Hier j'étais bien impatient de me rendre au Moulin pour voir le fameux plateau Punk Reggae composé par NRA + Burning Heads + Hightone ... seulement j'aurais du faire plus attention, car sachant que le Moulin est tenu de tout arrêter à 23h30 j'aurais du me douter que le premier groupe commencerait tôt. En effet lorsque nous sommes arrivés sur place
NRA avait fini. Dommage la description de Pierre Andrieu du Massif central m'avait fait envie.
Au moment où nous arrivons nous croisons le Pinguin qui vient lui aussi d'arriver (à pied) et aux premiers sons de guitares nous entrons dans la salle. Première constatation, il y a du monde, mais sur les 6 premiers mètres quasiment personne. On comprend très vite pourquoi, une poignet de furieux court dans tous les sens en se rentrant dedans (il paraît que ça s'appelle un pogo). Je ne sais pas si c'est du à ma nature non rembourrée, mais je n'ai jamais été hyper fan de ce genre de trucs, surtout que dans le lot il y en a toujours un ou deux dont on se demande si le but n'est pas de faire mal aux autres ... surtout les petits jeunes plein de piercing qui se la jouent méchants ... bref je préfère le pogo vertical moi ... mais revenons à l'essentiel : les
Burning Heads !
Depuis le temps que j'en avais entendu parlé je les imaginais plus vieux. Ils sont 4 : le chanteur torse nu tatoué, le guitariste à casquette, le bassiste assez discret et le batteur tout aussi tatoué que le chanteur.
Ils attaquent par leur face punk, ce qui donne l'occasion aux furieux de se déchaîner et de taper dans "les plus petits que soi". Ce qui donne aussi lieu à des slams assez amusants : en gros un mec qui saute et qui est rattrapé par 4 ou 5 types isolés qui le trimballent partout. Puis ils glissent progressivement vers des titres de plus en plus reggae et là je suis frappé par une ressemblance impressionnante : les
Clash. C'est marrant je n'ai jamais rien lu quelqu'un faire cette comparaison (remarque je n'ai pas lu grand chose sur eux ... mais quand même), mais là la ressemblance m'a paru tellement évidente. Des titres punk sur des rythmes reggae et le contraire.
Il y a même un moment où j'ai cru qu'ils reprenaient "police and thieves" et finalement c'était un de leurs morceaux : "police in the street" ou un truc comme ça. Pas fracassant d'originalité, mais qui a prétendu que le punk était original ? En tout cas c'est super bien fait.
Quelques choeurs bien sympas aussi. Très bonne ambiance sur scène et du coup dans le public. Ils invitent les gens à monter sur scène, qui ne se font pas prier pour obtempérer : un mec monte régulièrement sur la gauche les aider pour les choeurs, quelques filles pour danser (on s'en serait passé par moments) et le final est tout simplement un gros moulon sur la scène avec un jeune du public à la guitare, le chanteur qui s'accroupit pour un "No Way" collectif avec plus d'une dizaine de personnes du public sur la scène.
Au fur à mesure du set, le public s'est rapproché, est arrivé, et à la fin la salle est bien dense.
Après un tout petit peu plus d'une heure (et un mini rappel) ils ont cédé la place à
Hightone.
Les fameux Hightone que j'avais ratés plusieurs fois au Café et Espace Julien, entre-aperçus au Festival du Sous Marin au Dock et dont on ne tarissait pas d'éloge dans mon entourage. Un des représentants de cette scène electro dub devenue carrément à la mode. Décidément en ce moment ... moins d'un mois après
Cosmik Connection et quelques jours à peine après
Ez3kiel ...
Ils ont mis un bon moment avant d'installer tout leur matériel.
La batterie bien au centre comme d'hab', à droite un type aux machines et un rasta bassiste, à gauche un guitariste et un DJ, et derrière un grand écran rectangulaire. Il ont attaqué assez soft bien que dès le départ le batteur m'ait donné l'impression de souffrir et le rythme n'a guère changé pendant tout le concert.
Je n'ai pas pu m'empêcher tout le long de les comparer à Ez3kiel qui m'ont tellement impressionné le week end dernier. Hightone est résolument plus dub et beaucoup moins rock.
Les projections sont un peu moins léchées et assez militantes/politisées. Le côté rock m'a un peu manqué même si j'ai constamment oscillé au rythme de la musique. Là encore on a eu le droit aux 4-5 filles qui sont montées embêter le bassiste sur scène.
A 23h30 le concert à pris fin et on est rentré se coucher. C'est l'avantage des concerts qui commencent tôt (et du coup finissent tôt), quand on bosse le lendemain c'est mieux ...