La région marseillaise n'étant pas propice aux grands festivals de rock, j'ai dû monter vers angouleme pour satisfaire mon besoin de binaire. Iggy pop, Raconteurs,Hives, The Kills, Bellrays, Heavy trash,...) du lourd.
Le pack 2 jours au prix de 65 euros ce qui vu le plateau proposé est tout a fait raisonnable, camping a proximité, organisation impec, le tout dans la douceur champêtre, là encore rien à redire.
Deux scènes, une grande pour les têtes d'affiche, et une plus petite pour les artistes moins médiatisés. C'est sur celle-ci que j'ai passé les meilleurs moments. Le problème des grandes scènes est que l'on a l'impression d'entendre un monstre hurler à travers une grosse boite, et que l'ensemble manque terriblement de musicalité.
De plus l'utilisation abusives des infrabasses fait que vous avez le choix entre, être à proximité de la scène et voir les musiciens mais noyer dans les basses qui vous perforent les poumons, ou vous reculer et voir des marionnettes s'agiter mais avec un son beaucoup plus équilibré. BB Brunes était perdu, les Kills surfaits, The DO très léger, les Raconteurs en vrac malgré tous les efforts de jack White ( mais que fait-il avec cette bande de losers ?) les Hives et Iggy ont assuré le show.
L'émotion est venue loin des paillettes. Le folk de Moriarty, la prestation époustouflante de Jon Spencer et de son Heavy Trash, les extraordinaires Bellrays, autant de sets excitants, et boudés par la majorité des spectateurs suivistes du diktat médiatique.
Et surtout, LE GRAND MOMENT, avec Anton Newcombe et son Brian Jonhstone Massacre, instant fugace de magie, hors du temps et du people. Une heure de psyché, et un voyage hallucinant sous les étoiles. C était peut être ça les concerts des années dorées 6o 's et 7o's, avant la prise en main du système. Anton comme un fil conducteur vers Syd barrett autre incorruptible.