Le trio anglais évolue dans les tonalités d'un folk crépusculaire qui presse ça et là le tempo, pour déboucher sur un rock envoûtant et aride, aux guitares tendues, voire distordues.
Gravenhurst - 14 avril 2008 - Poste à Galène - Marseille Précédée d'une réputation flatteuse ourdie par des médias aussi bien nationaux que locaux (dont LiveinMarseille), le poste à Galène était assez fourni pour un lundi soir pour découvrir les 4 anglais de Gravenhurst. Ce n'était pas leur premier passage dans la région puisque le festival aixois Territoires électroniques les avait programmé à la toute .../... La suite
Précédée d’une réputation flatteuse ourdie par des médias aussi bien nationaux que locaux (dont LiveinMarseille), le poste à Galène était assez fourni pour un lundi soir pour découvrir les 4 anglais de Gravenhurst. Ce n’était pas leur premier passage dans la région puisque le festival aixois Territoires électroniques les avait programmé à la toute fin de leur édition voici 2 ans. Pourquoi Gravenhurst chez les électro ? Parce que le groupe de Nick Talbot, originaire de Bristol, est signé chez Warp, le label anglais le pointu en la matière.
L’intérêt donc du concert d’hier soir était donc le suivant : qu’est qu’on fait comme rock chez Warp ? Réponse : on fait comme dans l’électro, du cérébral avant tout.
Après la sympathique prestation solo du leader de Nation All Dust, les quatre anglais montent sur scène dans la discrétion la plus totale. Batterie, basse, 2 guitares, un petit korg pour les effets et c’est tout. On leur donne 25 ans à tout cassés avec leur uniforme d’étudiants, jean, tee-shirt ou chemise et surtout, pour Talbot, une paire de lunette attaché avec un cordon comme ma grand-mère. Pas charismatique, pas sexy, passe-partout. Mais 3 albums au compteur. Certains qui ont la totale dégaine ne peuvent pas en dire autant…
Premier morceau éponyme tiré de leur dernier album, The western lands, et c’est parti comme Calexico il y a 10 ans en plein revival Mariachi… Nous voilà donc prévenu, pour ces anglais, le territoire qui compte est de l’autre côté de l’Atlantique. Un rapide coup d’œil sur la carte et on comprend vite : Bristol, dont ils sont originaires, se situent sur la côte ouest anglaise. En face, t’as le choix entre Cardiff et… les USA… Alors, à défaut de faire du trip hop comme tout le monde là bas (de Massive Attack à Portishead), Gravenhurst fait du rock pensé, retenu, organisé. Pas de chant, plus de 5 minutes au moins, une maîtrise parfaite de leur instrument, bon tempo, l’assistance commence à se mettre dedans.
Second morceau, Hollow Men, là on se croirait chez My bloody Valentine, guitares à fond, mélodie qui surnage et voix éthérée. Ça commence doucement, ça éclate, ça revient, la mélodie bifurque, ça repart et puis ça éclate, etc. Là, on pense à Tortoise, Gastr del Sol ou encore Godspeed You ! Black Emperor, tous ces groupes nés dans les années 90 sur le continent américain, paresseusement qualifiés de post rock, tout ça parce qu’ils ne respectent pas les structures classiques couplets refrains et s’aventurent dans des contrées bruitistes.
Puis arrivera The Saints, She dance, Song among the pine, enfin presque tout le dernier album. Sur scène, c’est forcément plus nerveux que sur disque, .Il y a aura encore Trust, gentille chanson pop parasité par des larsens savamment distillée. Là, on pense un peu à Sonic Youth et beaucoup à Broadcast, un autre groupe anglais à mi chemin entre pop et posture arty. C’est pas mal, c’est vrai, mais comment dire… on s’emmerde. On comprend vite le principe des morceaux, ça ne surprend plus vraiment la pédale qu’on enclenche pour créer l’orage électrique et qu’on relâche pour retrouver la ligne claire de la mélodie.
Le reste du set, qui ne durera qu’une heure (y compris le rappel) répètera à l’envie la structure finira par fatiguer certains. On avait perdu l’habitude de regarder ses godasses dans un concert de rock depuis quelques années. Mais avec le retour programmé de My Bloody Valentine cet été, il va peut être falloir ressortir sa panoplie de contemplateur béat, parler art entre deux gorgées de vin tout en jetant une oreille discrète à cet obscur groupe qui s’échine à faire un peu de bruit blanc.
>> Réponse (le 16/04/2008 par Mystic Punk Pingouin) Quelle déception !
Attention hier c'était un bon concert. Mais je m'attendais à beaucoup plus de la part de Gravenhurst .../...La suite
>> Réponse (le 18/04/2008 par Geff) Ouais... Pas vraiment d'accord. Le groupe était loin d'être décevant même si la prestation live est (trop) proche de .../...La suite
>> Réponse (le 23/04/2008 par RnFrmLMrs) Nick Talbot et ses trois acolytes ? Croisés dans la rue, ils vous évoqueront une bande d’étudiants en science. Austères .../...La suite