté de rire a plusieurs reprises.
Les intermèdes entre les chansons sont aussi l’occasion de faire une pu de politique, notamment via ce livre dont j’ai malheureusement oublié la référence mais qui est en gros un recueil de toutes les bêtises / horreurs qu’on pu dire nos hommes politiques locaux qui dirigent actuellement notre ville, au cours des 10 derniers années. Parfois très drôle aussi, mais du coup inquiétant.
Je suis sorti de là avec le sourire et avec l’impression de connaitre un peu mieux encore Marseille. Apres d’un coup de metro nous nous sommes rendu a la Fete du Soleil a Noailles pour retrouver sur la Place Delacroix notre cher RPZ, le futur grand du hip hop marseillais !
Gacha Empega, les Balayeurs du désert (La pêche aux Ifs) - 3 oct 1998 - Chateau d'If (Marseille) Il s'agissait en fait d'une manifestation organisé par la troupe de théatre de rue du GENERIK VAPEUR. Ils ont ainsi amené un public nombreux (je suis toujours incapable de quantifier une foule) au Chateau d'If par bateau. Là bas, les GACHA EMPEGA nous ont tenu chaud dans le café de l'île avec leurs polyphonies marseillaises toujours aussi .../...
Il s'agissait en fait d'une manifestation organisé par la troupe de théatre de rue du GENERIK VAPEUR. Ils ont ainsi amené un public nombreux (je suis toujours incapable de quantifier une foule) au Chateau d'If par bateau. Là bas, les GACHA EMPEGA nous ont tenu chaud dans le café de l'île avec leurs polyphonies marseillaises toujours aussi spontanées et provençales.
Puis le spectacle a véritablement commencé : un tour du chateau d'If avec Escalade, poèmes, groupes de musique dont je ne connais pas le nom (dont un qui faisait penser aux Rita Mitsouko, en plus techno), lacher de ballons de foot (mondial oblige) dont un bon tiers a du finir dans la mer, théatre, son et lumière pour finir par un mini concert des BALAYEURS DU DESERT qu'on ne présente plus dans la région et la prise du chateau d'If par le Ferry Boat ...
Une manifestation très réussie pour sa première édition, et bien sponsorisée, ce qui a permis au public de ne payer que la traversée (45f) et en plus de repartir avec un ou plusieurs ballons ... Réagir à cette critique
Gacha Empega + Massilia Sound System - 11 sept 98 - Espace Julien - Marseille La fête du Plateau devait avoir lieu. Malgré l'abondante pluie (pour ne pas dire le déluge) qui a eu lieu l'après-midi, les concerts ont pu avoir lieu. Ils ont juste été reportés à l'intérieur (Espace Julien). Pour fêter les 10 ans de Taktik (hebdomadaire culturel gratuit) c'est tout naturellement que Gacha Empega et Massilia Sound System sont .../...
La fête du Plateau devait avoir lieu. Malgré l’abondante pluie (pour ne pas dire le déluge) qui a eu lieu l’après-midi, les concerts ont pu avoir lieu. Ils ont juste été reportés à l’intérieur (Espace Julien). Pour fêter les 10 ans de Taktik (hebdomadaire culturel gratuit) c’est tout naturellement que Gacha Empega et Massilia Sound System sont venus offrir leur service, même si aucun de ces deux groupes n’était en fait au complet
GACHA EMPEGA, est un groupe de Polyphonie Marseillaises. Habituellement 3 ( et ce soir que 2) accompagné d’un simple tambourin (et de castagnettes) ils maîtrisent un nombre de patois impressionnant. Il s’agit donc d’un groupe très original (dans un créneau assez étroit) qui arrivent à nous faire vibrer avec les amours du poisson et de la sardine, grâce à des chants d’une puissance et d’une intensité exceptionnelle. S’il passent dans votre région, n’hésitez pas à y faire un tour. Seul petit regret, ils n’ont pas « jouer » (chanter) très longtemps. Très vite ils ont été rejoint par Gari et Jali du Massilia Sound System à qui ils ont cédé les micros.
MASSILIA SOUND SYSTEM, un groupe qu’on ne présente plus. Les autres membres (dont Moussu T) étant en vacances, Gari et Jali (en forme, malgré le match nul de l’OM) accompagnés de leur clavier, du tambour de Gacha Empega et d’un tamtam ont fini d’embraser le public avec Pas d’Arrengements, Chroniq, et les inévitables Parla Patois, Qu’elle est Bleue, et Lo Oai (en final) et un sympathique Medley de toutes les autres ... A noter l’intervention d’un ancien du Massilia (d’il y a 10 ans) venu de l’île Maurice, qui nous a gratifier de deux sympathiques Ragga Balleti ... Réagir à cette critique