Voilà voilà !! avec quelques jours de retard mes impressions sur la «James Brown’s night » qui a eu lieu vendredi dernier au Cabaret Aléatoire … Malgré une bonne heure de retard sur l’horaire indiqué et une légère attente dans le froid (et oui trouver un nom sur une liste est décidément quelque chose de plus complexe qu’il n’y paraît !!) nous arrivons pile poil pour le 1er morceau du Hot 8 Brass Brand.
Sur scène c’est assez impressionnant ! on se retrouve avec huit bons gros black américains, tous très imposants et fraîchement débarqués de la Nouvelle Orléans. Sur la première ligne au plus près du public, deux trombonistes encadrent deux trompettistes et un saxophoniste. À l’arrière, on aperçoit un tuba, une caisse claire et une grosse-caisse.
Dès les premiers morceaux, on sent bien qu’on va en prendre plein les oreilles et obtenir ce qu’on est venu chercher : l’énergie communicative d’un bon concert soul - funk !! D’autant plus que cette fanfare est dotée d’excellents musiciens qui intègrent à merveille le son hip hop dans leurs compositions, créant ainsi des titres ô combien sympathiques et originaux comme l’excellente cover du What’s My Name de Snoop Doggy Dogg : Rock With The Hot
Un set très riche, donc, où se mêlent tradition de la Nouvelle Orléans, reprise éclairée (comme celle du célèbre Sexual Healing de Marvin Gay, une pure merveille !!!) et compositions originales. À mesure que les titres s’enchaînent l’ambiance chauffe, la puissance monte … MAIS (et c’est bien là la source de toute ma déception …) sans jamais, à mon humble avis, réellement éclater.
Certes la maîtrise des cuivres est là, certes chacun y va de son excellent chorus … sauf que tous se croisent et donnent l’impression de ne jamais bien se retrouver. Peut-être cela vient-il de moi ?!? car le public, lui, est bel et bien là, ultra motivé, prêt à remuer ses hanches « all night long » … À l’exception bien évidemment de ceux qui font de trop nombreux allers-retours à l’extérieur pour fumer des clopes !! Bref de mon côté je me laisse envahir par cette sensation que ce n’est pas en place, comme un sorte de dissonance. Je finis donc par repartir assez déçue juste après le début du set de DJ Rebel.