Depuis 1967 avec The Stooges, il est l'incarnation même d'un rock reptilien, visceral, et terriblement sexuel ! De cette énergie sauvage est surement née le mouvement punk de la décénnie suivante. Et le pire c'est que c'est toujours une bête de scène !
On arrive vers 17h et Hushpuppies a déjà attaqué. Malgré un soleil de sa race, j'accroche au groupe. Un son pop rock trépidant, une pêche d'enfer sur scène, une certaine classe dans la tenue, un guitariste avec jambe dans le plâtre qui trépigne,... Un set enlevé et énervé malgré l'horaire, carrément efficace. Le chanteur achève ce set des plus classieux en slammant dans un public enthousiaste. A revoir donc au plus vite. Un gratteux tout aussi poseur et une section rythmique discrète mais diablement efficace et vous avez là la recette d'un set foutraque et jouissif qui laisse le public à ganeoux. Raaaaaaaaaaaaaah...
Comme la veille, on enchaîne sur un long tunnel apéro à l'ombre jusqu'à The Do dont on est curieux de découvrir le son sur scène (sur disque pas trop enthousiasmé par cette musique trop produite) vu le buzz que le groupe déclenche partout où ils tournent. Bon, avouons le, je me suis ennuyé sévère. Certes ils sont mimi tout plein mais j'trouve leur son fade, sans saveur, pas original. Ok je suis sévère mais c'est une réaction au matraquage qu'on s'est pris dans la gueule. Bon accueil du public par contre, comme quoi.
Tant pis, on s'met en route pour la première claque de la soirée, à savoir The Bellrays. Enthousiasmé par leur concert en 2003, j'avais été déçu par leur tournée de l'année dernière, j'ai trouvé leur dernier skeud fadasse et formaté. Mais à Angoulème ils ont remis les pendules à l'heure. Pour caricaturé, les Bellrays c'est la rencontre entre les Stooges et Tina Turner, soit une bombe garage soul emmené par une diva black à la voix, et à l'attitude, terrible.
Terriblement rock'n'roll aussi le guitariste (ex-bassiste du groupe) qui saute dans tous les sens alors que le jeunot à la basse est un sacré poseur. Totalement jouissif ce concert, avec ce côté animal et sensuel de la voix qui se marie à merveille avec les riffs agressifs de la gratte. Une petite baisse de tension en milieu de set avec des morceaux sirupeux du dernier album et c'est reparti pour un déferlement d'énergie groovy terriblement dansante.
Même pas le temps de récupérer que les Hives déboulent sur la grande scène. Et là, putain de claque jouissive ! Philippe from Live In Marseille m'avait dit que c'était une tuerie sur scène, et je confirme. Costard-cravate et énergie hystérique. Un garage pop totalement jubilatoire, un chanteur adepte de l'égo-trip qui peut rivaliser avec celui des (excellents) Fancy.
Cette boule de nerfs blondinette n'arrête pas de se jeter dans le public, de hurler "les Hives, meilleur groupe du monde", de brandir un pancarte "Longue vie pour les Hives qu'il a ramené d'un slam. Il ne cesse de haranguer la foule qu'il rend complètement dingue. Un gratteux tout aussi crâneur, une section rythmique plus discrète mais impeccable, pour un show, explosif, hystérique bordélique et jouissif qui laisse le public à genoux après avoir passé une heure à hurler et se tortiller. Raaaaaaaaaaaaah !
Désolé pour Adam green mais après ça, on se pose au bar. Avant d'enchaîner avec l'autre Godfather, Iggy Pop qui revient avec sa formation culte, les Stooges. J'étais déjà monté à Paname pour cette reformation mythiques qui m'avait réconcilié avec l'Iguane après de pénibles années 90's où il s'accompagnait d'un mauvais groupe de hard FM... Forcement Iggy fait son Iggy et ça suffit à déclencher l'enthousiasme du public. Il se tortille, hurle We are the fucking Stooges, casse des micros, fait l'amour à des amplis... Bref la légende est là et on se régale.
Même si le concert est un peu en deçà de leur excellent retour en 2004, faut dire que ça fout toujours la pêche de les retrouver. et ne boudons pas notre plaisir, même si TV Eyes a été un peu massacré, même si deux I wanna be your dogs ça fait un peu juke-box alors qu'on aurait aimé avoir Dirt, même si les nouveaux titres sont anecdotiques, on a pris notre pied.
Et pourtant rien de nostalgico-vieux cons là dedans (ou à peine), simplement 1969, I wanna be your dog, Search & Destroy sont toujours des bombes rock'n'roll crades et jouissives, le final totalement free sur Fun House était scotchant, l'hystérie déclenché par No Fun absolument jouissive. Et bon Iggy, c'est Iggy, il prend son pied et le voir s'asseoir sur un ampli en fin de concert, lessivé mais avec un sourire d'enfer, ben ça fout une banane pas possible. Bref, re Raaaaaaah Lovely !!!!
Aaargh putain, trois claques d'affiliée dans la gueule, on se (re)pose avant d'aller se finir sur Birdy Nam Nam. Je m'attendais à un truc hip-hop jazzy et je me retrouve sur un set electro. Mais carrément bien foutu avec ces 4 Djs qui arrivent à construire des morceaux couches par couches, qui s'enrichissent, se croisent sur fond de lightshow assez bloquant et dans tous les cas électrisent le public. Car c'est carrément dansant. Evidement le (vieux) rocker (grincheux) regrettera toujours les "Angoulème faites moi un putain de bruit" répétés jusqu'à l'overdose, les DJs qui ne jouent pas et sautent en l'air le bras levé, mais bon ils ont objectivement rempli leur contrat : achever le public.
Car, le doute n'est pas permis, la nous a vidée, un orgasme musical de deux jours avec des groupes que l'on crevait d'envie de voir dans des conditions au top. Rencard est pris par avance pour l'année prochaine même si on se demande comment ils vont pouvoir être à la hauteur de l'affiche 2008.
>> Réponse (le 30/07/2008 par chris) angoulême - 18 et 19/07/08 un site magnifique ; organisation parfaite
une sacré prog. surtout le samedi ; de 17h à 02h du matin on n'a pas vu .../...La suite
Des messages pas rigolos on en reçoit tous les jours, on conduit pas bien, on travaille pas assez, on coûte trop cher... L'espoir au combien passionnant résiderait dans le fait de ramer, ramer mais à la cadence hein... Sombre toile de fond , série "ambiance"...
Alors forcément quand j'ai vu la programmation de la Nef Party à Angoulème et plus particulièrement celle du 19 juillet avec les Bellrays, les Hives, les Stooges avec Iggy, j'ai du dans un premier temps frôler l'incident vasculaire.
Puis, les premiers effets se sont fait sentir... Y fallait plus me parler d'autre chose, ma tête était déjà ailleurs, autrement dit je reconnais : y'avait préméditation...
Arrivés le vendredi, on découvre un lieu très chouette dans un cadre verdoyant. Du camping(8 euros les deux jours) on accède à pied en passant sous un tunnel au festival, et là on a trouvé le graal. Une première grande scène où en face de celle ci tu peux faire de la gym à la Jean Claude Vandame : rotation de ta tête vers la droite : une vue magnifique sur la ville d'Angoulème, rotation à gauche la deuxième scène n'est pas loin un brin plus intimiste, on distingue au loin un golf et la France d'en haut. Bref un cadre au top,d es bénévoles et une orga faisant attention à préserver ce joli coin : très bien tout çà. Le vieux Angoulème mérite vraiment le détour et la découverte, cela aussi va contribuer à une bien belle fête, trois jours de rigolade, d'échanges, de rencontres. Un festival à taille humaine, un cadre super, belle programmation : pour moi c'est maintenant une référence voilà c'est dit!!
Le vendredi sera déjà l'occasion d'une bien belle soirée avec pour moi : The Kills avec cette nana se cabrant sur certains morceaux et envoyant comme des coups de sabots euh de bottes et cette ambiance si particulière, Heavy Trash (de bons gars çà !tout comme Powersolo), The Raconteurs, et Justice.
Après une journée de flanerie dans Angoulème, près pour ma soirée : allez décollage....
Les Bellrays : y'a déjà des années que je suis conquis par ce groupe, de ma Provence je m'étais fendu d'un déplacement à la Coopérative de Mai à Clermont Ferrand pour un concert au top des tops du groupe. En parlant de groupe je reconnais pas le batteur, y'a un nouveau bassiste l'ancien bassiste est à la gratte... Merde! Le guitariste que j'appréciais avait la gueule d'un type ayant beaucoup vécu je sais pas si c'est çà mais son jeu était terrible,et l'ancien batteur(qui avait déjà remplacé un premier batteur je crois) c'est simple des gars de très très haut niveau : pas là non plus ? Passé cette gamberge, moi çà le fait les BELLRAYS!tout devant ou je suis çà se lâche, le public adhère, Lisa la chanteuse a une telle présence et ce chant rock soul : la claque ! Pendant tout le set un régal,les compos sont terribles, l'énergie est là... les BELLRAYS un groupe à découvrir pour ceux étant passé à coté. CD facilement à portée,et version vinyl comme par exemple sous la forme d'un 45 tours chez TURBO RECORDS (situé à CAEN je crois, mais oui!). Bref les deux amis avec qui j'étais et qui n'avaient jamais vu le groupe sur scène seront comme le public totalement conquis. Moi aussi et pourtant je dirais que perso je trouve que les deux musicos qui sont plus là apportaient à mon sens encore plus de percussion ,d'explosivité... ! J'aimerai bien savoir ce qu'ils deviennent ces musicos car eux aussi ont apporté leurs pierres à l'édifice, à cette reconnaissance enfin décrochée. Pendant le set les photographes officient et on aperçoit Emmy Etié ce qui promet de bien chouettes photos.
Après ce premier bon moment le temps de boire un coup et sur l'autre scène les Hives nous embarque au deuxième étage de la fusée de la soirée. Suédois et balançant un rock garage sur certains morceaux : REDOUTABLE. La partie rythmique tout en efficacité et simplicité dans l'attitude(j'adore!) le public réserve là aussi au groupe un accueil vibrant. C'est bien vrai que le chanteur nous la fait de plus en plus à la Mick JAGGER, mimétisme ? volontaire ou pas ? J'en sais rien ,le groupe semble heureux d'être là et comme pour le public c'est idem cela va nous faire un moment assez intense et fort.Etant là le vendredi soir il m'a semblé que le son était un poil moins bon pour les HIVES : totalement rock (ou p'tre moi qui suis al d'ante) en tout cas programmer les BELLRAYS puis les HIVES c'est déjà du bonheur IGGY et les STOOGES ensuite ? ...les mots me manquent...
Le voilà IGGY qui arrive et çà explose de suite!un concentré d'énergie de postures et pour se lâcher y sait y faire l'animal... Avant le set rotation de la tête à gauche puis à droite,çà discute sur l'age Iggy & The Stooges, moi je vois que y'a plein de tranches d'âge, d'échanges entre les gens,p as une ambiance endormie ou béate, non : çà pétille de partout et çà fait un bien fou de voir tout çà. Quelques moments d'anthologie quand IGGY fait monter sur scène pas mal de monde du public(les veinards!) ou quand il s'en prend à un micro... Le set est pour moi en deux parties première moitié dans une composition classique (celle que je préfère),puis par la suite avec l'introduction d'un saxo.
Ce troisième étage de la fusée me sera fatal : je rate pas une seconde, une sacrée trilogie que vient de proposer le GARDEN NEF PARTY.Sans aucun doute question zique mon meilleur viron de l'année!et quand çà veut aller, tout suit : un temps et un soleil plein la figure. Une soirée qui passe à deux cent à l'heure tellement c'était bien.
Y'avait dans le programme plein d'autres groupes, dj's, j'espère que d'autres en parleront.
EN tout cas une réussite et un endroit qui aux vues de son charme de sa qualité,son coté humain et sa programmation ou je reviendrai sans hésiter.
ET voili. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 23/07/2008 par Jimmy Staline) La région marseillaise n'étant pas propice aux grands festivals de rock, j'ai dû monter vers angouleme pour satisfaire .../...La suite
Iggy and the Stooges - 15 septembre 2007 - Fete de l'humanité A 22 heures, devant plus de 50 000 personnes IGGY et ses Stooges ont sonné la charge. Comme toujours, le concert a été exellent mais court.
Les stooges ont triomphé devant un public très varié et pas .../...
A 22 heures, devant plus de 50 000 personnes IGGY et ses Stooges ont sonné la charge. Comme toujours, le concert a été exellent mais court.
Les stooges ont triomphé devant un public très varié et pas forcemment convaincu à la base.
C'est une vrai performance car les Stooges c'est du brut. Ils ne se cache pas derrière un light show ou un show à l'américaine comme les Stones et la majeure partie des groupes de stade. Ils n'ont pas besoin de çà car ils ont Iggy qui est la plus grosse bête de scène du rock .
Pour les puristes, le show était plus court qu'au palais des sports puisqu'ils n'ont fait qu'une nouvelle chanson (skull ring) et n'ont pas fait little doll et not right. Le son mettait moins en valeur la basse ce qui faisait ressortir d'avantage la guitare de Ron Asheton et leur donnait un son d'ensemble un peu plus accessible.
Bref un bon concert même s'il vaut mieux les voir dans une atmosphère plus intime.
Iggy and the stooges - 03 juillet 2007 - Palais des sports Paris Plusieurs constats sont à faire :
1 le temps n'a pas d'emprise sur Iggy Pop et les chansons des deux premiers albums des Stooges.
2 Un concert des stooges est toujours excellent.
3 Iggy est .../...
1 le temps n'a pas d'emprise sur Iggy Pop et les chansons des deux premiers albums des Stooges.
2 Un concert des stooges est toujours excellent.
3 Iggy est la plus grande bête de scène de l'histoire du rock
Fort de ces constats, le palais des sports s'est embrasé pendant près d'une heure et demie sur des versions hallucinantes de Dirt, 1970, Fun House, No Fun, real cool Time et I wanna be your dog. Les nouvelles chansons sont un ton en dessous mais paraissent bien meilleures que lors des récents passages de l'iguane à Paris, et arrivent sans problème à maintenir la pression. On assiste là à l'une des meilleures performences francaises des Stooges avec le concert de Bondoufle de 2005 et le zénith de 2006. Bref, on a pris notre claque stoogienne annuelle. On espère qu'il y en aura d'autres et que le temps ne rettrappera jamais l'iguane.
Les mauvaises langues diront que le repertoire ne varie pas beaucoup d'une tournée à l'autre. On pourra répondre que quand on a deux albums du niveau de fun house et des stooges, on aurait tort d'essayer de jouer autre chose.
D'autres diront que ce n'est pas assez long en oubliant qu'Iggy a 60 ans et qu'il joue plus longtemps que les White Stripes, les Arctic Monkeys, Babyshambles et la majorité de la génération actuelle.
Mais c'est vrai que le spectacle est si intense qu'on en redemande.
Le palais des sports n'est pas la meilleure salle pour voir Iggy car la fosse est trop petite, du coup de nombreuses personnes ont été interdite de fosse et ont dues rester assise durant le concert. la salle ou il faut voir Iggy c'est l'olympia. Espérons que ce sera le cas la prochaine fois et qu'il ne faudra pas attendre une année complète. Réagir à cette critique
Iggy and the Stooges - 23/07/2005 - Vieilles charrues, Carhaix Pitié!! Que l'on arrête de réclamer Search and destroy, Raw power ou encore pire Lust for Life, The passenger ou encore Nightclubbing quand on va voir les Stooges. Seuls les deux premiers albums des .../...
Pitié!! Que l'on arrête de réclamer Search and destroy, Raw power ou encore pire Lust for Life, The passenger ou encore Nightclubbing quand on va voir les Stooges. Seuls les deux premiers albums des stooges sont joués durant cette tournée car il s'agit de la formation originelle.
Et c'est tant mieux!!! Ce sont les stooges!!! Pas de james williamson, pas de Bowie aux commandes.Les asheton brothers mettent minables tous les petits punks boutonneux qui croient que plus on en fait mieux c'est.On parle là d'efficacité à l'état pur. Aucun riff, aucun beat depuis n'a réussi à égaler ceux des frères Asheton. Démonstration fut faite aux vieilles charrues. Bien sûr, il n'est même pas utile d'épiloguer sur Iggy et sur le jeu sobre mais puissant du remplaçant de Dave Alexander...