C’est le groupe d’électro pop
Suburbia qui foule en premier la scène du Café de la Danse pour cette troisième soirée du festival
Les Femmes S’en Mêlent… Il se présente sur scène avec une chanteuse - Alex -, une batteuse, un guitariste et une guitariste qui officie aussi aux machines. La composition de l’album
We are from… est le fruit du travail conjoint d’Alex et de
Marc Collin.
Sur scène, les musiciens manquent d’assurance et d’expérience, ce qui est un peu normal : ils débutent… Le problème, c’est que si tout est bien joué, cela manque cruellement d’âme. Les ritournelles electro pop aux sonorités eighties sont agréables à écouter, mais ne déchaînent vraiment pas les passions. Même les guitares funky ou rock n'y changent rien… Sur un dance floor avec un son plus puissant, la musique de
Suburbia est peut-être plus percutante.
Le groupe
Holden arrive ensuite sur scène, visiblement content de jouer devant autant de monde. Armelle déclare même qu’ils sont ravis qu’un « festival de gonzesses » attire un public aussi nombreux pour un week-end du premier mai ! Puis le groupe se lance dans l’interprétation de morceaux extraits de ses deux albums. Les atmosphères sont très « chanson française rétro » grâce à la voix d’Armelle mais le son devient parfois plus touffu avec des guitares bruitistes. L’originalité du son de
Holden est donc toujours là ! Le groupe semble plus à l’aise que lors de son concert sympa à la
Coopérative de Mai et conclut sa prestation avec l’excellent morceau
La machine.
Un peu plus tard,
April March et ses quatre musiciens démarrent leur set de pop made in
Tricatel... Malgré un deuxième morceau superbe et très
Brian Wilson, le groupe se perd un peu en enchaînant trop rapidement les titres : rien ne ressort et on se lasse rapidement…
Puis,
April March se lance dans l’interprétation de l’inoubliable
Que je t’aime, une chanson immortalisée par
Johnny Hallyday en 1969. Le son est bien sûr plus pop et groovy que la version originale et mademoiselle March chante fort heureusement avec une douce voix bien loin des hurlements du sexagénaire reconverti dans la pub. Après ce passage anecdotique - mais sympathique -, le concert décolle vraiment et on se laisse emporter dans l’univers d’
April March. Grâce à une voix (un peu grave, un peu fausse, en clair : charmante !), l’Américaine francophile parvient à émouvoir. On pense même à la troublante
Nico.
Comme les musiciens sont parfaits à la basse, aux claviers, à la guitare et à la batterie, le décollage vers la planète « pop sixties » se fait sans problème, après un léger retard à l’allumage. Quand le concert se termine après un rappel, l’atterrissage est un peu rapide, mais qu’importe, on devrait se revoir…