Sincèrement je ne pensais pas, passé la surprise de son premier passage au Poste à Galène le
le 06 juin 2001 où j'avais un peu hésité quant à savoir à quel degré il fallait le prendre, que j'allais autant apprécier cette fois. En effet, sur cette première date de la tournée en France,
Gonzales m'a littéralement époustouflé.
Au début pourtant, quand je suis rentré et que je l'ai retrouvé encore habillé en rose et toujours accompagné de sa charmante mais néanmoins tout aussi délirante que lui, comparse, je me suis dit : "bon allez 30 minutes et puis je rentre". Finalement au bout de quelques morceaux j'étais moi aussi à fond dedans.
Toujours aussi excité et tout-à-fond, il est vraiment impressionnant. Il ne se prend pas au sérieux, parle pas mal français entre les morceaux et même un peu dedans. Il alterne à ses morceaux hip hop décapant à la Beastie Boys des passages plus calmes et chantés (souvent en tandem), parfois même joué au piano, comme quoi l'utilisation d'une bande n'est pas due à un manque de sa part. Un hommage à
Salieri compositeur italien contemporain de
Mozart, un soit disant remake d'un grand classique français du groupe de son copain Thomas (ndH! :
Daft Punk). Un passage sur Broadway (où il reprend quelques classiques dont l'un de ceux repris comme par
Opossum ... dommage qu'ils ne se connaissent pas tous les deux).
Des chorégraphies et une tchatche (un "flow")à en faire pâlir la plupart des groupes de hip hop actuels (dommage qu'il n'y en ai pas eu dans salle), d'autant que lui ne se prend pas au sérieux. Ils passent tous les deux leur temps à se changer de tenue, se congratulent en se serrant la main entre presque chaque morceau, enchaînent à un rythme d'enfer ...
Vers la fin (pour ce que je pense avoir été le rappel - car j'ai du partir peu après) après nous avoir gentiment cassé les oreilles avec des applaudissements hystériques enregistrés, ils sont revenus genre boxeurs elle brandissant une pancarte Marseille et prenant une photo du public pendant que lui faisait des pas d'échauffement dans tous les sens sur la scène tout en shootant à intervalles réguliers dans les deux micros posés par terre ce qui aboutait du rythme à la musique .
Bref comme le précise l'affiche de
Chilly Gonzales, ce canadien juif "revendiquant" - écouter attentivement ses paroles) est vraiment
inimitable, moi je dirais carrément fabuleusement inimitable.
Il est en tournée en France en ce moment, ne le ratez pas ! Surotut dans une "petite" salle car le contact avec le public est indispensable !