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|  | R.E.M., Tricky, Dirty Pretty Things, Hot Chip, Narrow Terence, The New Puritans, Plain White T'S, Kaiser Chiefs, Apocalyptica (Rock en Seine 2008) - 28 août 2008 - Domaine de Saint-Cloud, Paris 
Grâce au show impeccable des vétérans de REM, la journée du 27 août restera en tête comme un excellent moment pour les festivaliers réunis au Domaine de Saint-Cloud à l'initiative de Rock en Seine...
La bande à Michael Stipe, remontée à bloc (comme à Vienne en 2003), a en effet très vite fait oublier la prestation dramatiquement triviale .../...
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Grâce au show impeccable des vétérans de REM, la journée du 27 août restera en tête comme un excellent moment pour les festivaliers réunis au Domaine de Saint-Cloud à l'initiative de Rock en Seine...
La bande à Michael Stipe, remontée à bloc (comme à Vienne en 2003), a en effet très vite fait oublier la prestation dramatiquement triviale et lourdingue des Kaiser Chiefs, qui étaient programmés juste avant sur la grande scène. Hurler à qui mieux mieux et haranguer la foule permet parfois de passer en force auprès du public, mais proposer de bonnes chansons semble une bien meilleure solution... C'est celle qu'a choisi le groupe d'Athens : présenter un show best d'1h20 (un peu trop court !) composés des titres intemporels ayant jalonné son irréprochable carrière et l'agrémenter avec des titres récents (majoritairement en dessous du niveau des autres).

R.E.M.
Malgré une ou deux - légères - baisses de régime artistique, les bons moments se succèdent donc. Commencé avec le puissant et fédérateur Bad day, le concert permettra au public d'apprécier des versions tour à tour musclées ou touchantes de Drive, What's the frequency Kenneth, Ignoreland, Electrolite, Fall on me, The One I Love, Let me in, Imitation of life, sans oublier le mythique It's the end of the world. Très en forme et ravi de jouer devant une foule aussi enthousiaste, REM gratifiera le festival Rock en Seine d'un rappel d'anthologie avec Supernatural Superserious, Losing my religion et Man on the moon.

Dirty Pretty Things
Une conclusion idéale pour une journée à la programmation très disparate avec de belles découvertes (les très doués français de Narrow Terence, les postulants plutôt crédibles au titre de nouveaux Franz Ferdinand, These New Puritans), de lamentables efforts pour séduire le grand public (les regrettables Plain White T's et leur tube désespérant alignant cliché sur cliché , les ridicules métalleux d'Apocalyptica) et la confirmation du talent des Dirty Pretty Things et de Tricky.

Tricky
Dans deux styles radicalement différents - le rock débraillé mâtiné de pop accrocheuse pour les premiers et le trip hop aussi enfumé qu'envoutant pour le deuxième -, ces deux artistes ont fait tout à la fois preuve de nonchalance, d'énergie et de talent pour emporter leur auditoire dans leurs univers respectifs.

Hot Chip
Un talent que possède également l'ultra dansant groupe Hot Chip : ses tubes entre électro remuante, funk débridé et rock synthétique sautillant sont de nature à faire bouger n'importe quelle foule. Seul regret : le manque de charisme du groupe, il est vrai programmé à un horaire inadapté (17h).
Au final, et malgré quelques choix douteux, cette journée passée au domaine de Saint-Cloud avait de quoi réjouir le public ; elle proposait largement de quoi patienter jusqu'au lendemain (avec une programmation prometteuse, malheureusement décapitée par l'annulation de dernière minute d'Amy Winehouse).
Sites internet : www.rockenseine.com, www.myspace.com/rockenseine.
A lire également, les chroniques de la journée du 29 août 2008 (The Raconteurs, The Jon Spencer Blues Explosion, Louis XIV, Jamie Lidell, Justice, Fortune, The Roots, Kate Nash et de l'édition 2007 du festival Rock en Seine : Arcade Fire + The Hives + The Shins + Dinosaur Jr + Hey Hey My My + Rodeo Massacre + Dizzee Rascal + M. I. A. + Rock & Roll, Kings of Leon + Bat For Lashes + Björk + Devotchka + Bromheads Jacket + Mark Ronson + Housse de Racket, The Jesus And Mary Chain + Cold War Kids + Jarvis Cocker + CSS + The Fratellis + Hellogoodbye.
Photos : Ros Miller (R.E.M., Hot Chip), Nicolas Joubard (Dirty Pretty Things, Tricky) Réagir à cette critique |
|  | Lcd Soundsystem + Rinocerose + Hot Chip - 24 Juillet 2005 - Site du Pont du Gard  Alors que Marseille redevient ville morte jusqu'à fin Septembre * ... les jeunesses d'Avignon et Montpellier avaient rendez-vous sur la plage du très beau site du Pont Du Gard pour un concert gratuit (eh oui) pour une triple affiche réunissant des groupes de musique plus ou moins électronique.
Au départ un peu chiche et dispersée, la foule fut .../...
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Alors que Marseille redevient ville morte jusqu’à fin Septembre * ... les jeunesses d’Avignon et Montpellier avaient rendez-vous sur la plage du très beau site du Pont Du Gard pour un concert gratuit (eh oui) pour une triple affiche réunissant des groupes de musique plus ou moins électronique.
Au départ un peu chiche et dispersée, la foule fut au rendez vous alors que les Hot Chip commençaient leur set.
Ils sont quatre sur scène, à bidouiller sur leurs machines (synthés, samplers) tous placés au même niveau, même le guitariste.
Une découverte pour moi qui ne connaissait que leur single « Playboy » (où il est question de rouler en Peugeot sur fond de Yo La Tengo), qu’ils n’ont pas joué ce soir.
Leur musique est un étrange hybride de funk raide et d’électro pop saccadée, c’est parfois dansant, souvent déroutant, notamment pour les allergiques au vocodeur qui devaient faire avec les voix trafiquées des chanteurs, dont l’un portait des lunettes d’un goût douteux.
Mais dans l’ensemble, le public a plutôt adhéré à cet agréable mélange entre expérimentations et mélodies, un brin mélancoliques, ça m’a un peu rappelé les tout aussi méconnus Junior Boys et autres Super_Collider.
A découvrir sur disque (l’album « Coming on strong » chez Kitsuné) parce qu’à mon avis on est pas prêts de les revoir dans la région.
Un dj nous fait patienter avec des vinyles d’origine, craquement compris, bizarrement joués au ralenti (le pitch marchait pas ou quoi ?), dommage pour sa sélection qui alignait des bijoux de Tom Tom Club, Saint Etienne, Specials, Kinks et autres Nancy Sinatra.
On s’attend ensuite à voir débouler James Murphy et sa bande, or pas du tout, ce sont les pas prévus au programme Rinocérose dont on reconnaît la bassiste longiligne qui investissent la scène, au grand agacement de certains.
Il faut dire que ces Montpelliérains n’ont jamais fait dans la dentelle, et que leur prochain album « Schizophonic » dont pas mal de titres composaient ce concert, est un peu celui de tous les excès.
La réaction de l’assistance est néanmoins très festive, car ce gros son qui mélange beats house bien putassiers et riffs de guitares glam voir hard rock est extrêmement efficace.
Et contrairement à leurs précédentes prestations purement instrumentales ou samplées, des chanteurs sont invités : Mark Gardener bien loin du sérieux de son ancien groupe shoegazing Ride pour un « My demons » très funky, un inénarrable Jessy (avec une voix suraiguë et une coupe afro à faire pâlir de jalousie la chanteuse des Bellrays) pour le tubesque « Bitch », et un certain Florian qui chante plusieurs morceaux et les accompagne à la guitare du début à la fin.
Ca danse, ça pogote, ça rigole, bref la blague a fonctionné du tonnerre, même si on était encore plus impatients de voir la tête d’affiche pour lesquels on a fait le voyage.
Le dj revient et nous met dans l’ambiance avec le punk funk de !!!, le rock furibard de Le Tigre ou l’acid house des Chicken Lips, à vitesse normale cette fois.

Voilà enfin les excellents Lcd Soundsystem dont les singles déjà cultes rythment bon nombre de soirées depuis 3 ans et m’avaient très impressionné aux Eurockéennes de 2003.
Un album un poil décevant (mais génial quand même) est sorti depuis, et pas mal de médias suiveurs ont pris le train en marche, ce qui nous vaut de les retrouver ce soir après une tournée marathon.
Très, très bonne prestation des New Yorkais, extatique même.
Les tubes sont là, du tribal « Beat Connection » inaugural à l’ironique « Losing my edge » (très grande chanson, on ne le répètera jamais assez), du NewOrderien « Tribulations à l’insensé « Yeah » (apparemment le morceau le plus connu dans les premiers rangs), ils nous régalent.
Même les morceaux plus anecdotiques (car bêtement rock) comme « Give it up » ou « Movement » sont de purs moments de défouloir, un exemple à suivre pour les punks d’aujourd’hui et de demain.
L’anti star bedonnante, (par ailleurs producteur émérite du label DFA) a, depuis le choc de Belfort évoqué plus haut, pris beaucoup d’assurance, toujours habité par sa musique alors qu’il hurle plus qu’il ne chante, et y met du sien à la batterie pour créer toujours plus de groove, faire toujours plus de bruit.
Les autres membres ont l’air plus concentrés et y sont pour beaucoup dans la réussite de cette étonnante mixture rétro futuriste, qui nous aura achevé de bien belle et sauvage façon.
Bref à l’image de leur discographie encore récente Lcd Soundsystem nous a livré un sans faute et mérite amplement le buzz dont il fait objet de ci de là. S’ils jouent près de chez vous ne passez pas à coté, quitte à s’armer de patience, le plaisir en vaut vraiment la chandelle.
Photo Carole prise lors du concert des Voix du Gaou
* ndP : et les Nuits Caroline, le Festival de jazz des Cinq Continents, le Festival MIMI, l'Intermediaire, le Poulpason, le Balthazar et quelques autres qui font de la resistance ? Réagir à cette critique |
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