Pour ma deuxième étape de la Fiesta, y avait déjà du mieux par rapport à la soirée d’ouverture : on pouvait déambuler entre les différents espaces sans donner des coups de coude à ses voisins, boire une bière sans faire la queue pendant 45 minutes et même avaler un plat indien (7 euros tout de même pour un petit tupper en plastoc) avant le concert.
Les premiers à passer sous la passerelle (la grande scène de la fiesta), c’était
Vibrion. Les slammeurs marseillais n’ont pas joué longtemps, un peu moins d’une heure avec de très bonnes chansons aux textes rageurs et politiques mais aussi quelques longueurs et quelques énervements un peu faciles (oui Bush est méchant, on est au courant).
Ensuite, au tour de
Grand corps malade qui comme son nom l’indique est grand (très grand) et appuyé sur une béquille (un accident il y a quelques années qui a failli lui faire perdre l’usage des jambes). Des textes de virtuose, drôles ou juste émouvants, scandés parfois avec un peu de musique (pas toujours heureuse notamment quand les violons s’y mettent). C’est assez impressionnant de voir ce grand mec enflammer une salle pendant deux heures, en se tenant simplement debout. Peut-être sa voix, sombre et rauque, peut-être son humour qu’il sait aussi retourner contre lui, peut-être aussi cette énergie, cette espèce de foi dans la vie qui se dégage de lui.
Le site de Vibrion
Le site de Grand corps malade