En voyant des grilles inhabituelles pour ce type de soirée, on pourrait s'imaginer naïvement que Italians Do It Better a des centaines d'amateurs à Marseille, propulsée le temps d'un soir centre du monde nu disco.
Fausse joie évidement, malgré une promo conséquente la salle est loin d'être comble et relativise du coup la portée du supposé .../...
En voyant des grilles inhabituelles pour ce type de soirée, on pourrait s'imaginer naïvement que
Italians Do It Better a des centaines d'amateurs à Marseille, propulsée le temps d'un soir centre du monde
nu disco.
Fausse joie évidement, malgré une promo conséquente la salle est loin d'être comble et relativise du coup la portée du supposé buzz qui entoure ce label de Portland.
Qu'à cela ne tienne, l'enthousiasme fut pour beaucoup à la hauteur de l'attente suscitée par l'annonce, il y a quelques semaines, de ce plateau proposé par
Non E Possiblé.
C'est vers 22h30 que
Desire investit les lieux.
Trio mené par la gracieuse
Megan, enveloppée dans une superbe robe pailletée, qui s'adresse au public avec un délicieux accent Canadien.
Le premier titre,
"Oxygene" est d'ailleurs chanté en Français, et surprend un peu avec son coté kitch assumé.
Le suivant place la barre nettement plus haut.
"Mirroir mirroir", le
"ce soir je serai la plus belle pour aller danser" de 2009, titre envoutant qui emballe et fait taper du pied dès les premières notes.
C'est là que la machine à danser se met réellement en marche avec un style affirmé.
Le principal talent de ce groupe ainsi que celui du suivant étant de produire un son maximal avec des moyens très limités.
Le batteur
Natty et le clavieriste
Johnny se révèlent sur scène une section rythmique à l'efficacité redoutable, sur
"Don't call" l'alchimie entre les deux est parfaite.
On ne minimisera pas pour autant la sensualité et la mélancolie qui se dégagent de la voix de
Megan, qui irradie des titres comme l'émouvant
"If I can't hold you", ou le bien nommé
"Dans mes rêves".
Un petit bémol à ce concert que j'ai beaucoup aimé, au lieu de longues re-edits des morceaux on a eu droit à des versions souvent raccourcies, d'une brièveté parfois frustrante.
Mais qui a eu l'idée saugrenue de mettre un disque, totalement inopportun, de
Bloc Party pendant le changement de plateau ?
Bon on va prendre un peu l'air (pas encore pluvieux) en attendant le second groupe,
Glass Candy.
Enfin quand je parle de changement de plateau, il était juste question d'enlever la batterie car cette fois il s'agit d'un duo, avec toujours le même
Johnny au synthé et une autre chanteuse, la très sexy
Ida.
Leur musique, si elle est d'une esthétique assez proche, est nettement plus festive que celle de
Desire, et la meneuse bien moins statique.
On peut même dire qu'elle ne tient jamais en place, donnant au show un coté cours de gym assez amusant.
Les premiers rangs, somme toute assez calmes pour la première partie, sont cette fois assez déchaînés, avec sur le balcon de gauche des fans qui s'acharnaient à faire un maximum de bruit avec le plancher.
Difficile de décrire avec retenue le plaisir procuré par cette musique aux confins de l'italo disco et de l'electro pop à la
Giorgio Moroder, on dira poliment que c'est une une des plus bandantes de l'époque.
La voix d'
Ida est stridente et puissante, souvent déformée ou amplifiée avec des effets psychédéliques, tandis que
Johnny semble pouvoir sortir une infinité de sons triturés à l'envie.
Parmi les morceaux les plus efficaces,
"Beatific" aux faux airs de
Madonna 80's, et
"Geto boys" basé sur un sample du
"My mind playing tricks on me" des fameux rappeurs.
Et aussi une reprise assez hystérique du
"Miss Broadway des oubliés
Belle Epoque qui emporte tout sur son passage.
Deux concerts parfaits, idéaux pour bruler calories et finir avec des crampes, le sourire aux lèvres en bonus.
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