Accueil Gaël Faure en concert
Vendredi 17 novembre 2017 : 12230 concerts, 24717 chroniques de concert, 5185 critiques d'album.


Chanteur issu de la Nouvelle Star.

Gaël Faure se présente :"Bar de la Mairie", place Saint Sulpice à Paris, Gaël Faure - la poignée de main franche et sympathique - commence par vous confier un souvenir : "J'ai vécu pas très loin, dans une chambre de 17 m2. J'arrivais des grands espaces de mon Ardèche natale : rude ! Je tournais en rond comme un lion en cage." A aujourd'hui 25 ans, un lointain passage télévisuel derrière lui, le garçon a mûri. "Je ne renie pas l'expérience de la Nouvelle Star. Ce fut l'occasion de découvrir que j'aime vraiment chanter, au point d'en faire mon métier ... mais en prenant le temps de faire mes preuves. Il y a quelque chose de très violent à être propulsé ainsi devant les écrans de télévision. J'ai vu les regards changer sur moi. Cette notoriété trop rapide m'a laissé comme un goût de factice dans la bouche. Je suis jeune : aller doucement est vraiment nécessaire à ma construction..." Depuis, entre la composition de ses chansons et ses nombreux concerts en France, Suisse et Belgique, Gaël a effectivement fait le choix de bien prendre son temps pour ciseler, comme un artisan, le bel album qu'il révèlera en 2013. Pour comprendre le caractère libre et attachant de cet artiste, le secret se trouve du côté des racines. Un attachement profond à sa terre du Vivarais, un irrépressible besoin de se ressourcer régulièrement en pleine nature, au cœur des paysages sauvages - à couper le souffle ! "Abruptes, révélant des reliefs tout aussi escamotés qu'un champs de bataille..." Attiré non seulement par la nature mais aussi par le subtil mélange des formes et des couleurs, il décide alors d'entreprendre des études d'architecte paysagiste durant lesquelles il achète sa première guitare. "J'ai bidouillé comme j'ai pu. Et je me suis mis à composer vers 15-16 ans". Aujourd'hui, Gaël Faure peaufine son premier album, la peur au ventre mais impatient. Il note, sur son petit carnet, mots, thèmes, images, impressions, références qu'il partage avec ses auteurs (Ben Ricour, Tété, Fabien Bœuf, Chet et Barcella). Il collabore sur ce premier opus avec le réalisateur Jean-Louis Piérot (Bashung, Tété, Thiefaine, Daho...). "J'aime la mélodie à proprement parler, les airs qui paraissent "simples" mais pas racoleurs. J'aime les textes enracinés dans la vie, portés par un son plutôt folk ambiancé, direct et parfois froid... J'affectionne beaucoup certains instruments tels que le vibraphone pour les envolées, le glass harmonica pour le son mystique et obsédant, les toms de batteries porteurs eux dans l'album d'un aspect "tribal", proche et organique ou encore l'harmonium indien qui rajoute la couleur au voyage...". "J'aime à croire, que les gens puissent ressentir d'où l'on vient, en ne se fiant simplement qu'à la musique." Gaël Faure porte en lui cette ferme détermination à résister à tout ce qui pourrait ressembler à un reniement de soi-même. Il se rêve sans doute "en haut de l'affiche", mais pas à n'importe quel prix. Dans ce premier album, il chante "Châteaux de sable" ou "Avoir sans être", des textes forts et bien écrits qui dénoncent les prétendues "réussites" ostentatoires et creuses. Authentique et généreux, on vous dit ! © Bertrand Révillion, journaliste Premier album : sortie début 2013 (Sony/Jive Epic) Enregistrement ICP (Bruxelles) juin 2012 Réalisation : Gaël Faure & Jean-Louis Piérot Mix : Jean-Louis Piérot

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