Style :
Pop - Rock Pas toujours évident de se faire remarquer étant donnée la quantité de bons groupes et disques qui déboulent chaque jours. C’est pour cela qu’il faut souvent à la plupart des groupes (de scène surtout) attendre le 3eme ou 4eme album pour que l’ensemble de la communauté journalistique s’y intéresse (souvent d’un coup). Pour Gogol Bordello l’heure de la consécration a peut être enfin sonné avec ce 6eme album (enregistré par Steve – Nirvana, Sloy, Pixies, The Ex… - Albini) qui arrive donc après quelques disques un peu brouillons, l’excellent live Multi Kontra Culti vs. Irony (2002) qui a vraiment saisi la folie et l'énergie du groupe, puis l’album bien promotionné Gypsy PunkS (2005). Si ce dernier opus est peut être un peu moins bons les deux précédents, ce n’est pas grave, il permettra tout de meme a tout le monde de se rendre compte de l'energie qui règne au sein de cette tribu (et les plus curieux auront la possibilite de redecouvrir les autres). Dans la musique de ce groupe de 7 allumés (dont deux danseuses) souvent comparé à juste titre à la Mano Negra (mais version slave) toujours le même foutoir avec du reggae toujours aussi ska, un violon toujours aussi tzigane, des percussions soutenues, des hurlements, des textes qui parlent essentiellement d’alcool et de fete … Parmi les 14 titres tous plus enlevés les uns que les autres, de ce Super Taranta (dont la pochette aux couleurs criardes a en plus le mérite de donner un aperçu de ce qui se passe en concert), quelques petites perles qui devraient faire mouche comme Harem In Tuscany (Taranta) et ses chœurs contagieux, Your Country et son double chant, le single Wonderlust king ou encore American wedding ou Supertheory of supereverything pour leurs textes savoureux. Bref inutile d’attendre encore un album avant de faire connaissance avec Eugene Hutz et ses camarades de jeu ... avant de les (re)decouvrir sur scene !
Style :
Rock 3 ans après le très fidèle live du plus fou des ukrainiens de new-york (je veux en fait parler de Eugene Hutz et sa bande d’allumés du Gogol Bordello) sort en grande pompe (un peu partout dans le monde) un nouvel album au titre évocateur et la pochette aussi sobre que efficace. En fusionnant musique des pays de l’est et « punk » il réitère l’exploit réalisé il y a longtemps par la Mano Negra (et encore aujourd’hui par le Radio Bemba en live), mais au lieu de puiser dans les pays sud américain, Eugène et les siens puisent naturellement dans leurs racines a fort potentiel festif et dansant. La parenté est assez évidente sur certains titres comme Not a crime ou 60 Revolutions. Rappelons aussi qu’ils ont ouvert pour Manu Chao en 2001 a Central Park et qu’ils reprennent sur scèneMala Vida. Le spectre des Clash n’est jamais très loin non plus dans la melange reggae punk, que ce soit sur Immigrant punk ou Underdog world strike. Un coup de dub par ci (sur Dogs are barking), un ska par la (Avenue B), un riff metal, une chanson a boire a la Renaud ! (Oh no !), un clin d’œil aux Hatepinks (Start wearing purple). Accordéons, violon, guitare sèche ou électrique, basse et percussions s’en donnent a cœur joie pendant plus d’une heure pour notre plus grand plaisir ! Cela fait plus de 10 ans qu’il met le feu partout où il passe … le Gogol Bordello s’apprête maintenant a envahir vos platines !
ps : activité très chargée pour Eugene Hutz puisque celui ci est a l’affiche de Everything is Illuminated aux cotes de Elijah Wood ! Signature :Pirlouiiiit Page Web Conseillée : http://www.gogolbordello.com
Artiste :
Gogol Bordello Titre :
Multi Kontra Culti vs. Irony
Style :
Rock Gogol Bordello c’est le groupe de l’infâme Eugène Hutz ukrainien exilé depuis quelques années déjà à New York. Le bougre y sévit chaque semaines seul, sous le nom de DJ Hutz au bar bulgare le Mehanata, mais aussi avec une petite dizaine de compères (de l’est pour la plupart). Ce disque (son troisième) est une superbe invitation à venir découvrir ses performances (le mot prend ici tout son sens) scéniques. Il s’agit d’un joyeux mélange entre musique ukrainienne, ska, guinguette tsigane et punk … bref du « NYC gypsy combat rock » comme il le décrit lui-même. S’il laisse la part belle aux passages instrumentaux (accordéon, violon et sax s’en donnent à cœur joie) le chant (en anglais) est très présent et rappelle par moments Tom waits ou Nick Cave en plus beuglard. A des morceaux speed comme le bien nommé Punk rock parranda succèdent des morceaux plus calmes comme Future kings ou la superbe ballade through the roof ’n’ underground. Les textes parlent d’alcool, de sexe et d’invitation à la fête … mais à quoi pouvait-on s’attendre d’autre de la part d’un gars dont la devise est « think locally fuck globally ». Vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous avait pas prevenu ...