Chic, chic, revoilà Allison Goldfrapp et sa trip-pop éthérée et joyeuse ! Et qui plus est, la jolie chanteuse s'est enfin débarrassée des artifices clinquants dont elle n'avait pas besoin et traînait depuis 2 albums : sur la forme, des tenues de femmes fatales (certes agréables à .../...

Chic, chic, revoilà
Allison Goldfrapp et sa trip-pop éthérée et joyeuse ! Et qui plus est, la jolie chanteuse s'est enfin débarrassée des artifices clinquants dont elle n'avait pas besoin et traînait depuis 2 albums : sur la forme, des tenues de femmes fatales (certes agréables à l'
oeil) et sur le fond, des musiq
ues un peu trop chargées de machines et qui n'atteignaient plus le paradis perdu, celui du cinématographique et trippant premier album
Felt Mountain, qu'on retouche ici du doigt à plusieurs reprises.
On est ainsi charmé dès la céleste
Clowns, voix d'oiseau et violons panoramiques alternés avec un joli dialogue de guitares ou le trip très
Mercury Rev-like de
Little Bird, avant de retrouver son propre style habituel, façonné de main de maître par son complice
Will Gregory (
Happiness). En tout cas,
Goldfrapp semble enfin ne plus avoir peur du son de sa propre (et très jolie) voix, qui est volontiers plus mis en avant que précédemment (la rêveuse
Some People la met même délibérément en valeur par de longs passages sur un simple piano).
L'orchestration aussi s'est diversifiée, piquant de bonnes idées deci, delà : un enregistrement sur un 4 pistes vintage à la
Cocorosie sur
Eat Yourself, un background d'intro piqué à
Gainsbourg sur la follement planante
Cologne Cerrone Houdini... Certes elle n'évite pas certains écueils, comme de sonner franchement trop varièt' sur
A&E ou
Caravan Girl (on pense alors presque à des atrocités genre
Texas ou
KT Tunstall) - on ne lui tiendra pas rigueur de ces fausses pistes, probablement sans lendemain, au vu des 42 minutes de bonheur presque total que procure
Seventh Tree et sa conclusion : c'est bien un
Monster Love qui est à craindre le jour où nous recroiserons en live cette fille-ci, chantant ses chansons-là.
(2008)