Hopper - 23 fevrier 2008 - Intermediaire - Marseille
Cela fait maintenant quelques semaines que j'ai vu Hopper et encore une fois comme personne ne s'est dévoué pour laisser une trace de leur triple passage pourtant très remarqué a Marseille, c'est moi qui m'y colle. Tout commence pour moi vendredi au Lollipop Music Store ou j'arrive trop tard (étant passé d'abord a la Guimik Gallery voir le .../...
Cela fait maintenant quelques semaines que j’ai vu Hopper et encore une fois comme personne ne s’est dévoué pour laisser une trace de leur triple passage pourtant très remarqué a Marseille, c’est moi qui m’y colle. Tout commence pour moi vendredi au Lollipop Music Store ou j’arrive trop tard (étant passé d’abord a la Guimik Gallery voir le showcase de Soma … qui ne commencera finalement que plus tard). Je n’aurai donc que le temps de voir la fin du dernier morceau … mais suffisamment pour me rendre compte que je venais de rater un très bon showcase (ce que s’est empresse de me confirmer Stéphane l’un des deux propriétaires des lieux).
Ambiance détendue, acoustique, les deux filles debout (ou presque) avec des guitares sèches, l’un des garçon assis par terre entre les deux, sous le regard attentif du deuxième …. très hippie avec un petit coté Cocorosie … Déçu je leur dit que je passerai les voir le soir même a l’Intermédiaire mais finalement le concert au Balthazar ayant pris du retard a cause d’un control de police … il me faudra attendre le lendemain pour revenir après un passage a la Machine a Coudre pour voir ses trublions de Nitwits et N-twin, a l’Intermédiaire.
J’arriverai donc pendant le deuxième set dans un Intermédiaire bouillant et rempli presque a ras bords (mais plus enfumé !!!). Je serai donc contraint de rentrer directement dans l’ambiance beaucoup plus électrique que ce que j’avais pu entre apercevoir la veille. Plus proche du disque donc … un rock noisy rageur a deux voix féminines qui se complètent merveilleusement !
Ca m’a rappelé beaucoup de bons trucs ; de trucs bien rock à la Hole - PJ Harvey - Patti Smith a des turcs plus folk intemporels genre Catpower. Très bonne présence sur la petite scène de l’Inter, que la chanteuse de gauche finira par quitter pour aller chanter un peu dans le public. Longs passages instrumentaux, chaos parfaitement maitrises, passages plus calmes et apaisés … Hopper a fait preuve d’une grande classe ce soir !
Bref en sortant de la je regrettais encore plus de les avoir ratés 4 ans plus tôt au Poste a Galène en première partie de Deportivo … et de ne pas avoir acheté leur nouvel album Deergirl chose que je corrigerai quelques jours après en retournant chez Lollipop (moins de 13 euros !)
Gomm + Hopper - 31 mars 2005 - 18 Marches, Moissy Cramayel Jusqu'où l'amour de la musique peut nous conduire. Moissy Cramayel... C'est à côté de Melun-Sénart, en Seine et Marne. On y a construit une splendide gare RER, très belle lorsqu'elle est illuminée la nuit, on y a construit aussi de splendides immeubles, très fonctionnels pour dormir après une molle journée de labeur. On y trouve aussi des bâtiments .../...
Jusqu’où l’amour de la musique peut nous conduire. Moissy Cramayel… C’est à côté de Melun-Sénart, en Seine et Marne. On y a construit une splendide gare RER, très belle lorsqu’elle est illuminée la nuit, on y a construit aussi de splendides immeubles, très fonctionnels pour dormir après une molle journée de labeur. On y trouve aussi des bâtiments plus anciens, comme une grande ferme, la Ferme de Lugny. Dans l’une des ailes, des fois on y entend de la musique. La porte est alors ouverte. Il faut monter 18 marches, toutes numérotées.
J’étais venu pour parler affaires avec les membres de Gomm … Attention, ce n’est pas ce que vous croyez, ils marchent tous à l’eau claire, au pire un peu de vodka, mais… après le concert. Tout ça pour dire, que je n’ai pas vu Pandore, un trio conduit par une chanteuse. Ca avait l’air de déménager. Une belle fille, qui avait eu la chance d’assister au récital d’Arcade Fire le 10 mars à Paris, m’a dit que c’était très bien.
Ce que je peux certifier avoir vu en revanche c’est Hopper. Et il serait difficile, en effet, d’oublier la performance à laquelle nous avons assisté. Hopper est de ces groupes pour qui la scène, la confrontation avec le public est la raison de vivre. Il ne s’agit pas seulement de pousser les potards à fond, de faire parler la poudre depuis son manche de guitare. Il s’agit aussi d’affronter chacun de ses spectateurs, de chercher son regard, de le séduire et de le conquérir. Hopper existe depuis 1999, deux garçons pour la section rythmique et deux filles pour les guitares, les voix et les stratégies de séduction.
« I wanna be your Joey Ramone Je veux être ta Joey Ramone
Pictures of me on your bedroom door Des posters de moi sur la porte de ta chambre
Invite you back after the show Je t’emmène après mon show
I’m the queen of rock’n’roll » Je suis la reine du rock’n’roll
Ces paroles ne sont pas d’Hopper, elles sont de Sleater-Kinney (le meilleur groupe rock féminin en activité), mais elles expriment bien ce que dégage le groupe parisien sur scène. Des voix qui se répondent, qui se superposent, le chant de femmes amoureuses, de femmes rebelles, ça vient du ventre, c’est doux, ça berce, ça caresse, puis ça crie, ça proteste, ça plaque contre le mur, ça demande des comptes, ça réclame de l’amour.
L’une finira allongée parterre au pieds du public, le micro toujours en main, l’autre sautera de scène, continuant à jouer ses notes de feu, tout en affrontant le public dans le blanc des yeux et en repoussant un spectateur contre le bar.
La barre était placée assez haute pour les suivants. Fallait pas jouer de la guimauve. Mais Gomm n’est pas plus un groupe à la guimauve, qu’il n’est un groupe à la gomme. Ils sont aussi bien capables de longues envolées noisy que d’expédier de parfaites pop-songs de trois minutes. Ils commencent ainsi avec ma chanson préférée de leur répertoire, KarlHeinz Mucke, avec sa super intro qui mélange sirène, synthé, grosse ligne de basse. Elle est chantée en teuton d’après le texte d’un cours d’allemand de 4ème. Comme chez Hopper, le chant se fait à deux voix (ainsi qu’en français et anglais). Il se partage entre Marie, qui joue aussi des claviers, et Olivier, le batteur. L’un peut commencer une phrase que l’autre complète, ou bien ils s’échangent les couplets, ou alors Marie chante toute seule un titre entier, la formule n’est pas figée. Le groupe est complété par Guillaume, basse-synthé, et Matthieu, guitare, qui s’échangent aussi leurs instruments à l’occasion.
Ils viennent de Lille. Leur album, Destroyed to perfection, est sorti en autoproduction en septembre de l’année dernière. Puis, comme il est très bien, qu’ils ont fait d’opportunes rencontres, il est ressorti chez Pias et va bénéficier d’une distribution internationale. En concert, ils sont très, très efficaces. Ceux qui les ont découvert en première partie de Blonde Redhead, Placebo, No One Is Innocent, Wire peuvent en témoigner. Personnellement, je les avais vu l’année dernière pour Blonde Redhead et j’avais été immédiatement emballé par cet ouragan sonique. Ils ont enchaîné les dates depuis ce qui leur a sans doute apporté un supplément d’assurance. Hier soir, Marie était ainsi totalement transfigurée par rapport à mon souvenir, amenant de nouvelles émotions par le jeu de son visage et de ses yeux. L’intérêt de leurs concerts est aussi de proposer des versions alternatives de leurs titres enregistrés. Sorry était pratiquement méconnaissable passant des trois minutes de l’album à six ou sept minutes.
Et quand ils s’attaquent à l’exercice de la reprise, ils ne livrent pas une simple relecture, beaucoup mieux, ils fabriquent leur propre bastard-mix en prenant les paroles d’une chanson de Blondie pour les greffer sur une musique de Black Sabbath. Pauvre Ozzy ! Vraiment, c’est à voir. Ils continuent à tourner dans le pays durant tout le mois d’avril, surveillez la programmation des salles de votre région.
Hopper + Deportivo - 16 novembre 2004 - Poste a Galene - Marseille Le rock est à la mode, et ça se voit. Encore une fois, le PAG est bien garnie pour Deportivo, groupe certes assez exposé ces derniers temps. Le public a donc répondu présent, un public une nouvelle fois assez jeune / ado.
Les premiers à monter sur scène (Hopper) sont un mystère pour pas mal de monde. Personnellement, j'ai eu quelques (bons) .../...
Le rock est à la mode, et ça se voit. Encore une fois, le PAG est bien garnie pour Deportivo, groupe certes assez exposé ces derniers temps. Le public a donc répondu présent, un public une nouvelle fois assez jeune / ado.
Les premiers à monter sur scène (Hopper) sont un mystère pour pas mal de monde. Personnellement, j'ai eu quelques (bons) échos, mais rien de plus. La surprise est donc totale. Deux jolies filles prennent leurs guitares pendant que le bassiste ajuste son chapeau et que le batteur attrape ses baguettes.
Rapide introduction pendant laquelle nous apprenons que ces jeunes gens viennent tout spécialement de Paris. Place à la musique. Je dois avouer que je suis plutôt discret à ce moment là, je guette l'entrée du photographe qui viendra illustrer ma chronique, et un mur de son me rappelle à l'ordre. Je suis soudain absorbé par ce qui se passe sur scène. La première chanteuse a faire entendre sa voix, sous ses allures angéliques, foulard soigneusement noué autour du coup, maltraite furieusement sa guitare, et a déjà commencé à crier dans le micro qui lui fait face. Le set commence sur des chapeaux de roues. La musique est puissante, forte, trop forte. Nos deux chanteuses jouent face à face, déchaînées, désarticulées, autour d'un bassiste (dont le chapeau n'a pas bougé d'un centimètre) plus immobile, et devant un batteur tout ce qu'il y a de plus énergique. Je retrouve presque du Kim Gordon dans la voix, un peu éraillée durant les cris. Je suis définitivement rentré dans le concert. Chanson suivante, et l'autre chanteuse s'approche de son micro. Une voix plus aigue un sort, toute aussi énervée, plutôt façon Yeah Yeah Yeahs (je ne parle que de la voix, moins criarde quand même). J'adore vraiment ce qui se passe sous mes yeux, je suis tout a fait convaincu. Au bout de quelques chansons, le rythme tombe un peu tout de même, des chansons bien plus calmes sont jouées. La fatigue peut être? Le set se finira sur ce ton adouci.
Je racle alors mes fonds de poches pour m'offrir le 4 titres. (Qui, pour la petite histoire, le laissera un peu sur ma faim d'ailleurs, je n'y retrouve pas la violence de la scène, il faudra écouter l'album).
Déportivo arrivent donc devant un public aux oreilles abîmées. Le show n'en sera pas moins rock. Je serai quand même bcp moins convaincu, et même déçu. J'ai l'impression d'assister un concert de pop-rock FM, très calé, au slam près. Les chansons ne sont pas mauvaises du tout, mais j'ai peut être la tête toujours à la première partie.
Je ne rentrerai pas vraiment dans ce concert de Déportivo, même si on ne peut nier que le groupe assure sur scène, et se donne à son public. Pour être totalement de mauvaise foi, je ne suis tout simplement disposé à ce moment là à entendre cette musique, et je m'ennuie assez rapidement.
Deportivo enchaîne donc ses titres, parmi lesquels quelques tubes, et quelques futurs tubes à n'en pas douter, puis sort de scène, avant de revenir pour une reprise de Nirvana (Territorial Pissing), un peu approximative dans les paroles.
Le public finira par porter le chanteur en triomphe, celui-ci s'offrant un petit slam final, durant lequel il ne parait d'ailleurs pas très à l'aise.
Photos Pirlouiiiit qui n'est malheureusement pas arrive a temps pour voir Hopper et qui le regrette bien
Mycélium + Hopper - 09 octobre 2004 - La Java, Paris 10e Alors moi je ne connaissais aucun des deux groupes. Je me suis fait traîner là (un peu à reculons je dois avouer) par une amie et franchement je ne regrette pas...d'avoir pas eu envie d'y aller.
Déjà la salle.... un son affreux, un endroit tout en longueur et une scène au niveau du sol, ce qui et convivial pour ceux qui sont tout devant mais .../...
Alors moi je ne connaissais aucun des deux groupes. Je me suis fait traîner là (un peu à reculons je dois avouer) par une amie et franchement je ne regrette pas...d'avoir pas eu envie d'y aller.
Déjà la salle.... un son affreux, un endroit tout en longueur et une scène au niveau du sol, ce qui et convivial pour ceux qui sont tout devant mais plutôt gênant dès qu'il y a plus de 15 personnes devant vous (surtout quand on est pas grand).
Après, les groupes.
Hopper débute la soirée. Un groupe de quatre musiciens : batteur, bassiste et deux guitarites-chanteuses (deux filles). Un style vestimentaire super bien étudié, une bonne présence scénique et deux voix intéressantes. Mais bon, ça s'arrête là. La musique, vous branchez oui fm ou le mouv' et voilà… Entendu et réentendu. Rien de bien original. Mais une des chanteuses…. Bref…. Je suis tombé sous le charme…
Ensuite Mycélium. Là, l'originalité est au rendez vous. Cinq musicien : batteur, guitariste-chanteur, bassiste, clavier et….. flûte traversière!
Bon sur scène, ça ne bouge pas trop sauf le guitariste et encore faut aimer sa façon de bouger et ses interventions…. Ce qui est appréciable c'est qu'ils ont oublié les sapes savamment étudiées. Donc alors on peut se concentrer sur la musique et là….ben c'est pas mal du tout ! Des compos originales, variés, un peu prog et surtout des bons musiciens. Ce guitariste m'a vraiment scotché par moments et j'en garderai un très bon souvenir si son chant n'était pas aussi faible…. voire faux par moment.
Bref mon verdict, une soirée bien moyenne dans une mauvaise salle. Un plateau incohérent de deux groupes complètement différents. Quoique…. Si ils fusionnait ça pourrait donner quelque chose d'intéressant : la présence scénique et le chant d'Hopper avec la musique de Mycélium, là ca donnerait un bon groupe je pense. Tiens ils pourraient même appeler ça Mycépper….. ou non !!! Hopium…