Des petit bordelais, nous, slaloment entre les voitures charentaises(karts immatriculés 17) pour enfin arriver à ce mini-fief que constitue "La Nef".. Videur sympa (un peu gros), distributeur de flyers et tampon sympa (un peu vieux), l'antre nous est enfin accessible pour la découverte d'un univers vaste, chargé d'histoire et de quelques bouffons en sweats Lagwagon (organisés en brochettes de pseudo-punks).. Un premier groupe métalleux local "Down to earth" donne du coeur à l'ouvrage pour nous faire profiter de leur son ambitieux mais pas franchement novateur.. Puis c'est au tour du groupe que j'attendais avec "GRAVE d'impatience" et que je voulais porter en guest-star avant le concert : "1208".. Ceux-ci nous donnent une prestation parfaite, je reconnais ici toute la verve qui me fait vibrer lorsque je les écoute tout seul dans ma chambrée, commence à entamer des pas d'excitation et à remuer mon c.. lorsque je me rends compte de ce qui m'entoure.. Personne pour accueillir ce groupe ravageur (au chanteur malade ce soir), juste un consortium de gamins frileux se jetant frêlement l'un sur l'autre en affichant leurs dents baguées, j'assimilerais cette manifestation à la sortie de la classe d'arts plastiques de 4ème b du collège... Déçus de cela, nous partîmes bouder dans notre coin, espérant mettre la main sur un chalumeau pour stopper cette décadence.. Bref ça passa.. Le set est fini, nous séchons nos larmes.. L'un de nous se rapproche de la scène, lache un anglais plus que médiocre pour acquérir l'objet de prédilection de l'homme à la batterie.. Mission accomplie.. Nous repartirons avec la tige de bois, made in USA.
Changement de matériel.. "Guttermouth" entre en scène.. La troupe de moutons (dont nous) se rapproche de la scène.. Surpris nous sommes. Le feu d'artifice est déclenché, nous ne savions alors guère encore que nous embarquions pour une aventure délire, grunge, crade, bonne, conne, drôle, violente, inoubliable. Un festival de bêtise menée tambour battant par un chanteur déjanté, en forme, joueur et COOL putain ! C'est le bonheur, on s'époumonne tous dans des pogos génialement interminables, on est là, on est bien.. Et on écrit quelques jours plus tard sur concert and co que ces moments resteront gravés pour longtemps longtemps looonnngggttteeemmmpppsss... merci Epitaph !..