Retour explosif pour les Belges volants au dessus de la mêlée pop rock de Ghinzu... En appliquant la même formule gagnante que sur les deux précédents disques, John Stargasm (chant grandiloquent ou sur le fil du rasoir des émotions), Mika Nagasaki (basse énervée), Greg Rémy .../...

Retour explosif pour les Belges volants au dessus de la mêlée pop rock de
Ghinzu… En appliquant la même formule gagnante que sur les deux précédents disques,
John Stargasm (chant grandiloquent ou sur le fil du rasoir des émotions),
Mika Nagasaki (basse énervée),
Greg Rémy (guitare cataclysmique),
Tony Babyface Michel (batterie jamais prise en défaut) et
Jean Waterlot (guitare et claviers hérissant le poil) réussissent le tour de force de proposer des titres à la fois radiophoniques, barrés, planants, virulents et étranges. En mixant à sa propre sauce les influences de
Radiohead,
Deus,
Pixies et
Nine Inch Nails,
Ghinzu arrive à évoluer dans son propre univers. Entre pop sensible, prog rock savamment dosé, indus gothique et rock vrillé de l’intérieur, les cinq belges instillent un poison complètement addictif dans les veines de leurs auditeurs en manque de sensations fortes. Assaillis de toute part, encerclés par un déluge de sons, de rythmes et de sentiments entremêlés, ces derniers se retrouvent retenus en otage - volontairement - pendant toute la durée de l’album
Mirror Mirror. Juste après, c’est le coup classique du syndrome de Stockholm qui conduit à idéaliser l’expérience (il est vrai renversante !) et à vouloir y retourner le plus vite possible. Ah, se plonger dans les affres des montagnes russes sonico émotionnelles de
Ghinzu et sombrer définitivement dans une réconfortante schizophrénie sensorielle… Avec une belle salve de hits délicieusement maléfiques comme
Cold Love,
Mirror Mirror,
The end of the world,
This war is silent ou encore
Take it easy, le troisième opus de
Ghinzu risque bien de conduire nos apprentis sorciers préférés sur le toit du monde !
A lire également, une
interview de
Ghinzu, ainsi que des chroniques de concerts au
Printemps de Bourges 2004, à la
Coopérative de Mai, la même année, et aux
Eurockéennes de Belfort 2005.
Sites Internet :
www.ghinzu.com,
www.myspace.com/ghinzu.
30 mars 2009 (Dragoon - Barclay - Universal)