Je n’ai vu que trois groupes ce soir-là : à commencer par HUGUES AUFRAY dans l’après-midi qui n’a rien perdu de sa pêche malgré ses cheveux blancs. On a droit en triplette d’entrée trois très vieux morceaux : LE PETIT ÂNE GRIS (mouais bof ….. ça rappelle la colo), AUX PREMIERES JONQUILLES et DES QUE LE PRINTEMPS REVIENT. Si ces chansons ont sacrément vieillis, on peut dire qu’elles passent bien en live (mal malgré le son trop bas) vu que tout le monde les connaît. Hommage à Adamo qui n’a pas pu venir et deux chansons plus récentes sont annoncées : AU CŒUR DE MON PAYS (je connais pas le vrai nom) et LES 4 MARINS dédiée aux sauveteurs en mer. Hugues tchatche un peu trop entre les morceaux ; il se met à nous parler de Bob Dylan qu’il aurait revu récemment et qui d’après lui n’a rien perdu de sa force et mérite d’être vu en live (quoique à 80 euros la place …. on ne se prive de rien pour un grand contestataire). Mr TAMBOURINE MAN (en français) et BLOWIN’ IN THE WIND (VO) passent bien même si tout ça fait sacrément vieux jeu.
« Le meilleur concert de ma vie fut un show contre le racisme en présence de Martin Luther King » : LES CRAYONS DE COULEUR déçoivent car en acoustique, il est dur de bien rendre la pêche qu’il y a en album. Même chose pour L’EPERVIER où on s’emmerde un peu d’autant plus que la vedette n’a plus la voix de sa jeunesse (et les excités derrière qui n’arrêtent pas de réclamer Santiano commencent à saouler). CELINE, qui suit nous rappelle toutefois la nostalgie d’un passé de jolies chanson et STEWBALL le meilleure chanson composée clôture le set pile à l’heure où ça doit se terminer.
Mais la foule qui a bien chialé durant tout le morceau n’est pas satisfaite car un important morceau a été omise. Malgré les horaires strictes, le retour sur scène est inévitable et c’est donc avec un humour discutable (« je ne connais pas trop les paroles) que SANTIANO est envoyée. Comme d’autres ça manque de pêche musicalement mais l’ambiance reste un des moments forts du festival. Voilà donc pour Hugues Aufray qu’il était fort agréable de voir.
Pour I AM, la présence de quelques racailles gâchait un peu le plaisir festif : mais que foutait un tel groupe sur un festival comme ça ???? (quoi que si il fallait choisir un groupe de hip-hop, il valait mieux ça que une connerie comme NTM). Un grand décor assez moche a été installé. Bon j’avoue que j’aime vraiment pas le rap mais j’ai vu des groupes qui assuraient sur scène et foutaient le bocson comme il fallait, mais alors eux !!!! On faisait pas la différence entre les chansons tellement cette merde était variée et les mecs avaient l’air de s’emmerder (bien défoncés au passage).
(...) Bref un beau moment d’Anti-musique que les promoteurs auraient mieux fait de laisser chez eux au lieu de saboter leur festival.
MUSE était très attendu si l’on en juge par le nombre de personnes arborant sweat et T-shirt. Les hurlement clament dans tout le champ dès que Matthew et sa bande mettent le pied sur scène (faut dire que ce mec est trop beau, même sans gel dans les cheveux). « Bonsoir Carhaix » et ça part sur HYSTERIA, le son est parfait, l’ambiance est au top, tout le monde se déchaîne. Chris grimpe sur un backdrop (il y restera d’ailleurs presque tout le show) pendaént que Mat entame l’intro de NEW BORN, nous révélant ainsi ses grandes qualités de musicien en plus de sa voix sublime. Le single SING FOR ABSOLUTION déclenche lui aussi une vague d’hystérie dans les rangs. Puis le concert se calme un peu avec des morceaux moins récents ou Matthex jour pas mal de son piano surélevé. Ca repart ensuite avec une poignée de hit et titres forts tel que MUSCLE MUSEUM et BLACKOUT. Les trois morceaux précédant le rappel seront les plus forts de la soirée : RUNNING OUT (bonjour les pogos), BLISS (intro à la guitare)et PLUG IN BABY.
Le rappel s’effectue dans les règles avec APOCALYPSE PLEASE précédée de son intro à la batterie : Matthew nous annonce la fin du monde avec une musique de piano qui glace le sang. Le final sur STOCKHOLM SYNDROME durera pas loin de 10 minutes sur un déluge d’ambiances électriques et de sols à n’en plus finir. « Merci Carhaix ! » et ça se termine sous les cris et applaudissements d’une foule satisfaite et conquise. La fête se poursuivra toute la nuit pour célébrer la fin de ce festival à ne vraiment pas manquer.