Retour magistralement pertinent – à la Johnny Cash sur American Recordings – pour le légendaire soulman Gil Scott-Heron, qui après avoir initié le rap avec ses spoken word conscients (The Revolution Will Not Be Televised... ) et ses titres de funk soul jazz dans les années 60 et .../...

Retour magistralement pertinent – à la
Johnny Cash sur
American Recordings – pour le légendaire soulman
Gil Scott-Heron, qui après avoir initié le rap avec ses spoken word conscients (
The Revolution Will Not Be Televised… ) et ses titres de funk soul jazz dans les années 60 et 70 (
The Bottle, Angel Dust… ), revient avec un disque entre électro, trip hop, folk, slam, hip hop et soul. Produit de main de maître par
Richard Russell, son
Rick Rubin à lui,
I’m New Here est une très réussie tentative de rédemption musicale et personnelle après une série de déboires ayant provoqué une descente aux enfers de la drogue et de la prison. Sur chaque titre, on sent un
Gil Scott-Heron salement amoché par la vie mais toujours habité par une inextinguible foi en l’être humain. Sa voix – grave et révélant un hallucinant vécu – habite littéralement des chansons hyper personnelles, même si ce sont parfois des reprises (très bien choisies, il est vrai). Avec pour seuls alliés musicaux des bidouillages électroniques convoquant certains sons du disque de
Thom Yorke en solo, des passages trip hop évoquant
Massive Attack ou une guitare sèche très folk n‘ blues,
Gil Scott-Heron repart au combat. Pour affronter ses démons, lutter contre les clichés véhiculés à longueur de journée par certains médias et lutter contre le mélange d’apathie et de résignation provoqué par les sociétés actuelles. Qu’il compose lui-même ou en compagnie de
Richard Russell, qu’il reprenne superbement
Bill Callahan (
Smog) ou
Robert Johnson ou qu’il s’autorise un sample de
Kanye West en bande son, à chaque fois, ce vétéran chez lequel la vie bouillonne encore s’impose à l’auditeur comme un chanteur au charisme magnétique. Il est donc tout à fait normal que les titres marquants ne manquent pas sur ce court et irrésistible album :
On Coming From A Broken Home part 1 & 2, Me And the Devil, I’m New here, New York Is Killing Me, Your Soul And Mine, entre autres…
I'm New Here est un disque important, qui sera le début d’une résurrection totale, souhaitons-le.
A lire également, le compte rendu du concert de
Gil Scott-Heron à la Cité de la Musique à Paris (Jazz à la Villette 2010).
Sites Internet :
http://gilscottheron.net,
www.myspace.com/gilscottheron,
www.beggars.com,
www.myspace.com/beggarsbanquetuk,
www.xlrecordings.com/gilscottheron,
www.youtube.com (vidéo
The Bottle),
www.youtube.com (vidéo
The Revolution Will Not Be Televised),
www.youtube.com (vidéo de
Me And The Devil).
2010 (XL Recordings - Beggars)