Grâce à des concerts comme celui donné hier soir à la Coopérative de Mai,
Horace Andy est capable de réconcilier le pire ennemi du reggae avec cette musique ! Après une excellente première partie éclair (20 minutes !) de
Winston Mc Annuff, un reggae man survolté faisant du jogging sur scène, chantant admirablement et gratifiant le public d’une superbe chanson en solo à la guitare sèche,
Horace Andy a triomphé avec un florilège de morceaux extraits de sa pléthorique discographie.
(Photo : Julian Schmidt.)
Le groupe de musiciens français plutôt sobres qui accompagne
Horace Andy met parfaitement en valeur la voix incroyable du chanteur jamaïquain apparaissant sur nombre de chansons des génies du Trip Hop,
Massive Attack. Souriant mais discret, le vétéran du reggae se concentre sur son chant et exécute quelques pas de danse assez drôles de temps en temps… Quel bonheur d’écouter ses cordes vocales uniques et de constater que cet homme est resté humble et affable !
Les chansons interprétées ce soir, qu’elles soient exhumées du fin fond des âges ou provenant du dernier album du maître,
Mek it bun, ont toutes un côté original et accrocheur qui les élève au-dessus de la routine reggae servie habituellement… Même le speaker-roadie hurlant à tort et à travers pour présenter
Winston Mc Annuff et
Horace Andy , le réglage discutable du niveau des basses (ouch !) et les dispensables soli de chaque musicien lors de leur présentation n’ont pas réussi à gâcher ce très bon moment unanimement apprécié par un public aux anges !