Garage rock, avec une voix féminine entre sensualité glamour, violence à fleur de peau et innocence perdue, soutenue par les riffs minimalistes et énervés des deux guitare sous tension permanente.
Ich Bin Dead + This is Pop - 7 Mars 2008 - Machine à Coudre - Marseille "We play, you come", ok m'zelle ! Même si la motivation n'est pas palpable, l'envie de découvrir les excellents This is Pop sur scène suffit à me traîner jusqu'à la Machine en cette frileuse fin de .../...
« We play, you come », ok m’zelle ! Même si la motivation n’est pas palpable, l’envie de découvrir les excellents This is Pop sur scène suffit à me traîner jusqu’à la Machine en cette frileuse fin de semaine. C’est une belle affiche « girls power » qui s’offre à nous ce soir, même si les féministes pourraient très bien arguer qu’en cas d’affiches 100% testostérone on ne parle pas de « men power ». Aussi dans un souci de discrimination on devrait songer à le faire… Bref.
Arrivé sur les coups de 22h30, la salle est agréablement bien remplie même si le concert ne débutera qu’à 23h. Alors je sais. Marseille tout ça. Mais bon, pourquoi s’obstiner à marquer 21h ? Pour faire venir les gens avant. Mouais. Visiblement ça ne marche plus que pour les trois ou quatre qui viennent pour la première fois (aller ajoutons une ou deux autres personnes qui dans le doute reviennent tôt une deuxième fois). Alors pourquoi ne pas annoncer 22h ou 22h30, voire même 23h pétante ? Qu’on annonce la couleur ! Les gens n’oseront tout de même se pointer à 1h ? Bon j’avoue que 23h ça a un côté un peu dissuasif…
Quoi qu’il en soit, il y a quelques temps en réécoutant le 45T d’Ich Bin Dead je me faisais la réflexion que ce serait une excellente idée de sortir un Split 45T réunissant This is Pop et Ich Bin Dead. Les deux groupes sont proches sans pour autant se ressembler et leurs chanteuses ont un peu le même grain de voix. En attendant ce split imaginaire se concrétise sur scène. Sortez les portables hi-tech on fait un bootleg !
Ich Bin Dead attaque son set avec assurance. Leur garage rock monte en puissance au fil des concerts et se décomplexe totalement. Chant en anglais, allemand, français et même espagnol, riffs garage, surf ou rock’n roll, présence marquée, audace du tout guitare, … Les morceaux sont des petites histoires qu’on écoute fasciné, porté par leurs paroles enivrantes ou leurs rythmiques jubilatoires. Les Happiness Pills, Hôtesse de l’air, Contes de fées modernes, Chuchumita et co donnent déjà l’impression d’être des classiques et Ich Bin Dead pose sa griffe avec originalité.
This is Pop débarque à Marseille avec comme bagage un concert plus confidentiel à l’Intermédiaire il y a quelques mois et un Maxi fantastique. Dans une formation a priori casse gueule (chant, guitare, claviers) dont ils tirent un sacré rendement, This is Pop ne font pas de la pop. Plutôt de l’électro rock, ou du Synthé Punk dirons certains. Synthé punk puisqu’il y a des synthés et du punk ? Alors pourquoi pas Guitare Punk hein ? Bref. L’étiquette facile : électro pas totalement punk donc rock (plus générique). La référence facile : des Yeah Yeah Yeahs punk.
Passé les présentations, This is Pop attaque et balance des pépites X (mettez l’étiquette que vous voulez) hypnotiques. La chanteuse est électrique, grain de voix époustouflant et énergie débordante en prime. Un peu comme des Epoxies énervés et rock’n roll, les parisiens enchainent morceaux véloces (We play / You come, BPM, X-Berg, …) et rythmes plus posés (Ashes, Is this movement ?, …). Dans tout les cas l’assistance remue frénétiquement aux rythmes balancés par les synthés. N’ayant pas peur de défoncer toutes les barrières, au milieu du set le guitariste s’empare du micro pour un morceau flirtant vers l’électro hip hop. C’est une évidence, This is Pop est une hystérie électronique jubilatoire et fichtrement rock’n roll qui sort avec bonheur des standards du genre.
Le concert se termine sur un rappel mené tambour battant qui clos une bien bonne soirée. Deux groupes complémentaires, qui bien que diamétralement opposés partagent de nombreux point commun, comme cette fraîcheur salvatrice. Et pour finir, les concerts à 6€ ça perturbe psychologiquement et ça sucre le Picon de mes deux demi budgétaires. Alors zut !
Lo + Ich bin Dead - 15 octobre 2007 - Le Balthazar, Marseille
En entrant dans un Balthazar un peu grand ce soir (comme tout le quartier qui paraît assez vide - préparation rugbystique peut-être ?), on se dit tout de suite qu'il y a vraiment beaucoup de membres .../...
En entrant dans un Balthazar un peu grand ce soir (comme tout le quartier qui paraît assez vide - préparation rugbystique peut-être ?), on se dit tout de suite qu'il y a vraiment beaucoup de membres de Lo ! La mêche est vendu assez vite : Wok n'existe plus depuis tout récemment, ce seront donc nos estimées pistoleros du rock exigeant qui les remplaceront au pied levé. A l'écoute, le groupe disparu ressemblait à de la bonne imitation de PJ Harvey, mais à de l'imitation quand même, on a donc pas forcément perdu au change, puisqu'on venait aussi revoir avec plaisir les Ich bin Dead.
Trois semaines à peine qu'on a vu Lo dans un set de comeback surexcité à la Machine à Coudre avec les bad boys azuréens Eon Megahertz, tandis qu'on avait pas re-checké les performances d'Ich bin Dead depuis une pétaradante première partie des très convaincantes Plasticines ...
Bref Lo qui affiche avant concert un certain manque d'enthousiasme, commence tout de même sur les chapeaux de roue, pompant discrètement un riff d'Iggy Pop au passage, et affichant assez vite les toujours efficaces tubes Girl et 50 Matches, pour notre grand plaisir, ainsi que beaucoup de chouettes nouveautés de leur très attendu 2e LP. Le son est réglé assez haut et fort, et les amplis derrière le guitariste Yann trembleront de façon un peu inquiétante pendant tout le concert.
Passage plus casse-gueule, pour eux comme pour nous, leur fameuse balade contractuelle (On every Home). La composition est bonne, plutôt couillue, et leur est chère, mais il est vrai qu'avec un public clairsemé c'est un peu risqué. Quoi qu'il en soit Lo reprend la main pour un final motivé (Isa finit branchée sur du 220 volts, comme toujours agité de tremblements épileptiques), à base d'inédits efficaces (Nobody Home, Kingdom Comes) et avec un finish sur Black Kites qui reste à ce jour leur climax et le nôtre ! Concert plaisant et en place donc, surtout pour un remplacement, sans pains particuliers malgré une partie du matos empruntée au groupe suivant, mais difficile de les en convaincre tant ils ont décidé que c'était pas vraiment leur soir...
Setlist de Lo:
Op 8
Zero
Drugs & Coffee
Girl
50 Matches
On Every Home
Hollywood
Machine Girl
Nobody Home
Kingdom Comes
Black Kites
Un peu inquiet lui aussi ce soir, le guitariste Rudy rappelle que la qualité générale d'un concert d'Ich bin Dead dépend fortement de l'état de Mat le batteur. Or celui-ci paraît assez chaud ce soir (quoique pour une fois, on comprend encore bien ce qu'il dit !), mais il tiendra heureusement ses fûts avec la rigueur et la rugosité habituelle. Pendant ce temps Pascal vient frimer devant la scène, la grande Axelle s'empare du micro avec sa gouaille gueularde habituelle et le groupe enchaîne les chansons de son efficace démo : Pussynetta is allright, Happiness pills etc.
My fiction part tranquille pour finir très énervée - le public s'échauffe un peu, et plus encore sur deux chansons en français (rappelons que ce groupe est le seul en local à avoir les c... d'en faire) : la rigolote Hôtesse de l'Air (Vive la Fête n'est pas loin, rendz-vous la semaine prochaine !) et la très excitante et disco-punk Conte de Fées ! Pendant ce temps les deux crypto-bassistes frustrés se répartissent équitablement et avec un plaisir non feint, les munitions de riffs de guitare sauvages et beaux, comme sur la stoogienne The Way I Feel.
On note que les Lo commencent à s'échapper, tels des rats quittant un navire qui tient pourtant bon la barre - si la salle est à moitié remplie et aux 2/3 enthousiastes, c'est aussi grâce à eux - tandis qu'Axelle défend avec brio sa Chuchumita et un excellent titre en allemand décérébrant, Warum Nicht (on a seulement compris "Ich heisse Sophie Marceau" et deux trois autres noms de stars). Le set se finit avec Pascal à genoux sur un Warsaw toujours mystérieux (n'évoquant a priori ni Bowie, ni Joy Division) mais très enthousiasmant.
Fait incroyable, le groupe revient même pour un rappel où il rejouera, sauf erreur, Hôtesse de l'Air et Chuchumita avec la même verve (à noter un bémol : on n'a pas vu les genoux de Rock'n'Rud se toucher...). Bref on ne sait pas trop ce qu'ils foutent en studio, mais si un jour Ich bin Dead se décide à sortir un disque, on l'achètera volontiers, d'autant qu'ils ont notablement progressé depuis leur démo !
Bref on se quitte donc contents, après deux très bons concerts, en ayant trouvé comme seule explication satisfaisant à l'absence du public rock de Marseille : soit la concurrence du très space Jad Wio au Poste, soit une passionnante émission de Thalassa sur le trafic de conteneurs dans le Canal de Panama. Le mystère reste intact.
Setlist de Ich bin Dead :
Borderline
Pussynetta is Allright
Happiness Pills
My Fiction
Hôtesse de l'Air
Degage
Conte de Fées
The Way I Feel
Chuchumita
Warum Nicht
Warsaw
Ich Bin Dead + Fake Fang - 4 Octobre 2007 - Machine à Coudre - Marseille Soirée organisée par les actives Girls in the garage qui arrivent à concilier attitude punk avec musique électro rock, un gage de qualité.
Ich Bin Dead fait partie des groupes que l'on suit depuis .../...
Soirée organisée par les actives Girls in the garage qui arrivent à concilier attitude punk avec musique électro rock, un gage de qualité. Ich Bin Dead fait partie des groupes que l'on suit depuis leur premier concert il y a 18 mois dans ces mêmes murs. D'entrée on avait accroché à ce son New York 70's, ce chant entre violence et sensualité. Et depuis le groupe n'a fait que se bonifié, notamment Axelle la chanteuse qui a pris une sacrée assurance sur scène, se détachant de l'incontournable modèle PJHarveyesque, pour cultiver son propre style de Vamp rock'n'roll. Et sacré courage de chanter de plus en plus de titres en français quant on connait l'intégrisme du public garage. Et c'est d'ailleurs sur le nouveau Hôtesse de l'air que le set commence avec assez drôle J'aurais aimé être philosophe pour discuter à Apostrophe du bonheur et de la frustration. Pas mal de nouveaux titres en français mais aussi les désormais classique, dont mon préféré I live in a fiction, qui en plus d'être musicalement imparable avec un début nonchalant et des accélérations bien viscérales et son But tonight actually , Look like Nancy, I'm born to loose, In Marseille city, un Pussynetta qui décoffre sévère, un Happyness pills des plus groovy et sa cavalcade finale à la 6 cordes... Bref vous l'aurez compris on est accro !
Les Fake Fang de Glasgow c'est Motormark avec un batteur si j'ai tout bien suivi, une formation moins électro et plus punkoïde. On retrouve donc la même énergie sur scène, un côté ultra-dansant fait de rythmiques punk rencontrant un disco débridé, tout ça sous influence 80's, notamment pour le look de la chanteuse. Guitare saturé, braillement hystérique du gratteux et de la chanteuse, beat mécanique du batteur tout est fait pour enclencher une fiévreuse envie de se trémousser. J'accrocherais encore plus aux morceaux où le gratteux délaisse sa 6 cordes pour une basse bien saturée et des rythmes plombés. Musique bien brute, ultra régressive. Malheureusement j'étais trop crevé pour dans comme un petit fou et me barre avant la fin, histoire d'avoir la force de rentrer.
Félicitations aux Girls In The Garage pour cette rencontre entre deux groupes assez différents mais au final une bien agréable soirée. Réagir à cette critique
Petit dilemme ce soir, pour choisir entre un concert de rock, qu'on espère relevé (Ich bin Dead & Plastiscines) et un concert de punk-rock, qu'on espère dépouillé (Vaginal Liquid - palme d'or du nom le plus abject - & Hatepinks). Mais grâce à la légendaire ponctualité de la Machine à Coud', on peut raisonnablement espérer voir un peu des deux, surtout si le Poste y met de la bonne volonté.
Rendez-vous donc au Poste à Galène (curieusement plein mais pas bondé) pour répondre à trois questions très importantes (pour un chroniqueur rock du moins) :
- Ich bin Dead est-il encore monté en puissance depuis notre précédent et prometteur concert avec eux, quand on avait (naïvement) cru se débarrasser des Ratakans ?
- Plus important encore : les Plastiscines étaient-elles à 100 % de leurs capacités quand elles ont enregistré leur bien nommé L.P. 1 dont une petite moitié des chansons nous a plu, peuvent-elles faire aussi bien - ou même, soyons fous, mieux - en live, ou vont-elles faire "pshitt" ?
- Et du coup la question subsidiaire, peut-on encore faire confiance à Rock'n'Folk qui les a pétées en couv', ce qui par ricochet nous amène à nous demander si vraiment Philippe Manoeuvre is a piece of shit comme ils le prétendent, ou si les ne seraient pas plutôt un peu Sick in the Head, les Hatepinks ?
Acte I / Ich bin Dead : du rock pour swinguer névrotiquement !
Avec une classe devenue innée, le gang de flingueurs polygroupiques bien connus déboule au compte-goutte : Rudy, guitare n° 1 et son pantalon affuté (mon dieu, jusqu'où ira-t-il, il porte des Santiags !) attaque en premier, puis Pascal, guitare n° 2 et son petit chapeau claque, Mat le batteur névrotique et sa chemise noire brillante le rejoignent. Et enfin la pièce maîtresse, Axelle la chanteuse, un bloc de sensualité revêche aux gambettes si longues qu'elles sont déjà dépliées devant le micro avant même qu'elle ne soit sortie du backstage.
Le groupe commence avec The Way I Feel, rythmiquement calme, mais avec un son lourdement garage et une voix énervée, ce qui se confirmera avec un deuxième titre déjà plus saignant, Pussynetta is allright. Il faut dire que la section rythmique sugarmatesque s'applique à tabasser ses fûts avec une belle énergie, sans fioritures inutiles, tandis que le jeu à deux guitares est une bonne idée, qui donne au groupe un son pop/garage et une belle énergie riff/solo (qui permet à Rock'n'Rud de faire valoir des talents un peu occultés dans d'autres groupes de jeunes poseurs où il n'est que bassiste - idem pour Pachuco d'ailleurs - ben merde tiens, je crois que je viens de découvrir fortuitement la raison de la création d'Ich Bin Dead...).
L'énergie de la voix, sensuelle et agressive tout à la fois, rappelle tour à tour celle de la Courtney Love des débuts (les cheveux y sont sans doute pour quelque chose), celle de ce groupe de gonzesses qui monte et au nom ô combien classieux ('You Say Party, We Say Die', à découvrir), et parfois même celle de Polly Jean Harvey, la créature la plus sexy que le rock'n'roll ait enfanté.
Je ne ferai croire à personne que je connais vraiment les titres mais un accès visuel à la playlist me permet de flamber quand même : le groupe vient se frotter au public dans cette lumière rouge (qui les caractérise) sur What do You want Me, la créature et ses sbires mettent le feu aux poudres sur Dégage (un peu Plastiscine style, tiens, non ?) et plus encore sur Conte de Fées, morceau disco-punk carrément enthousiasmant. Et puis, oser chanter du rock en français, c'est l'un des seuls groupes locaux à s'y frotter, alors respect.
Autre morceau tubesque en puissance, l'explosive Happiness Pills où les genoux de Rudy commencent à se toucher, signe chez lui d'un plaisir intense, qui se poursuit sur Borderline, version alternative yéyé-punk à celle de Katerine. Le groupe quitte une salle déjà bien chauffée sur un Warsaw raisonnablement violent, plutôt que de déclencher des échaufourrées. Réponse à la question n° 1 : Oui, Ich bin Dead est encore monté en puissance, en se construisant une identité propre, et il semble même qu'ils en ont encore sous la pédale. Total classe - peu importe la suite, la soirée n'est déjà plus vraiment ratable !
Photos Ich Bin Dead par Céline
Acte II / Plastiscines : du punk-pop acidulé et frais !
Le disque des Ramones étant manifestement coincé dans la machine, on continue à l'écouter pendant une (longue) mise en place par un roadie méthodique, sauf de la batterie installée par sa pratiquante - c'est plutôt bon signe. Mais attention, roulement de tambour, l'heure est grave : il va falloir juger sur pièces, sans le filtre dithyrambique habituel de journalistes parisiens en plein revival des 60's (et de leurs vingt ans), de ce qu'on nous a vendu comme étant un possible renouveau de la scène française. Autrement dit, rédiger le premier décryptage clinique d'un phénomène qui, vu de p------e, parait en partie sur-vendu. Notre réputation est en jeu, c'est décidé, ces jeunes filles de bonne famille n'auront droit à aucune pitié !
Dès leur arrivée (sans façons, c'est déjà ça de pris), les mâles massés devant la scène seront les premiers à constater, pendant une intro instrumentale convaincante (Pop In / Pop out) que oui, Katty, Louise, Marine et la petite dernière, Caroline (on ne connaîtra donc jamais Zazie qui ne leur a laissé que sa bicyclette), les Plastiscines sont plastiquement aussi ravissantes que prévu, toutes franges en avant, dans leurs habits siglés/cintrés de jeunes filles soi-disant sages. Passé ce préambule certes machiste - mais objectivement inévitable, parlons musique voulez-vous ?
Dès Alchimie, on fait une important constat qui restera vrai tout le concert : comme on l'espérait à l'écoute de leur disque, les filles développent un son bien plus rock que pop, flirtant même joyeusement avec le punk, qui multiplie le potentiel de leurs chansons, y compris les plus faibles sur disque. Et il faut bien reconnaître que Shake met d'ores et déjà le feu (en déclenchant un premier slam), ainsi que Rake : Katty et Marine assurent à la guitare des riffs basiques mais maîtrisés, la bassiste est métronomique, la batterie assurée, et en plus le son est très classe.
Certes sur certains points le groupe est encore un peu jeune scéniquement - les enchaînements seront encore à travailler (quelques hésitations cocasses, une chanson démarrée un ton trop haut par exemple) et une chanteuse qui chante parfois un peu loin du micro. Pour tout dire, sans doute, une timidité bien compréhensible ! Petits défauts pardonnables quand on voit à quel point Zazie fait de la Bicyclette, déjà marrante en disque, devient une superbe bombinette garage-pop grâce à un son opportunément plus sale... et l'on y constate que la guitariste assure parfaitement l'intérim vocal.
Même le single B52's-like un peu faible, Loser, passé au filtre du live, réussit son examen (avec un figurant mâle dansant sur scène, ça le fait d'autant plus !), No Way ne me convainc toujours pas mais par contre, l'enchaînement punk-rock Lost in Translation / Under Control est lui tout à fait jubilatoire - une marée de jeunes pogoteurs commence à brasser la salle et je me rends à l'évidence : merde à dieu, tant pis, j'ai ma réponse n° 2 et sans jeu de mots : les Plastiscines sont vraiment bonnes !
Human rights finit de rendre fous les kids tandis que même les plus blasés des poseurs, amis et membres du premier groupe tanqués au bar, sont obligés de trembler significativement du genou ou de la tête : ces gamines savent déjà bien tenir une scène, et une salle ! D'ailleurs la nouvelle chanson qu'elles tentent, en confiance (Another Night d'après la play-list), dialogue énergique entre les chanteuses, est tout à fait enthousiasmante. Une non moins dynamique Hey Mister Driver conclut le set tandis que la jeunesse se frite toujours joyeusement la couenne dans la fosse.
C'est donc du bar que je verrai le rappel, dont elles auraient pu avoir la classe de nous priver puisqu'elles ont déjà joué 45 minutes : une reprise un tout petit peu molle mais sympa d'une chanson de Nancy Sinatra/Lee Hazelwood qui leur va bien (These Boots are made for walking, bien sûr...), un deuxième Loser pour le prix d'un. Alors, conquise la critique rock locale ? Ben ouais, conquise.
Et prête à l'assumer, même : quoi qu'il en soit on ne laissera plus personne dire que ce sont de "piètres musiciennes" : l'auteur de cette phrase malheureuse, un journaliste pourtant respectable, fait d'ailleurs amende honorable dès la fin du concert en reconnaissant qu'il a passé un très bon moment.
On quitte le poste tout à fait euphoriques, tandis que les baby-dolls, pas farouches, tapent la discute avec du public dehors et même, faut bien frimer un peu quand même, signent des autographes contre leur minibus. Bonne route à vous, mesdemoiselles !
Acte III / Hatepinks : Nous sommes (encore) de la baise !
Pas tout ça mais la montre ne ment pas, à 23 h 40 à peine, va bien falloir aller encore rejoindre ce tas de bêtes suantes et fumantes, en train de s'agiter déraisonnablement dans l'infecte Machine à coudre. Et en effet on se retrouve comme on le craignait, à l'arrivée dans la salle, le T-shirt et les lunettes instantanément couvertes de sueur... des autres (beuark).
On la fera courte pour cette fois-ci, ayant déjà bien (trop) souvent chroniqué ce terrifiant et consternant groupe qu'est les Roses Haineuses. Sehr gut rock'n'Roll, braille Olivier quand on arrive enfin à le distinguer, et en effet, très bon est le roule et enroule dans la salle déjà dévastée, tandis que le bien connu pilier Laurent fait le beau dans ses plus beaux atours, torse nu avec cravate et lunettes de rigueur.
On est instantanément pris aux couilles (d'ailleurs les habitués savent que ça peut littéralement arriver avec ce groupe) par We are the Fucks, et plus encore avec l'explosive Fell in Love with a Jpeg file ou la cultissime Boy can I dance good.
Comme un signe du destin notre stylo rend l'âme, donc la play-list aussi, il en reste de mémoire : la tuerie Bored on Pills, la stupide Hey, all right, come on, let' go, reprise par tout le public, ou encore ces histoires fumeuses de parasites dans ton cul et autres cerveaux niqués à la mozarella (et niqué du cerveau, il faut l'être en effet, pour s'entourer toute la tronche de scotch fort comme l'a fait ce crétin de Mr Gasoil). Et bien évidemment, on aura droit à leur chouette reprise de Stephan Eicher (si, si) Ich möchte ein Eisbär sein...
Cependant, le groupe n'assumant pas encore totalement ce virage vers la cold-wave 80's, ni la longueur extrême de la chanson pour leurs facultés de concentration (plus de 3 minutes !), le tout sera abrégé pour se finir dans un capharnaüm invraisemblable.
La stupidissime Sniffin Glass concluant (je crois) le set, il sera facile de constater, réponse n°3, que les Hatepinks sont toujours, et pour longtemps sans doute, le groupe de punqueroque '77 le plus idiot et le plus jouissif de la planète.
Le reste (légèrement dépravatoire il faut l'avouer) de la soirée relevant de notre vie privée, on conclut cette chronique par le constat suivant : ce qui aurait pu être un foirage total s'est transformé en un mini-festival de rock comme seules les salles marseillaises peuvent en concocter : la classe pour commencer, la fraicheur pour suivre, la régression pour finir.
Que du bonheur donc. Alors pour que vive le punk-rock, quand vous aurez dessaoûlé, n'oubliez pas d'aller voter pour que cette vie décadente reste possible !
2-3 petites vidéos (qualité photo) juste pour se faire une idée : par ici
Photos Plasticines et Hatepinks (avec les beaux effets buée) Pirlouiiiit
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>> Réponse (le 24/04/2007 par punkos) On s'en fout des produit manufacturés Rock&Folk/Virgin...
Autant faire une chronique sur les dernières céréales .../...La suite
>> Réponse (le 25/04/2007 par Philippe) Comme souvent on confond encore notoriété et talent (deux choses qui peuvent - ou pas - aller de pair).
Bon puisque .../...La suite
>> Réponse (le 05/05/2007 par Alex Cyprine) Rentrez vos femmes et vos enfants les Vaginal Liquid arrivent...
Quel concert...Du grand n'importe quoi,les drogues ont .../...La suite
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>> Réponse (le 05/05/2007 par le guitariste) C'est vrai que c'était pas au point du tout, ambiance et exitation du premier concert,alcool,speed...n'on pas beaucoup .../...La suite