Chanteur phare de l'Algérie militante depuis les années 70, Idir est l'un des pionniers de la musique algérienne et fait figure de représentant de la culture kabyle. Boulversant sur scène
IDIR - 14 décembre 2007 - salle des fêtes d'Argentan N'avoir qu'un CD d'Idir, une compil : "deux rives ,un rève" c'est avoir une idée d'une musique. Allez à un concert c'est retouver la presque totalité de ce disque et bien plus encore. Tous les .../...
N'avoir qu'un CD d'Idir, une compil : "deux rives ,un rève" c'est avoir une idée d'une musique. Allez à un concert c'est retouver la presque totalité de ce disque et bien plus encore. Tous les morceaux joués sont présentés en français puis chantés dans sa langue natale de Kabylie. Et de quelle manière, poêtiquement, surhumainement, à vous prendre les tripes quand il parle de la mort, de l'amour, des êtres aimés que la vie ou la mort nous ont éloignés. A travers moments vécus, légendes ou traditions Idir vous transportent dans un voyage de bonheur, d'espoir et de paix. Une partie du public, initié aux textes, paroles et musique entonne ou reprennent en communion les paroles.
ce concert se raconte mais reste en moi et je pense aux autres spectateurs, un moment si intense qui ne peut se transmettre car émotionnellement sans explication. Si vous avez la possibilité d'assister à un concert d'Idir , courrez y ! Réagir à cette critique
Idir - 25 Octobre 2007 - Fiesta des Suds - Marseille Idir en concert à Marseille, à domicile quoi, c'est l'évènement à ne pas manquer ! Malheureusement les trombes d'eau qui tombent sur la ville nous font rater Rabih Abou Khalil vu qu'on essaie de .../...
Idir en concert à Marseille, à domicile quoi, c'est l'évènement à ne pas manquer ! Malheureusement les trombes d'eau qui tombent sur la ville nous font rater Rabih Abou Khalil vu qu'on essaie de mettre en place un Plan B pour éviter de rentrer à pied comme lors de la soirée d'ouverture...
Le concert aura lieu dans la Salle aux Sucres, la scène extérieure ne servira pas sous la pluie. La salle est pleine, ce qui nous fait quand même une "petite" soirée pour la Fiesta, c'est le risque d'un festival qui repose beaucoup sur une politique d'invitations, les marseillais se découragent vite avec la pluie. Mais on ne va pas s'en plaindre, au contraire, on va assister à un concert avec une excellent jauge et en plus avec la frange la plus motivée du public et pas des gens qui passaient par là car il y avait de la lumière et une invit'.
Parce que, avouons-le, la magie Idir tient aussi à la relation qu'il a avec son public et à Marseille la communauté kabyle vient en masse lors de ses passages. Il se permettra même à un moment un "Je vais traduire pour les 3% de gens qui ne comprennent pas le kabyle ce soir." assez amusant. Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas ce GRAND monsieur, Idir c'est, depuis 30 ans, l'icône de la chanson kabyle, porte-parole de l'Algérie. Toutes les familles kabyles, voir maghrébines, connaissent par cœur ses chansons, les gosses apprennent à danser dessus. Demander à Mouss & Hakim de Zebda ! L'avantage d'avoir grandi dans les Quartiers Nord de Marseille c'est que cette culture c'est un peu la notre, à force de l'entendre chez les voisins et lors des mariages. Idir c'est l'essence même du chanteur populaire mais sans le côté nivèlement par le bas, une qualité musicale à la hauteur et surtout des textes et un état d'esprit qui touchent.
Dès qu'il entre sur scène accompagnés de ses musiciens (percus, flûte, basse, guitare, programmation, clavier) il est acclamé. Les youyou fusent et quelques drapeaux kabyles sont de sortie. Un petit jeu va d'ailleurs durer tout le concert, reconnaitre les morceaux dès l'intro. Et bon, sa musique étant tellement ancrée dans notre culture populaire qu'il suffit la plupart du temps de quelques notes. Devant moi deux lascars à casquettes n'arrêteront pas de danser le sourire aux lèvres.
Alors oui, c'est pas du jeu. Un concert d'Idir à Marseille c'est truqué par avance. Tu sais que tu vas être bouleversé (même si ce concert n'avait pas l'intensité de celui au Festival Métissons dans le 15e, encore plus chez lui !). Tu danses, enfin on danse, on ne peut pas être autiste à un concert comme ça, sur Azwaw, Tizi Ouzou (sur l'air de San Francisco dédié à Matoub Lounes, Awah Awah, on est pris à la gorge sur A vava inouva, Ssendu...
Mais, comme ses héritiers d'Origines contrôlées ou du Ministère des Affaires Populaires, Idir s'adresse aussi aux consciences. pas en tant que donneur de leçons, non plutôt en vieux sage humaniste. Et malin avec ça, parce que sous des apparences de bons sentiments il est capable de placer un discours moins consensuel. Ainsi sur un morceau dédiées aux mères, il est capable de terminer en disant que même nos mères sont des femmes et qu'il faut les respecter avec leurs désirs, pas évident pour ces sociétés à forte tradition comme il dit. Un morceau en français que j'entendrais pour la 1ère fois s'adresse à sa fille, s'excuse de son éducation trop traditionnelle, trop étouffante et lui souhaite de s'épanouir avec tous ses désirs de fille de 20 ans et s'excuse car chez nous il y a des choses qui ne se disent pas. A côté de moi, les jeunes à casquette ont l'air grave.
Mais il n'est jamais sentencieux, la force d'Idir c'est de s'adresser à l'émotion. Etrange de voir l'état où il te met que ce soit une patate d'enfer quand tu danses ou au bord des larmes sur certains morceaux (aaah putain, Ssendu...). Tout cela avec un échange pas possible avec son public. Les morceaux sont quasi tous repris dès les premières notes et il s'amusera plusieurs fois avec le public. On se quitte sur Cteduyi partagé avec toute la salle.
Beaucoup de mots alors que c'est difficile de décrire l'intensité de ce qui se passe à un concert d'Idir. Magique encore une fois.
On quitte le Dock sur un nuage en plus de ceux qui déversent toujours des trombes d'eau sur la ville mais on s'en fout. En fond, l'air de Bella Ciao jouée par la banda locale... Réagir à cette critique
Idir - 09/03/2006 - Lille theatre Sebastobol Que dire pour vous donner envie d'aller voir la star de la musique berbere depuis plus de 30ans...Personnellement j'ai été berçée par ses chansons(a vava inouva) et j'ai appris à danser(Azwaw,Zwit .../...
Que dire pour vous donner envie d'aller voir la star de la musique berbere depuis plus de 30ans...Personnellement j'ai été berçée par ses chansons(a vava inouva) et j'ai appris à danser(Azwaw,Zwit Rwit..)depuis le temps qu'il me parlait pour la premiere fois on était ensemble dans la meme piece avec quelques 1400 personnes..
Avec dans l'assemblée une majorité de jeunes qui à mon avis comme moi ont fait sa connaissance grace à leur parents.Si on m'avait dit un jour que je danserai sur la musique de mes racines dans un theatre dans lequel j'ai du aller voir des pieces merdiques, je ne l'aurai jamais cru..
Une autre petite remarque ne vous arretez pas à la langue que vous ne comprennez pas entre ses chansons il explique de quoi elles parlent. Un homme à cote de moi l'a rencontré 1fois(par un heureux hasard) il y a 7ans et depuis il ne le manque plus!!
Si vous voulez vous defouler sur des rythmes entrainants aller vite le voir si il passe près de chez vous.. Réagir à cette critique
Idir est un des rares chanteurs à me faire chialer et cet @&! a encore récidivé...
Tout d'abord félicitations aux organisateurs/trices du festival Métissons. Une programmation de qualité pendant deux jours (la veille il y avait, entre autres, Gnawa diffusion), une volonté de rencontres et de découverte entre les cultures. Et surtout le choix du lieu, un amphithéâtre en plein 15e arrondissement, là où la Marseille métissée et ouvrière vit.
Pour une fois, un festival mettant en avant les cultures méditerranéennes (cette année focus Algérie) se déplace réellement à la rencontre de ... Et ce n'est donc pas innocent si le public était vraiment métissé, avec une forte présence de la communauté kabyle.
Le parc est bien sympa, des gamins gambadent partout, pas mal de stands que ce soient culturels, de bouffe (slurp les poivrons kabyles !!) ou militant (Amnesty International, du commerce équitable, etc...) sans compter la présence de l'excellentissime journal de critique sociale CQFD ( www.cequilfautdetruire.org/ ).
Juste avant le concert d'Idir, deux gamines de la Castellane en costume traditionnel kabyle font une petit spectacle de danse, vite rejoint par un vieux môssieur lui aussi habillé en danseur berbère. Mais déjà spontanément des gens se lève pour danser, ainsi qu'une myriade de gosses. D'entrée on se sent bien ici.
Un maghrébin d'une quarantaine d'année prend ensuite place, prétextant des problèmes techniques qui retardent Idir. Il vient nous jouer des airs du désert, accompagnées d'une espèce de basse trad'. Et on assiste en effet à quelquechose de très chouette, ressemblant à une espèce de blues. L'intermède est parfait.
Lorsque le groupe d'Idir arrive sur scène, de nombreuses personnes se lèvent et rejoignent le devant de la scène.
Pour ceux et celles qui ne connaîtrait pas Idir, il faut préciser que ce mec est un monument pour la culture kabyle, et pour beaucoup algériens. Depuis ses débuts dans les années 70, les kabyles grandissent et vivent avec Idir. Je me souviens en avoir tchatché avec les Zebda (les 100% Collègues reprennent des chansons d'Idir). Il est la preuve qu'un chanteur populaire existe sans forcement faire de la daube insipide.
Depuis A Vava inouva, son premier titre, une berceuse magnifique enregistré en 1973, il n'a enregistré que 4 albums (dont un, Identités de duo avec Gnawa Diffusion, Zebda, Manu Chao, Dan Ar Braz, Maxime Le Forestier ou l'Ecossaise Karen Matheson pour un très émouvant "A vava inouva 2", etc...).
Dès ces débuts Idir revendique une identité kabyle et ce n'est pas sans risque dans une Algérie aux mains des généraux jacobins. Il connaîtra l'exil tôt. Resté en Algérie, son ami le chanteur et poète Matoub Lounes sera assassiné pour ce même combat en 98.
Mais l'identité culturelle que défend Idir n'est pas figée. Comme il le répètera en introduction à l'une de ses chansons "Ce qui nous relie à la terre ce sont nos pieds. et ils nous servent à marcher, à rencontrer les autres cultures, à échanger, à se parler. Et c'est ce que veulent empêcher tous les fascistes et les intégristes.".
Lors d'une autre chansons sur les femmes, il dira aussi quelque choses de très touchant et courageux : "Il n'est jamais facile d'être une femme. Encore plus dans nos sociétés à forte tradition.". Idir prend souvent la parole avant de chanter, pour expliquer ce dont parle ses textes, pour remettre dans le contexte. Il fera une introduction extrêmement émouvante et poétique pour une chansons sur les disparus, notement Matoub Lounes. Idir prend aux tripes. Ce mec qui ressemble à un vieil instit', par sa simplicité, sa sincérité, son courage est tout simplement beau. C'est con mais c'est un des rares chanteurs à me faire chialer et c'est pas évident de toucher un punk anarcho-syndicaliste. Et il rayonne.
C'est putain de beau de voir tout ces gens, ces gosses, ces mères, ces jeunes, ces vieux qui dansent, chantent, pleurent. C'est ce genre de moment qui te font croire que ouais l'humanité ça peut être très chouette finalement.
Alors samedi Idir a chanté. Des chansons émouvantes (Ssendu, Vava Inouva, etc..) , des morceaux dansant (Tizi Ouzou, Azwaw, etc.) où tout le monde se levait, dansait, se regardait les yeux brillants. Du pur bonheur. Y a pas de mots pour décrire ça. Merci et chapeau bas. Et il ne faudrait pas oublier son groupe. Il sait très bien s'entourer, tous les musiciens étaient excellents et on les sentait heureux d'être là et jouer.
Un petit mot aussi pour l'Ora D'Aurada, groupe varois qui passait juste avant.
Un chanteur multi-instrumentiste provençal (galoubet tambourin, accordéon, sax) accompagné d'une contrebassiste et d'une joueuse de vielle à roue, instrument envoûtant (cf. Dupain) qui nous font voyager.
Car encore une fois, et c'est bien l'esprit de ce festival, l'identité cultuelle est ouverte. Bien qu'en provençal, les chansons sont expliquées avant. Qu'il s'agisse de rêveries dans le désert ou d'un hymne à la RTT (et une très belle introduction sur la lutte des intermittents), ces morceaux étaient clairement propice à la rêverie. Une heure fort agréable passée en leur compagnie.
Encore merci et bravo aux organisatrices/teurs de ce festival !
Idir - 17 juin 2000 - Soissons ( aisne ) pour la fête de la musique J'ai passé une superbe soirée, Idir, que je ne connaissais pas, est un homme formidable, du raïl non commercial à connaitre !Environ 4000 personnes avaient répondus présents à cette soirée et la .../...
J'ai passé une superbe soirée, Idir, que je ne connaissais pas, est un homme formidable, du raïl non commercial à connaitre ! Environ 4000 personnes avaient répondus présents à cette soirée et la majorité étaient étaient des maghrébins venus pour faire la fête. Idir à créé une ambiance de sympathie, de solidarité, bref une grande amitié entre tout le monde. Idir est vraiment à ne pas louper ! Réagir à cette critique
>> Réponse (le 21/06/2007 par mourad) oui ils nous a vraiment fait honneur
et de plus il a chanté en duo avec n-syma une nouvelle petite chanteuse kabyle-rnb .../...La suite